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L’Inserm félicite ses huit chercheurs primés par la FRM

Créés à l’initiative de mécènes, les prix de la Fondation pour la recherche médicale (FRM) récompensent des scientifiques ouvrant la voie aux thérapies de demain. En 2021, sur dix lauréats, la FRM a récompensé huit chercheurs impliqués dans des unités Inserm. Les dotations, allant de de 20 000 à 120 000 euros, sont destinés à soutenir les travaux de recherche.

National
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Gaël Chételat – Prix Marie-Paule Burrus : Favoriser un vieillissement cérébral normal et prévenir la maladie d’Alzheimer

Directrice de recherche Inserm, responsable d’équipe dans le laboratoire Physiopathologie et imagerie des maladies neurologiques (unité 1237 Inserm/Université de Caen Normandie), GIP Cyceron, Caen

« La maladie d’Alzheimer touche plus d’un million de personnes en France, trois millions lorsque l’on inclut les proches des malades, familles et aidants. Il est crucial d’élucider les mécanismes physiopathologiques de cette maladie pour développer des traitements efficaces, mais aussi de la prévenir ou de la retarder, notamment par un mode de vie favorable. Comprendre la maladie et évaluer les facteurs de vie et approches non-pharmacologiques favorisant un vieillissement sain sont les principaux objectifs des recherches que nous menons avec mon équipe Inserm depuis plus de vingt ans. Une équipe extraordinaire, volontaire, soudée, solidaire, confiante et efficace d’une part, et le soutien de l’Inserm et de multiples organismes de financement, associations ou fondations d’autre part, sont les clés de voûte de ces recherches, dont le Prix Marie-Paule Burrus constitue aujourd’hui une belle reconnaissance. »


Agnès Lehuen – Prix de la fondation Guillaumat-Piel 1 : Des cellules immunitaires impliquées dans le diabète et la gravité de la Covid-19 

Directrice du département Endocrinologie, métabolisme et diabète à l’Institut Cochin (unité 1016 Inserm/CNRS), Paris

« Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune induite par la destruction des cellules bêta pancréatiques productrices d’insuline par le système immunitaire. Nos travaux ont mis en évidence le rôle de cellules immunitaires particulières, les cellules MAIT, dans cette pathologie. Ces cellules sont normalement abondantes dans les muqueuses où elles interagissent avec le microbiote. Mais dans le contexte du diabète auto-immun, elles migrent dans le pancréas et participent à la destruction des cellules bêta pancréatiques. Chez les patients atteints de COVID-19 nous avons également montré que ces cellules MAIT sont recrutées dans les poumons et que leur activation et leur fonction toxique sont corrélées à la sévérité et la mortalité des patients. Développer des outils pour contrôler la fonction délétère de ces cellules pourrait donc permettre de nouvelles stratégies thérapeutiques. »


Mireille Montcouquiol – Prix Rachel Ajzen et Léon Iagolnitzer : Protéines de polarité : du développement du système nerveux aux troubles de la mémoire 

Directrice de recherche Inserm, coresponsable de l’équipe Polarité planaire et plasticité au Neurocentre Magendie (unité 1215 Inserm), Bordeaux

« Nos travaux s’inscrivent dans une recherche originale qui a pu voir le jour grâce au programme Avenir de l’Inserm. Grâce à ce dernier, à mon retour des États-Unis nous avons pu implanter une thématique nouvelle en France. Notre équipe s’intéresse aux gènes de la polarité planaire, impliqués dans la formation du système nerveux et des organes des sens. Nos recherches ont mis en évidence qu’au-delà de leur rôle classique lors du développement et de la mise en place des tissus, ces gènes participent au fonctionnement du système nerveux adulte et à son vieillissement. Ainsi, la mutation précoce des gènes de polarité pourra perturber la formation des tissus mais pourra aussi avoir des conséquences positives ou même protectrices sur la qualité de vieillissement de notre système nerveux et de ses fonctions associées. Nous nous efforçons donc de démêler les diverses fonctions de ces gènes, de l’embryon à l’animal âgé. »


Alexandre Belot – Prix Guillaumat-Piel : Du lupus aux arthrites juvéniles, des anomalies génétiques dans les rhumatismes inflammatoires de l’enfant

Professeur des universités à l’Université Claude Bernard-Lyon 1 ; pédiatre à l’hôpital Femme Mère Enfant, coordonateur du Centre de référence des rhumatismes inflammatoires et maladies auto-immunes systémiques rares de l’enfant (RAISE) et chercheur au Centre international de recherche en infectiologie (unité 1111 Inserm/Université Claude Bernard-Lyon 1/École normale supérieure de Lyon/CNRS), Lyon

