À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Pollution de l’air : l’activité physique reste bénéfique
Le Monde aborde l’impact de l’activité physique dans les zones polluées, particulièrement pour les personnes atteintes de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). La pollution peut aggraver les symptômes respiratoires, tandis que l’activité physique, notamment la marche, peut contribuer à les atténuer. Une étude menée auprès de 262 patients dans six villes européennes montre que les bénéfices de la marche régulière semblent se maintenir dans les environnements pollués. Chaque tranche supplémentaire de 1 000 pas par jour est associée à une diminution d’environ 5% des exacerbations. Les chercheurs recommandent, toutefois, d’éviter les pics de pollution et de privilégier les espaces moins exposés. Valérie Siroux, épidémiologiste environnementale et respiratoire à l’Institut pour l’avancée des biosciences (Inserm et Université Grenoble Alpes), estime que « le bénéfice de l’activité physique, notamment en matière cardio-respiratoire, est supérieur à l’impact négatif de la pollution de l’air au niveau classiquement observé en Europe ». Thomas Similowski, pneumologue à la Pitié-Salpêtrière (AP-HP), souligne les biais de l’étude, mais approuve sa conclusion : vivre dans une ville polluée n’est pas incompatible avec le maintien d’une activité physique, même pour les patients atteints de BPCO.
www.lemonde.fr, 16/10/2026
Microbiote et dépression : la seconde clé de l’équilibre psychologique
Ici explore le lien entre le microbiote intestinal et la santé mentale, en soulignant l’importance de l’axe intestin-cerveau. Le microbiote, composé de bactéries, virus et levures, communique avec le cerveau via le nerf vague, des molécules sanguines et l’inflammation. La sérotonine, essentielle à l’humeur, est majoritairement produite dans l’intestin. Des chercheurs de l’Inserm, de l’Institut Pasteur et du CNRS ont démontré que le transfert de microbiote de souris déprimées à des souris saines induit des symptômes dépressifs, soulignant le rôle potentiel du microbiote dans la dépression. Cependant, ces liens restent des associations et non des causalités directes. Pour maintenir un microbiote sain, une alimentation diversifiée riche en fibres et aliments fermentés est recommandée, ainsi que l’activité physique et la gestion du stress. En cas de symptômes dépressifs persistants, il est conseillé de consulter un médecin.
Ici.fr, 16/10/2026
En bref
Dans une interview accordée à L’Express, Thibault Fiolet, épidémiologiste et docteur en nutrition et en santé publique, présente son livre « La nutrition sans intox », publié avec le soutien de l’Inserm, pour contrer les fausses informations sur la nutrition qui circulent sur les réseaux sociaux. Il critique notamment les régimes alimentaires restrictifs et les tendances alimentaires non fondées scientifiquement, soulignant l’importance d’une alimentation équilibrée pour préserver la santé à long terme. Thibault Fiolet encourage à se méfier des conseils nutritionnels non validés scientifiquement, souvent relayés par des influenceurs sans expertise, et à se référer aux recommandations des agences sanitaires comme l’Inserm.
www.lexpress.fr – 15/10/2026
France 2 interroge Mathilde Touvier, directrice de recherche à l’Inserm, sur l’extension de la taxe sur le sucre. Les données de l’Anses indiquent que 20 à 30% des Français dépassent les 100 g de sucre par jour recommandés. La chercheuse explique que l’objectif est d’étendre la taxe, déjà appliquée aux boissons sucrées, aux produits solides tels que « les viennoiseries, les bonbons, les biscuits industriels » et potentiellement aux aliments ultra-transformés sucrés, incluant les céréales du petit-déjeuner.
France 2, 16/10/2026
Le Progrès souligne la progression inquiétante du virus du Nil occidental en France, avec un record de 178 cas autochtones en 2026. « En réalité 178 cas déclarés, ça correspond à plusieurs milliers de personnes qui ont été exposées au virus. Les personnes asymptomatiques, on ne les détecte jamais sauf éventuellement dans des dons de sang. », explique, Yannick Simonin, chercheur à l’Inserm et professeur à l’Université de Montpellier. Ce virus, transmis par les moustiques, s’étend géographiquement en raison du changement climatique. Le pic de contaminations semble passé, mais la vigilance reste de mise, selon Santé publique France.
Leprogres.fr, 16/10/2026