Découvrez le portrait de Marion Ouidir, une ancienne sage femme devenue chercheuse à l’IAB. Actuellement sur le thème de l’importance de l’environnement durant la grossesse.
1. Présentation personnelle
Je m’appelle Marion OUIDIR, ancienne sage-femme passionnée par la prévention. Mon intérêt pour ce domaine m’a naturellement conduite à suivre un master en promotion de la santé, au cours duquel j’ai découvert l’épidémiologie. Ce fut une véritable révélation, et j’ai alors décidé de me consacrer pleinement à cette discipline. Après avoir réalisé ma thèse à Grenoble, j’ai eu l’opportunité d’effectuer un post-doctorat de quatre ans au National Institutes of Health (NIH) à Washington, où j’ai approfondi l’épidémiologie génétique et environnementale.
1.2 Pourquoi avoir rejoint l’Inserm ?
J’ai choisi de rejoindre l’Inserm car ses thématiques de recherche sont en parfaite adéquation avec mes aspirations professionnelles. En outre, Grenoble, le laboratoire et l’équipe avec laquelle je travaille, offrent un cadre humain et scientifique exceptionnel, qui me permet de m’épanouir tant sur le plan personnel que professionnel. Le soutien constant de mes collègues est une véritable source de motivation.
2. Quel est ton thème de recherche
Au sein de l’Institut pour l’Avancée des Biosciences (IAB), je fais partie de l’équipe d’épidémiologie environnementale appliquée à la santé respiratoire et au développement. Mes recherches portent principalement sur les effets de l’environnement pendant la grossesse, tant sur le fœtus que sur la santé future de l’enfant. Je m’intéresse particulièrement aux maladies cardio-métaboliques que l’enfant peut développer en fonction des expositions environnementales vécues pendant la grossesse. Un autre axe majeur de mes travaux concerne la santé cardio-métabolique de la mère durant la grossesse et ses répercussions à long terme.
2.2 Pourquoi ce domaine de recherche ?
Mon parcours de sage-femme m’a naturellement poussée vers ce domaine de recherche. Depuis mes premières expériences scientifiques, comme mon stage de fin d’année de collège dans un laboratoire, j’ai toujours eu un grand intérêt pour les sciences. Ce cheminement m’a tout naturellement orientée vers cette voie de recherche.
3. Quelle est ta problématique principale
L’objectif de mes recherches est de mieux comprendre l’émergence des maladies cardio-métaboliques durant les périodes de vulnérabilité, telles que la grossesse et le développement de l’enfant.
3.2 Pourquoi cette problématique est-elle cruciale selon toi ?
Les maladies cardio-métaboliques représentent aujourd’hui une des premières causes de mortalité à l’échelle mondiale. L’augmentation inquiétante de l’obésité, notamment chez les enfants, ainsi que l’exposition accrue à des facteurs environnementaux délétères tels que la pollution de l’air et les perturbateurs endocriniens, rend cette problématique plus que jamais essentielle.
4. As-tu rencontré des défis ?
Mon plus grand défi a été de quitter ma carrière de sage-femme pour me consacrer pleinement à la recherche. Cette décision difficile a été indispensable pour pouvoir m’investir dans mes projets de recherche.
4.2 Comment les as-tu surmontés ?
Ma détermination à réussir, ainsi que le soutien précieux de ma famille et de mon équipe de recherche, ont été des facteurs déterminants pour surmonter cette transition.
5. Quelles sont tes perspectives d’avenir
Je souhaite approfondir mes travaux sur la santé des femmes, un domaine encore trop souvent négligé. Si les enfants bénéficient d’un suivi rapproché, les mères, elles, sont souvent moins surveillées, bien que leur santé soit tout aussi cruciale. Mon ambition est de mieux comprendre les premiers signes de pathologies cardiovasculaires chez les femmes et de mettre en place des actions de prévention.
5.2 Tes projets et ambitions
Je prévois de renforcer mes collaborations avec l’équipe du NIH et de soumettre des projets pour obtenir des financements ANR Jeunes Chercheurs. J’aimerais également prendre un rôle plus actif dans l’encadrement d’étudiants afin de leur transmettre mes connaissances et expériences.
6. Message final
Être chercheur, c’est bien plus qu’un métier, c’est un véritable épanouissement. Cela représente des opportunités constantes d’apprentissage, de développement et de collaboration. C’est la satisfaction de se lever chaque matin en sachant que l’on contribue à faire avancer la science, dans un environnement où l’on s’entend bien avec ses collègues et où chaque jour apporte son lot de nouvelles découvertes.