À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm
Lutte contre la désinformation médicale : une priorité sanitaire
Le Point aborde la problématique de la désinformation médicale, exacerbée depuis la pandémie de Covid-19. Nicolas Emmanuelli, responsable du service communication, science & société à l’Inserm en région Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Corse, souligne : « Nous avons dû rapidement élaborer des éléments de langage afin de répondre scientifiquement, avec une expertise rigoureuse, constatant qu’une instrumentalisation s’opérait dans le secteur médical ». La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé une nouvelle stratégie gouvernementale pour contrer ce phénomène, qualifié de « massif » et mettant en péril la santé publique. Florence Molinari, chercheuse à l’Inserm au sein du laboratoire Marseille Medical Genetics (MMG), insiste sur l’importance de « vérifier la source » et de croiser les informations pour contrer les fausses informations. Ensemble, Nicolas Emmanuelli et Florence Molinari ont mis en place un atelier et un guide pédagogique pour aider les jeunes à distinguer les informations vérifiées des fausses.
www.lepoint.fr, 03/03/2026
Défis et avancées dans la prise en charge des maladies hématologiques rares
Le Monde met en lumière l’organisation structurée de la prise en charge des maladies rares du globule rouge en France, notamment à travers la filière FilRougE-MCGRE. Cette structure nationale, composée de centres de référence et de centres de compétences, vise à assurer un diagnostic précoce et un suivi homogène des patients, tout en coordonnant soins, recherche et formation. Parmi ces maladies, la drépanocytose est la plus fréquente, provoquant des crises douloureuses et des complications sévères. Malgré l’organisation existante, des défis persistent, notamment en matière de formation des professionnels de santé, d’accès aux traitements transfusionnels et de greffe de cellules souches hématopoïétiques. Les nouvelles thérapeutiques, telles que la thérapie génique, sont actuellement évaluées, et le dépistage néonatal généralisé représente une avancée majeure. Les territoires d’outre-mer, où la drépanocytose est particulièrement prévalente, font face à des problématiques spécifiques, mais bénéficient d’une recherche dynamique, soutenue par des collaborations entre les CHU et l’Inserm, ainsi que par des partenariats internationaux comme le réseau caribéen CAREST.
Le Monde, 01 – 02/03/2026
En bref
Notre Temps interroge plusieurs experts sur les causes et les conséquences du surpoids et de l’obésité. Boris Hansel, endocrinologue à l’hôpital Bichat, explique que « la génétique joue un rôle significatif » dans la prise de poids, mais souligne également l’impact des conditions environnementales. Selon l’OMS, un milliard de personnes dans le monde sont touchées par l’obésité. En France, 30,8% des adultes sont en surpoids et près de 20% sont obèses. L’Inserm indique que les aliments ultratransformés représentent 35% de l’alimentation en France, contribuant à cette situation.
notretemps.com, 03/03/2026
Le Figaro souligne la faible participation des Français au dépistage du cancer colorectal, avec seulement 34% d’adhésion, bien en dessous des recommandations européennes fixées à 45%. Ce cancer, qui constitue la deuxième cause de décès par cancer en France, pourrait être guéri dans 90% des cas s’il est détecté à un stade précoce. Le dépistage systématique, proposé aux personnes âgées de 50 à 74 ans, repose sur un test immunochimique fécal quantitatif, suivi d’une coloscopie si nécessaire. Malgré une sensibilisation accrue, notamment grâce à « Mars Bleu », des tabous persistent, freinant la participation au dépistage.
Le Figaro, 02/03/2026
Le Progrès annonce que Pulsalys, un incubateur de start-up basé à Villeurbanne, vise à devenir un acteur de référence en Europe d’ici 2026. Pulsalys bénéficie du soutien de plusieurs actionnaires et partenaires, dont le CNRS et Bpifrance, et a récemment été sélectionné pour co-piloter trois consortiums aux côtés de CNRS innovation et Inserm Transfert. Ces consortiums s’attaquent à des enjeux tels que les maladies infectieuses, la décarbonation industrielle et la pré-industrialisation des matériaux, avec un financement initial de 22 millions d’euros. Pulsalys a déjà accompagné 168 start-ups, dont près de la moitié ont levé des fonds significatifs, illustrant son impact et son potentiel de croissance.
Le Progrès, 03/03/2026
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