À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Une étude de l’Inserm sur les enfants nés prématurément
L’AFP, Libération, Le Parisien, La Croix, Le Figaro Santé, France Inter et La Provence rapportent les résultats d’une étude de l’Inserm sur le devenir des enfants nés prématurément à l’âge de 10 ans, publiée le 10 septembre 2026 dans la revue eClinicalMedicine. L’étude suit 2 181 enfants nés prématurément en 2011, comparant leurs données avec celles de 7 286 enfants nés à terme. Les résultats indiquent qu’à 10 ans, bien que la majorité des enfants prématurés soient en bonne santé, 16% d’entre eux rencontrent des difficultés comportementales, contre 12% pour ceux nés à terme. « Les résultats montrent qu’un pourcentage non négligeable des enfants nés prématurément font encore face, à dix ans, à des difficultés, avec des retentissements importants sur leur vie, celle de leur famille, le système de soins… », souligne Véronique Pierrat, première autrice de cette étude, chercheuse Inserm. Les enfants nés extrêmement prématurément (24 à 26 semaines) bénéficient d’au moins un soin de santé lié à des difficultés développementales dans près de 50% des cas. Stéphane Marret, professeur de pédiatrie au CHU de Rouen et chercheur dans une unité Inserm, ajoute que cette population « reste vulnérable à distance de la naissance » et souligne l’importance d’un « repérage précoce ». Pierre-Yves Ancel, responsable de l’équipe Oppale au Centre de recherche épidémiologie et statistiques (Inserm-Université Paris Cité), insiste sur la nécessité d’un suivi personnalisé pour ces enfants.
AFP, 10/09/2026 ; liberation.fr, 10/09/2026 ; leparisien.fr, 10/09/2026 ; la-croix.com, 10/09/2026 ; sante.lefigaro.fr, 10/09/2026 ; laprovence.com, 10/09/2026, France Inter, 10/09/2026
Lire le communiqué de presse : Suivi à 10 ans des enfants nés prématurément : des enfants en bonne santé mais qui requièrent une attention particulière
La quête d’immortalité : Enquête sur la nouvelle obsession de la longévité
Le Nouvel Obs explore l’obsession croissante pour la longévité, alimentée par des avancées scientifiques et des investissements massifs de milliardaires. Le média met en lumière l’histoire séculaire de la quête d’immortalité, illustrée par des figures historiques et contemporaines comme Mark Zuckerberg, qui avec son épouse, a investi 3 milliards de dollars pour guérir toutes les maladies d’ici la fin du siècle. Jean-Marc Lemaître, directeur de recherche à l’Inserm, souligne que « le vieillissement est une maladie », une position qui alimente le débat sur la reconnaissance du vieillissement par l’OMS pour légitimer les recherches anti-âge. Aux États-Unis, le marché de la longévité est en plein essor, avec des pratiques allant du biohacking aux conférences internationales. En France, la prévention et les traitements pour ralentir le vieillissement sont privilégiés, bien que l’accès équitable à ces innovations reste incertain.
Le Nouvel Obs, 10-16/09/2026
Lire le dossier du magazine de l’Inserm : « Vieillissement : et si on pouvait l’inverser ? »
Narcolepsie : les découvertes qui ont révolutionné la recherche
Libération aborde le sujet de la narcolepsie, une maladie rare qui provoque des endormissements soudains et incontrôlables. Selon l’Inserm, cette condition affecte entre 10 000 et 30 000 personnes en France. Le média se concentre sur les découvertes fondamentales de deux chercheurs, Emmanuel Mignot et Masashi Yanagisawa, qui ont révolutionné la compréhension de la narcolepsie et du sommeil dans les années 1990, en identifiant notamment le rôle de l’orexine, un neurotransmetteur lié à cette maladie. Ces travaux ont permis le développement de nouveaux traitements, dont un médicament approuvé en 2026 aux États-Unis, en Chine et au Japon, qui cible le déficit en orexine chez les patients atteints de narcolepsie de type 1.
www.liberation.fr – 09/09/2026
Lire l’article : Hypersomnies et narcolepsie
En bref
Aujourd’hui En France analyse l’impact du sucre sur la santé publique, soulignant l’alerte des médecins face à sa consommation excessive. « Caries dentaires, surpoids, obésité, diabète de type 2… Le lien de cause à effet est à un niveau de preuves scientifiques très élevé », précise, Mathilde Touvier, directrice de l’Équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle à l’Inserm. Le texte détaille les initiatives pour réduire la consommation de sucre, comme le substitut Süvy, et évoque les défis liés à l’addiction au sucre et aux politiques de santé publique.
Aujourd’hui En France Week-End, 11/09/2026
Libération souligne l’impact du numérique dans la chirurgie moderne, notamment au CHU de Nice où des jumeaux numériques révolutionnent les opérations. Le professeur Marc-Olivier Gauci, spécialiste de l’arthrose de l’épaule, utilise ces modèles en 3D pour simuler des interventions avant de les réaliser sur les patients. « Le numérique entre dans notre manière de traiter. », a insisté, Sarah Zohar, directrice de recherche à l’Inserm. « Dans les dix prochaines années, on prescrira plus de numérique que de médicaments traditionnels », ajoute-t-elle. Cette technologie, issue de l’industrie, améliore la précision et l’efficacité des traitements médicaux.
Libération, 10/09/2026
Le Point aborde les avancées dans la prise en charge de la sclérose en plaques (SEP) au CHRU de Nancy, où la santé mentale des patients est devenue une priorité en neurologie. En 2008, le registre lorrain des scléroses en plaques (ReLSEP) a été labellisé par l’Inserm et l’Institut de veille sanitaire, renforçant la position de Nancy comme référence nationale. Le CHRU de Nancy continue d’innover avec des recherches sur l’impact de la SEP sur la santé mentale et l’intégration de thérapies de soutien pour améliorer la qualité de vie des patients.
Le Point Supplément, 10/09/2026