À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Santé cérébrale : l’importance des activités et du sommeil
RTL met en lumière deux études importantes sur la santé du cerveau. La première étude, menée dans le laboratoire de neurosciences de l’Inserm auprès de 650 patients, révèle que la pratique d’activités sur mesure peut préserver l’autonomie, particulièrement chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Ces activités, qui génèrent des émotions positives, comme cuisiner, peindre ou faire du théâtre, sont bénéfiques pour le cerveau. Elles permettent de cultiver la mémoire et d’améliorer le bien-être cérébral. Le média conseille de choisir des activités plaisantes qui font perdre la notion du temps, car elles apportent satisfaction et bien-être, essentiels pour entretenir le cerveau au quotidien. Par ailleurs, une étude Harris Interactive pour RTL, en partenariat avec l’Observatoire santé pro-BTP, révèle que sept Français sur dix s’inquiètent de la santé de leur cerveau. Anne Pereira de Vasconcelos, neuroscientifique à l’Inserm, alerte sur les dangers du manque de sommeil, du stress et de l’usage excessif des écrans. Elle souligne que « les humains aujourd’hui […] passent 5 h et demie, 6 h, 7 heures par jour sur un écran », ce qui réduit le temps de sommeil, essentiel pour la santé cérébrale. Elle met également en garde contre la sédentarité, qualifiée de « catastrophe sanitaire ». Ces études soulignent l’importance de prendre soin du cerveau à travers des activités stimulantes et un mode de vie équilibré.
RTL, 02/10/2026, RTL, 02/10/2026
Le coût de la sous-reconnaissance des cancers professionnels
La Croix présente les conclusions d’une étude publiée le 30 septembre 2026, qui met en lumière la forte sous-estimation des cancers d’origine professionnelle en France. L’étude, qui s’appuie sur le dispositif d’enquête « Giscop(e) » (mis en place en 2002 en Seine-Saint-Denis et en 2017 dans le Vaucluse), estime que le nombre de cancers professionnels se situe « entre 17 000 et 34 000 cas » par an, soit 4 à 8% des cancers. Ce chiffre est au moins dix fois plus élevé que les moins de 1 800 cas reconnus annuellement par la Sécurité sociale. Une enquête de la Dares indique que 11% des salariés (2,7 millions de personnes) sont exposés à un produit cancérigène. La complexité de tracer ces expositions est un frein à la reconnaissance, comme le détaille Moritz Hunsmann, sociologue et chargé de recherche au CNRS, qui codirige le Giscop(e) 84 : « Construire l’exposome des cancers nécessite un travail important. C’est beaucoup plus compliqué, lorsque l’on a un ouvrier en face de soi avec un parcours professionnel fragmenté, de déterminer à quelles substances cancérogènes il a été exposé que d’identifier des facteurs individuels. En une minute montre en main, on peut savoir combien de cigarettes il fume par jour, s’il consomme de l’alcool ou s’il mange régulièrement de la charcuterie. »
La Croix, 30/09/2026
En bref
Selon Le Figaro Santé, la musique pourrait jouer un rôle crucial dans le développement cérébral des grands prématurés. Au centre hospitalier universitaire d’Amiens, la Pr Sahar Moghimi, directrice de l’unité Inserm U1105, mène des recherches sur la manière dont le cerveau des prématurés perçoit et organise les rythmes sonores. Elle explique que « de plus en plus d’études montrent que la capacité à percevoir les régularités sonores constitue un socle pour le développement du langage, de la communication et des interactions sociales ». Les recherches impliquent l’utilisation de petits bonnets d’électroencéphalographie pour enregistrer l’activité cérébrale des nouveau-nés pendant la diffusion de sons. Les premiers résultats indiquent que les interventions musicales aident les prématurés à mieux traiter les régularités rythmiques, ce qui pourrait être crucial pour compenser un codage auditif plus fragile.
sante-lefigaro.fr – 30/09/2026
Selon TF1, Serge Papin, ministre du commerce, a affirmé lors d’une interview sur LCI qu’un enfant de 9 ans aurait consommé autant de sucre que son grand-père sur toute sa vie, une comparaison que les données ne confirment pas. Mathilde Touvier, directrice de recherche à l’Inserm, souligne qu’il est « difficile de formuler les choses » ainsi, en raison du manque d’enquêtes nationales représentatives des années 1950. Malgré cela, elle insiste sur le fait que le sucre représente un « réel problème de santé publique », en raison de ses nombreuses conséquences négatives sur la santé.
www.tf1info.fr – 01/10/2026
France 2 informe que des chercheurs à Grenoble étudient les bienfaits de l’altitude sur le corps humain dans un laboratoire unique en Europe, en simulant des altitudes élevées pour observer les réactions du corps en situation d’hypoxie. Samuel Vergès, directeur de recherche au Laboratoire HP2/Inserm, explique que l’objectif est d’améliorer les performances sportives et la santé cardiovasculaire en augmentant la quantité de globules rouges et en améliorant l’utilisation de l’oxygène par les muscles. Les recherches pourraient également bénéficier aux personnes âgées et aider dans le traitement de maladies comme le diabète ou l’hypertension.
France 2, 01/10/2026