« Les maladies inflammatoires peuvent survenir dès l’enfance et sont habituellement plus sévères que les formes de l’adulte. Elles sont hétérogènes et touchent parfois plusieurs organes comme c’est le cas par exemple du lupus systémique. La réponse immunitaire d’un individu dépend des caractéristiques génétiques individuelles autant que des stimulations antigéniques de l’environnement. Au sein de mon groupe de recherche, nous utilisons des nouvelles techniques de séquençage pour détecter d’éventuels variants génétiques rares impliqués chez des enfants touchés par des rhumatismes inflammatoires chroniques. Dans une pathologie auto- immune comme le lupus, nous avons démontré qu’il existe près de 10% de formes génétiques héréditaire lorsqu’elle débute précocement. L’identification de ces formes particulières nous permet d’envisager des traitements ciblés qui prennent en compte la particularité immunologique et génétique des enfants malades et de proposer des thérapeutiques personnalisées. Nos travaux conduisent aussi à mieux comprendre comment notre système immunitaire fonctionne et à découvrir ce qui conduit à la tolérance immunologique vis-à-vis du soi. »


Anne-Claude Crémieux – Prix de la communication Jean Bernard : La pédagogie, pilier essentiel d’une politique efficace de santé publique

Professeur maladies infectieuses à l’Université de Paris-Praticien hospitalier dans le service
Maladies infectieuses à l’hôpital Saint Louis (AP-HP), Chercheuse dans l’unité Physiopathologie et diagnostic des infections microbiennes (unité 1173 Inserm/Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines)

« Depuis 20 ans, je m’intéresse à l’anticipation et à la gestion des crises sanitaires. Au cours de la pandémie de SRAS-Cov‑2, j’ai tenu un bulletin d’informations scientifiques à destination de mes collègues non spécialistes. J’ai en outre très régulièrement répondu aux sollicitations des médias, convaincue que le grand public est partie prenante de la réponse à la crise. Ce volet pédagogique est l’un des piliers de l’efficacité en matière de santé publique. »


François Pattou – Prix de la fondation Victor et Erminia Mescle : Diabète de type 1 : optimiser le traitement par thérapie cellulaire

Directeur de l’unité Recherche translationnelle sur le diabète (unité 1190 Inserm/Université de Lille/Institut Pasteur de Lille), Institut européen de génomique du diabète (EGID), Lille

« La greffe d’îlots pancréatiques afin de remplacer les cellules détruites constitue une piste prometteuse de traitement du diabète de type 1. Afin d’améliorer son taux de succès, nous nous intéressons au tissu provenant de glandes situées derrière la thyroïde, le tissu parathyroïdien, qui est connu pour stimuler la formation de nouveaux vaisseaux et la régénération des cellules bêta-pancréatiques. Ce projet de recherche, soutenu par la FRM, pourrait rapidement déboucher sur un essai clinique. »


Yannis Djeffal – Prix Line Pomaret-Delalande 2020 : Comprendre la biologie des cellules
satellites musculaires

Doctorant dans l’équipe Biologie du système neuromusculaire à l’Institut Mondor de Recherche Biomédicale (Inserm U955/Université Paris-Est Créteil), Créteil 

« Le muscle squelettique adulte est doté d’un incroyable potentiel de régénération. Les cellules satellites sont des cellules souches musculaires qui peuvent régénérer le muscle après une blessure. Mon projet consiste à caractériser le développement, l’hétérogénéité et le potentiel de régénération des cellules souches musculaires humaines. Mon objectif est d” ouvrir la voie au développement de nouveaux protocoles de thérapie cellulaires pour soigner les maladies musculaires. »


Déborah Bourc’his – Grand Prix : L’épigénétique, gardienne de notre programme de reproduction

Directrice de recherche Inserm de l’équipe Décisions épigénétiques et reproduction chez les mammifères dans l’unité Génétique et biologie du développement (unité 934 Inserm/CNRS) à l’Institut Curie, Paris

« Notre équipe étudie le contrôle épigénétique de la reproduction, son rôle sur la formation des gamètes et sur le développement de l’embryon précoce. Nous nous intéressons en particulier aux mécanismes de défense dont sont équipés les gamètes et l’embryon pour faire face aux millions d’éléments transposables que notre génome abrite naturellement et dont l’activité présente un risque pour la reproduction. Nous avons découvert une enzyme de méthylation de l’ADN dont le rôle unique est d’immobiliser les transposons dans les spermatozoïdes. Dans l’embryon, nous avons montré que les ARN produits par les transposons sont marqués et dégradés. Ces travaux illustrent la bataille évolutive menée contre les transposons pour préserver la reproduction, mais aussi l’émergence d’innovations génétiques résultant de cette confrontation. Ces nouveaux principes ouvrent des pistes pour comprendre l’origine des stérilités. »