À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Stimulation du nerf vague : un espoir contre l’inflammation
Le Figaro rapporte que la stimulation du nerf vague, un acteur clef du dialogue entre le cerveau et le système immunitaire, pourrait soulager des maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde et la maladie de Crohn. Une étude de phase 3, intitulée Reset-RA, a montré que cette technique, qui implique l’implantation d’un dispositif au niveau du cou, améliore significativement l’état des patients en trois mois. La stimulation du nerf vague libère de l’acétylcholine, inhibant la libération de cytokines pro-inflammatoires responsables de ces maladies. Cette approche, qualifiée de « réflexe inflammatoire », vise à réactiver un mécanisme naturel défaillant chez certains patients pour rétablir un équilibre immunitaire sans bloquer le système. Bien que prometteuse, cette technique invasive n’est pas encore disponible en Europe, et des études supplémentaires sont nécessaires pour identifier les patients qui en bénéficieraient le plus.
Le Figaro, 19/01/2026
Quelques minutes de marche pour une meilleure santé
Selon Libération, plusieurs études soulignent les bienfaits de l’activité physique, même minimale, sur la santé mentale et physique. Selon l’Inserm, en France, 15 à 20% de la population vivra un épisode dépressif au cours de sa vie, et l’activité physique est recommandée comme traitement complémentaire. Une étude publiée dans The Lancet révèle qu’ajouter cinq minutes de marche active par jour pourrait réduire la mortalité globale de 10%, tandis que réduire de 30 minutes le temps passé assis pourrait diminuer la mortalité de 7%. En France, les adultes passent en moyenne 12 heures assis par jour, bien au-delà du seuil de risque de huit heures, alors que 59,3% des femmes et 72,9% des hommes atteignent les recommandations d’activité physique. Enfin, une autre étude suggère qu’une augmentation modeste de l’activité physique, du sommeil et de la consommation de légumes pourrait ajouter une année d’espérance de vie.
www.liberation.fr, 17/01/2026
En bref
Egora et Le Quotidien du Médecin rapportent que des chercheurs, notamment de l’Inserm, ont mené une étude de phase 2 démontrant qu’une faible dose d’interleukine‑2 (IL‑2) peut réduire l’inflammation résiduelle après un syndrome coronaire aigu (SCA) et diminuer le risque de récidive. L’étude, qui a inclus une soixantaine de patients, a montré que l’IL‑2 augmente significativement les lymphocytes T régulateurs (Treg) et réduit l’inflammation artérielle, un effet jugé suffisant pour prévenir de nouveaux événements cardiovasculaires. Ziad Mallat, directeur de recherche à l’Inserm, souligne que « c’est la première fois qu’un traitement anti-inflammatoire axé spécifiquement sur l’immunité adaptative est testé chez l’humain », marquant une avancée prometteuse dans le traitement post-SCA.
www.egora.fr, 16/01/2026 ; Le Quotidien du Médecin, 16/01/2026
Lire le communiqué de presse du 08/01/2026.
Dans une interview accordée à France Culture, François Rannou, directeur médical du département appareil locomoteur du groupe hospitalier Paris-centre et chercheur à l’Inserm, et Farida Djouad, directrice de recherche à l’Inserm, discutent de l’arthrose, une maladie articulaire touchant 10 millions de personnes en France. L’arthrose est décrite comme une affection « ultra fréquente » sans traitement curatif, mais des avancées en immunothérapie offrent de l’espoir. Les recherches se poursuivent avec des essais européens prévus, tandis que des pistes comme le test sanguin pour un diagnostic précoce sont explorées.
France Culture, 17/01/2026
France 5 présente une initiative innovante de recherche sur les antibiotiques, impliquant la participation citoyenne. Des échantillons de sol, envoyés par des Français, sont analysés afin de découvrir de nouvelles molécules antibiotiques. Vincent Libis, chercheur à l’Inserm, explique : « Ces bactéries fabriquent des molécules chimiques pour se défendre les unes des autres, et la médecine moderne s’en inspire pour les utiliser comme antibiotiques afin de combattre les infections bactériennes qui touchent l’humain. » À ce jour, trois molécules antibiotiques prometteuses ont déjà été identifiées.
France 5, 16/01/2026