Parcours, premières impressions et ambitions pour la délégation régionale

Depuis le 1er septembre, Aline Moulin est la nouvelle déléguée régionale de l’Inserm Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse. Après un parcours dans la fonction publique territoriale et l’enseignement supérieur, notamment dans les domaines des ressources humaines, de la formation et de l’accompagnement des équipes, elle rejoint aujourd’hui une délégation au cœur d’un territoire particulièrement riche en recherche en santé.
Attachée à cette région qu’elle connaît bien, Aline Moulin souhaite aller à la rencontre des unités et des équipes pour mieux comprendre leurs besoins et faciliter leur quotidien. Elle revient sur son parcours, ses premières impressions et sa vision de ce nouveau rôle.
Interview
Votre parcours vous a menée des sciences de l’éducation aux ressources humaines, puis à des fonctions de direction. Quel fil rouge relie ces expériences ?
Cela s’est fait naturellement. Après mes études en sociologie et sciences de l’éducation, c’est le monde du travail qui me passionnait : le travail par celles et ceux qui le font. J’ai donc débuté en travaillant sur les questions de « qualification du travail », pour me consacrer rapidement à la gestion des ressources humaines et occuper des fonctions de direction.
Vous connaissez bien la région Sud et la Corse. Qu’avez-vous envie de retrouver et de découvrir à l’Inserm ?
En premier lieu, je suis bien entendu très heureuse de retrouver un territoire que je connais bien : la région Sud, bien sûr, dans sa double polarité Nice-Marseille, et la Corse, région de mon enfance et d’une grande partie de ma vie professionnelle.
Mais au-delà du territoire sentimental, il s’agit de retrouver, et surtout de redécouvrir, l’immense richesse professionnelle de ce territoire et la recherche de pointe portée par les unités et les laboratoires.
Comment souhaitez-vous travailler avec les unités de recherche et leurs équipes ?
L’ambition de la délégation régionale se veut simple : faciliter la vie des unités de recherche, être à leur écoute, apporter des solutions. Il s’agit donc de savoir tricoter, défaire des nœuds et faire des liens.
Je suis d’ores et déjà en train de programmer des réunions et visites de laboratoire, accompagné dans la mesure du possible du référent scientifique de site, à Marseille comme à Nice… et même en Corse.
Il est clair que le plan de charge est dense pour ce premier trimestre : ouverture de Fight Cancer, ANR Tour 27, fête de la science, Congrès de la santé numérique, etc…. et bien sûr, le suivi du quotidien.
Quelle place souhaitez-vous donner aux partenariats universitaires et institutionnels ?
Je ne peux que reconnaitre cette place : indispensable et nécessaire. Il s’agira donc sagement de nourrir ce réseau, y contribuer, nourrir la confiance. Les partenariats sont devenus une question de survie, pour les chercheurs comme pour les institutions. Je souhaite donc participer au renforcement de cette confiance et à cette nécessaire collaboration.
Votre formation en psychologie et en sciences de l’éducation influence-t-elle encore votre manière de manager ?
J’espère bien… J’ai une chance énorme : j’aime travailler, sans doute un peu trop. Je fais en sorte que ce temps consacré au travail soit autant agréable pour moi que pour celles et ceux qui travaillent avec moi.
Je crois en la formation, c’est-à-dire en l’apprentissage. Apprendre à tout âge, aimer découvrir, avoir conscience de sa propre évolution, c’est être vivant.
Après quelques jours à l’Inserm, quelles sont vos premières impressions ?
Tout d’abord, une délégation régionale merveilleuse par ses équipes, les conditions de travail et le professionnalisme. Mais surtout, une richesse, un foisonnement de projets, une diversité des thématiques portées par les laboratoires : bref, un plongeon au cœur de la complexité de la recherche.
Et pour finir, qu’aimeriez-vous que les agents découvrent de vous, au-delà de votre CV ?
« J’aurais voulu être une artiste »…
Je couds, brode, tricote, peins et j’affectionne particulièrement la peinture affresco, c’est-à-dire sur enduit frais, de sable et de chaux, à base de pigments naturels : une peinture directement sur le mur, sur l’enduit, comme à Pompéi.
Deux nouvelles arrivées au sein de la délégation

Sonia Litaïem, adjointe à la déléguée régionale
Après des études d’histoire à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Sonia Litaïem s’oriente vers les métiers de la gestion de la recherche. Elle intègre l’Université Paris-Est Créteil en tant que chargée de mission auprès de l’UFR de Lettres et SHS. Elle travaille au sein de quelques universités franciliennes (UPEC, Paris 8, Hesam Université) jusqu’à occuper la fonction de directrice de la recherche de l’Université Paris Sciences et Lettres. Elle rejoint Marseille et le siège de l’IRD en 2023, en tant que conseillère ESR de la PDG.
En intégrant l’Inserm, Sonia Litaïem souhaite mettre son énergie au service de l’organisation et de l’accompagnement des unités et des chercheur.e.s des sites niçois et marseillais, avec un esprit pragmatique et de cohésion, afin de faire rayonner la recherche de l’Inserm, en région et au-delà.

Julie Allouch, conseillère de prévention
Titulaire d’une thèse en biochimie obtenue en 2003, Julie Allouch a effectué sa carrière au sein du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône. Elle y a notamment travaillé pendant douze ans au Laboratoire Départemental d’Analyses, comme ingénieure Hygiène, Sécurité et Bâtiment, avant d’exercer pendant sept ans les fonctions de conseillère de prévention.
Elle rejoint aujourd’hui l’Inserm avec la volonté de faire de la prévention une démarche collective, fondée sur le dialogue et la coopération. Elle souhaite notamment favoriser les échanges entre les sites de Marseille et de Nice et contribuer à l’amélioration continue des conditions de travail.
Pour cette nouvelle mission, Julie Allouch entend mettre au service de l’Inserm sa curiosité, son pragmatisme et sa créativité, trois qualités qu’elle souhaite mobiliser pour développer des approches innovantes en matière de prévention et de qualité de vie au travail.
Bienvenue à Aline, Sonia et Julie !
Nous leur souhaitons à toutes les trois une très belle arrivée au sein de l’Inserm et beaucoup de réussite dans leurs nouvelles fonctions.