Polluants éternels – Peste – Stress – Ebola – Cadnium – Vieillissement

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Des PFAS détectés dans des œufs en France

France 2, Franceinfo et Ici Berry mettent en lumière la contamination des œufs par les polluants éternels, les PFAS, en France. Une enquête menée par Radio France et le réseau Ici révèle que 57% des 91 œufs testés contiennent des PFAS et que 25% dépassent les seuils réglementaires, principalement chez les particuliers. Les PFAS, connus pour leur persistance et leur toxicité, peuvent notamment provenir de boues de papeteries ou d’usines textiles épandues sur les sols, de l’eau contaminée et d’anciens rejets d’incinérateurs. Xavier Coumoul, professeur de biochimie et de toxicologie à l’Université Paris Cité et directeur d’une unité de recherche à l’Inserm HealthFex, explique que les PFAS sont des molécules contenant du fluor, très stables, pouvant être associés à plusieurs effets sur la santé. Il souligne qu’il ne faut pas consommer d’œufs dépassant les normes et recommande de varier l’alimentation. Pour réduire la contamination, il suggère de tester les sols et d’accompagner les agriculteurs dans des mesures de remédiation. Selon lui, « il vaut mieux probablement ne pas consommer les œufs », quand les valeurs de PFAS sont élevées.

France 2, 06/10/2026 ; franceinfo, 06/10/2026 ; franceinfo, 06/10/2026 ; Ici Berry, 06/10/2026

Lire l’article « Polluants éternels – C’est quoi les PFAS ? »

Peste en Sibérie : le point sur la situation

RFI aborde les préoccupations internationales concernant la peste en Russie, après la mort suspecte d’un employé en Sibérie. Bien que des rumeurs de quarantaine circulent, les autorités russes soutiennent qu’il n’y a pas de crise sanitaire. Les États-Unis, par la voix de Marco Rubio, demandent plus de transparence. Le Dr. Florent Sebbane, directeur de recherche à l’Inserm et chef de l’équipe « Peste & Yersinia pestis » au Centre d’infection et d’immunité de Lille (CIIL), souligne l’importance d’informer rapidement la communauté scientifique en cas d’incident, pour éviter la propagation. La peste est un problème de santé publique mondial, bien qu’elle ne soit pas très médiatisée, en raison du faible nombre de cas, principalement concentrés en République démocratique du Congo et à Madagascar. Par ailleurs, dans une interview accordée à La Voix du Nord, Florent Sebbane minimise le risque d’une épidémie suite au décès en Sibérie, affirmant que les procédures de sécurité en laboratoire sont strictes. « Les autorités russes ont mis en surveillance les personnes contact. Il n’y a aucune raison de croire que l’épidémie puisse se propager. La quarantaine avait d’ailleurs été inventée justement à la suite des épidémies de peste. », explique-t-il. Le spécialiste affirme que la peste, bien que redoutée, est aujourd’hui contrôlable grâce aux antibiotiques et à la quarantaine.

RFI, 05/10/2026 ; Lavoixdunord.fr, 06/10/2026

Stress : des pratiques simples aux effets mesurés

Le Monde Science & Médecine rapporte que des chercheurs du monde entier explorent des pratiques simples pour réduire le stress, telles que le contrôle de la respiration, l’exercice physique, l’écoute de musique, le contact physique rassurant, l’exposition à la nature et la méditation. Cédric Galera, professeur en pédopsychiatrie et chercheur en épidémiologie Cédric Galera (hôpital Charles-Perrens, Inserm, université de Bordeaux), précise que ces pratiques peuvent avoir des effets statistiquement qualifiés de « petits à modérés » sur la population générale, mais que « l’effet, réel, est encore plus marqué chez certains individus ». Thomas Similowski, chef de service de pneumologie, médecine intensive et réanimation à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, souligne que ces approches visent le confort et la prévention, bien qu’elles ne remplacent pas les traitements médicaux. Les recherches sur ces pratiques sont souvent limitées en taille et en moyens, ce qui rend difficile l’obtention de preuves comparables à celles exigées dans l’industrie pharmaceutique. Les études montrent que des séances courtes d’exercice physique ou de méditation peuvent réduire le stress, mais elles nécessitent souvent une pratique régulière pour des effets durables. Les scientifiques mettent en garde contre la survente de ces approches, bien qu’elles puissent apporter un soutien précieux pour gérer l’anxiété et le stress quotidien.

Le Monde Science & Médecine, 06/10/2026

Lire le dossier « Troubles anxieux. Quand l’anxiété devient pathologique »

En bref

La Croix fait un reportage depuis Bunia, dans l’épicentre de l’épidémie d’Ebola à l’est du Congo. Le pays a franchi les 4 000 morts pour plus de 8 300 cas recensés. Le nombre de cas est probablement « deux à quatre fois supérieur », estime l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La méfiance persiste, avec 70% des décès dans les communautés. Le Dr John Muhito Bahura témoigne : « Certains ne croient toujours pas à la maladie. » Le Dr Patrick Uparpiu, survivant, plaide : « Il faut que les personnes aillent dans les centres pour être pris en charge à temps. »

La Croix, 06/10/2026

Lire le dossier « Ebola. Maîtriser ou prévenir la prochaine épidémie »

D’après Le Monde, le gouvernement français a décidé de réduire progressivement les taux de cadmium dans les engrais phosphatés, en réponse aux alertes sanitaires de l’Anses depuis 2011, fixant des seuils à 60 mg/kg à partir de 2027, puis à 20 mg/kg en 2030. Cette décision intervient après des alertes sur les dangers sanitaires du cadmium, notamment son lien avec l’augmentation des cancers, et sous la pression de propositions de loi et de la communauté médicale. Cette mesure, bien que saluée, est critiquée pour sa lenteur car elle ne garantira pas de réduction immédiate des concentrations de cadmium dans les aliments, nécessitant des décennies pour voir des effets sur la contamination des sols.

Le Monde, 06/10/2026

Lire l’article « Exposition au cadmium : pourquoi il faut s’inquiéter »

Le Figaro Santé explore la question de l’existence de gènes de la longévité et souligne que celle-ci ne dépend pas uniquement des gènes, mais aussi de l’environnement. Selon Jean-Marc Lemaître, directeur de recherche Inserm à l’Institut de Médecine régénératrice et Biothérapie de Montpellier (IRMB), la génétique expliquerait environ 10% de la longévité, contre 30% suggérés par des études antérieures. Des gènes comme FOXO3 et APOE2, présents dans les familles de centenaires, offrent une protection contre certaines maladies. Jean-Marc Lemaître suggère que l’avenir réside dans l’étude des protéines issues de ces gènes.

sante.lefigaro.fr, 06/10/2026

Lire le dossier du Magazine de l’Inserm sur le vieillissement