À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
La « mamnésie », un phénomène lié aux variations hormonales
Le Figaro Santé explore le phénomène de « mamnésie », un terme désignant les troubles de la mémoire observés chez certaines femmes enceintes. Ces troubles, caractérisés notamment par des oublis et des difficultés de concentration, ont longtemps été attribués au stress, mais une nouvelle étude avance une explication biologique liée aux œstrogènes. Selon les recherches menées par Zheng Sun, professeur associé en endocrinologie au Baylor College of Medicine, au Texas, l’augmentation continue du taux d’œstrogènes pendant la grossesse active un circuit neuronal inhibiteur qui réduit l’activité de l’hippocampe, affectant ainsi la mémoire et l’apprentissage. L’étude a comparé les performances mnésiques de femmes enceintes à celles de femmes non enceintes et a révélé des résultats inférieurs chez les premières lors de tâches simples. Toutefois, Vincent Prévot, directeur de recherche en neuroendocrinologie à l’Inserm, souligne que « la “mamnésie” décrit une réalité clinique tout à fait valide. Et il est très réjouissant que la communauté scientifique s’intéresse enfin aux variations hormonales et à leurs impacts sur le cerveau féminin ». Il précise que les œstrogènes ne sont pas les seuls responsables et que d’autres facteurs hormonaux influencent la plasticité cérébrale. Cette réorganisation temporaire du cerveau pourrait avoir une valeur adaptative en incitant à préserver l’énergie pendant la gestation.
sante.lefigaro.fr, 22/10/2026
Cartographie du cortex insulaire : une avancée majeure sur le lien entre corps et émotions
Libération rapporte que des chercheurs américains ont cartographié le cortex insulaire, une région cérébrale clé reliant émotions, sensations et cognition. Cette avancée, publiée dans Nature, éclaire l’interaction entre émotions comme l’anxiété et les sensations corporelles. L’insula, bien que difficilement accessible, est cruciale pour l’intéroception, la perception des signaux internes du corps. Anna Beyeler, directrice de recherche à l’Inserm et cheffe de l’équipe « Circuits neuronaux de l’anxiété » au Neurocentre Magendie de l’Université de Bordeaux, souligne l’importance de ces travaux. « Ce travail contient une quantité de données recueillies chez des patients humains assez impressionnante. », a-t-elle affirmé. Le cortex insulaire comprend quatre régions fonctionnelles distinctes, chacune traitant des aspects sensoriels ou émotionnels spécifiques. Josef Parvizi, professeur de neurologie et des sciences neurologiques à l’université Stanford, envisage des applications thérapeutiques, notamment pour traiter la douleur chronique. « La topographie de l’insula fait l’objet d’un long débat chez les spécialistes. », ajoute, Anna Beyeler. Cette recherche ouvre des perspectives pour mieux comprendre et traiter des conditions comme l’anxiété.
Liberation.fr, 21/10/2026
En bref
France Inter explore l’évolution des bactéries et leurs capacités remarquables, notamment leur résistance accrue aux antibiotiques. Aude Bernheim, spécialiste en microbiologie et en génétique, partage son « coup de foudre intellectuel » pour les viperines, des protéines capables de produire des poisons pour les virus sans nuire aux bactéries ou aux cellules humaines. Elle évoque un projet de science participative lancé en 2022 avec l’Inserm et l’Université Paris Cité, visant à découvrir de nouveaux antibiotiques à partir de bactéries du sol. « Ça a pris beaucoup de temps parce qu’en fait, on a reçu beaucoup plus de sol que ce qu’on avait prévu de partout en France », explique-t-elle.
France Inter – 21/10/2026
Midi Libre met en lumière les avancées thérapeutiques à l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Montpellier pour les maladies auto-immunes rares. Une première patiente française âgée de 53 ans a reçu des CAR-T reprogrammées pour traiter sa sclérodermie. L’IHU, créé en 2023, réunit scientifiques et médecins pour combattre ces maladies. L’Institut associe le CHU de Montpellier, l’Université et l’Inserm. Grâce à un financement de 20 millions d’euros sur dix ans, l’IHU se consacre à l’innovation en santé.
Midi Libre, 22/10/2026
L’Usine Nouvelle revient sur une étude publiée le 22 octobre 2026 par l’Office européen des brevets (OEB), qui révèle les difficultés de l’Europe à commercialiser ses technologies prometteuses. Le CNRS arrive en tête des organismes publics de recherche européens pour les demandes de brevets européens en 2025, suivi par la Fraunhofer-Gesellschaft, le CEA et l’Inserm. Toutefois, les offices de transfert de technologie (OTT) européens manquent de moyens pour transformer ces brevets en succès commerciaux. L’étude recommande de mutualiser certaines fonctions à l’échelle régionale et de renforcer les alliances entre universités européennes.
usinenouvelle.com, 22/10/2026