Prix Nobel de médecine – Perception gustative – Plasticité cérébrale – Polluants éternels – Bio-ingénierie

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Nobel de médecine 2026 : trois chercheurs récompensés pour leurs travaux sur l’optogénétique

Le Monde et Doctissimo relatent l’attribution du prix Nobel de médecine 2026 à Karl Deisseroth, Peter Hegemann et Georg Nagel pour leurs travaux révolutionnaires sur l’optogénétique. Cette technique innovante permet d’activer ou d’inhiber des neurones grâce à la lumière, en introduisant des protéines photosensibles dans les cellules nerveuses. Leurs recherches, initiées par l’observation d’une algue microscopique, ont permis de développer un outil puissant pour manipuler l’activité neuronale, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour mieux comprendre le cerveau et traiter diverses maladies neurologiques et psychiatriques. L’Inserm décrit l’optogénétique comme une technique combinant génie génétique et optique, permettant de rendre les neurones photosensibles et de contrôler leur activité avec une précision de l’ordre de la milliseconde. Parmi les applications marquantes de cette technique figure la restauration partielle de la vision chez un patient atteint de rétinite pigmentaire, grâce à une thérapie génique optogénétique. Alexandre Mourot, directeur de recherche à l’Inserm, souligne que « la technique s’est rapidement démocratisée dans les laboratoires, car tout est arrivé en même temps : les virus pour délivrer les gènes des molécules photosensibles dans des cellules spécifiques, mais aussi les LED pour conduire la lumière dans les tissus cérébraux par fibre optique ». Les travaux des trois lauréats ouvrent la voie à de nombreuses applications cliniques, même si des défis restent à relever avant une application directe de l’optogénétique au cerveau humain.

lemonde.fr, 05/10/2026, doctissimo.fr, 05/10/2026

Lire le C’est dans l’air « Prix Nobel de médecine 2026 : lumière sur l’optogénétique avec l’Inserm »

Goût et santé orale à l’étude

France Culture explore les altérations du goût en compagnie de Céline Loozen qui s’est rendue à l’Institut de Chirurgie Dentaire de l’Hôpital de la Pitié Salpétrière. Elle y a rencontré le docteur Ashley Lebel et le professeur Yves Boucher, spécialistes de la douleur orofaciale, qui cherchent à développer de nouveaux traitements, grâce à une unité Inserm dédiée à la santé orale. Les chercheurs étudient notamment l’impact des dents et des nerfs trijumeaux sur la perception gustative en utilisant divers instruments de mesure. Ces outils permettent d’évaluer la sensibilité gustative des patients, notamment par des tests sensoriels quantitatifs et des électrogustomètres. Les recherches visent à mieux comprendre les interrelations entre la gustation, la douleur et la santé générale. Leurs travaux sont essentiels pour établir des diagnostics orofaciaux et proposer des traitements adaptés aux troubles du goût.

France Culture – 05/10/2026

Michel Le Van Quyen : les clés d’un cerveau en bonne santé

Dans une interview accordée au journal Le Parisien, Michel Le Van Quyen, directeur de recherche en neurosciences à l’Inserm, insiste sur l’importance de prendre soin du cerveau tout au long de la vie. Il explique que « le cerveau a besoin de pauses, de se mettre en ‘mode off’ pour se régénérer » et que le sommeil joue un rôle crucial dans ce processus. En plus du repos, Michel Le Van Quyen recommande l’exercice physique régulier qui stimule la production de BDNF, une protéine bénéfique pour le cerveau. Il souligne également l’importance de l’alimentation équilibrée, riche en antioxydants, pour contrer le stress oxydatif lié au vieillissement. Pour lui, la méditation et le contact avec la nature sont des moyens efficaces pour apaiser l’esprit et renforcer la résilience du cerveau. Enfin, il rappelle que « le cerveau est très résilient » et que même à un âge avancé, il est possible de maintenir ses capacités cognitives grâce à ces habitudes.

www.leparisien.fr, 05/10/2026

Lire l’article « Plasticité cérébrale : et si on s’occupait de la santé de notre cerveau ? »

En bref

Ici Breizh Izel, Ici Creuse, Ici Besançon et Ici Champagne-Ardenne rapportent une enquête sur la présence de polluants éternels, les PFAS, dans des œufs en France. 57% des œufs analysés contiennent des PFAS, certains dépassant les seuils réglementaires. Dans une interview, Xavier Coumoul, professeur de biochimie et de toxicologie à l’Université Paris Cité et directeur de recherche à l’Inserm, conseille de ne pas les consommer, soulignant que « ces molécules sont pour certaines persistantes ». Il insiste sur la protection des populations vulnérables, notamment les femmes enceintes et les jeunes enfants.

Ici Breizh Izel, 06/10/2026 ;Ici Creuse, 06/10/2026 ; Ici Besancon, 06/10/2026 ; Ici Champagne-Ardenne, 06/10/2026

Lire l’article « Polluants éternels – C’est quoi les PFAS ? »

La Recherche explore la bio-ingénierie tissulaire, une technique prometteuse pour créer des organes en laboratoire. Emmanuel Martinod, chef de service de chirurgie thoracique à l’hôpital Avicenne, a réalisé la première implantation d’un organe respiratoire artificiel en France. Jean-Christophe Fricain, chirurgien oral et directeur de l’unité de bio-ingénierie tissulaire à l’Inserm, souligne que « le fait de produire un système de vaisseaux hiérarchisé est une étape clé de la bio-ingénierie des organes. » Malgré les progrès, la transplantation humaine reste lointaine, nécessitant des décennies de recherche.

Larecherche.fr, 05/10/2026

Lire le communiqué de presse « France 2030 – Le CEA, le CNRS et l’Inserm associés pour améliorer le parcours des malades grâce à la bio-ingénierie »