Élections CPAR : deux regards sur une expérience de mandat

Mieux comprendre les mécanismes d’accompagnement de la recherche, découvrir des parcours professionnels parfois inattendus et apporter son propre regard à une réflexion collective : siéger à la CPAR est aussi une manière de s’impliquer autrement dans la vie scientifique de l’Inserm. À l’approche des candidatures pour la prochaine mandature, qui s’ouvriront le 23 septembre, Christophe Dubois et Cécile Caron, élus lors de la mandature 2022-2027, reviennent sur leur expérience.

National
Ces boutons servent à modifier la taille des textes /

Chercheur au C2VN (Inserm U1263) et professeur à Aix-Marseille Université, Christophe Dubois travaille notamment sur les mécanismes impliquant les plaquettes, la thrombose et le cancer. Élu au titre du collège A2, il siège à la CPAR depuis 2022, parallèlement à ses activités de recherche, d’encadrement et de formation. « Pour celles et ceux qui exercent déjà des responsabilités importantes, la CPAR offre une manière intéressante de rester impliqué dans la vie scientifique de l’Inserm. Le temps consacré au mandat peut rester compatible avec un emploi du temps professionnel déjà chargé. » explique-t-il.

Plus qu’une succession de dossiers individuels

Les chercheurs évalués par la CPAR exercent des fonctions d’accompagnement de la recherche très diverses. C’est l’une des dimensions du mandat que Cécile Caron a découverte en profondeur. 

Ancienne chercheuse et aujourd’hui chargée de développement RH, elle a pu mesurer au fil des dossiers l’étendue des responsabilités exercées au sein de l’écosystème de la recherche. « Certains arrivent à la CPAR par une évolution naturelle de leurs fonctions vers plus de direction et de pilotage de la recherche, si bien qu’ils choisissent d’être évalués et de progresser dans leur carrière en valorisant surtout ces fonctions, même s’ils font encore de la science. »

Cette diversité rend l’évaluation très différente de celle d’une activité scientifique classique. Les critères habituels : publications, financements, collaborations ou encadrement, ne permettent pas à eux seuls de comparer des fonctions dont l’objet est avant tout le service et le pilotage de la recherche.

Ici, les activités au service du collectif sont le critère principal d’évaluation, et elles englobent des réalités très diverses. 
Cécile Caron
Chercheuse à présent chargée de développement RH à la délégation régionale Auvergne-Rhône-Alpes

La difficulté est alors de faire la part entre les attendus d’un poste et ce qui relève d’un investissement particulier : la capacité à faire évoluer une organisation de travail, à conduire un projet, à résoudre des difficultés humaines, ou encore à améliorer le rayonnement d’une structure.

Une expérience qui s’adresse à des profils très différents

La participation à la CPAR met en lumière un intérêt partagé par tous ses membres : celui d’élargir son regard sur l’Institut et de confronter sa propre expérience à d’autres réalités professionnelles. « C’est aussi une expérience très formatrice, que je conseillerais volontiers à mes collègues de vivre au moins une fois. » explique Christophe Dubois. Et pour Cécile Caron, la diversité des membres est précisément une condition de la qualité des échanges : « Allez-y, votre vision et votre avis seront intéressants, qui que vous soyez, même si vous n’êtes pas dans votre domaine de compétence. »

La prochaine mandature permettra ainsi de renouveler les expériences et les regards représentés au sein de la commission.

Se porter candidat à la CPAR

Du 23 septembre au 9 octobre, toute électrice et tout électeur régulièrement inscrit sur les listes électorales peut se porter candidat dans son collège d’appartenance. L’inscription sur les listes électorales est indispensable.

Si vous êtes membre élu, titulaire ou suppléant, de la mandature 2027-2031 d’une commission scientifique spécialisée (CSS), ou chercheur titulaire de l’Inserm rattaché à la CPAR au 1er juin 2026, votre candidature est individuelle : aucun suppléant n’est requis.

Si vous êtes personnel titulaire d’un corps d’ingénieurs, de techniciens ou d’administration de la recherche de l’Inserm, affecté aux services, à l’administration du siège ou aux délégations régionales, ou mis à disposition d’une administration extérieure, votre candidature est présentée sous forme de liste. Cette liste peut être affiliée ou non à une organisation syndicale.

Les candidatures sont a déposé sur Eva3. Le dossier doit obligatoirement comporter une profession de foi de deux pages maximum, au format PDF et sans lien hypertexte. Seule cette profession de foi sera diffusée aux électeurs.

Toutes les informations sur les collèges, les modalités de candidature et le calendrier électoral sont disponibles sur Inserm Pro.