À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Perturbateurs endocriniens pendant la grossesse et baisse de QI
France Inter, Radio Classique et Santé Magazine révèlent une étude sur les effets des perturbateurs endocriniens, tels que les phtalates et bisphénols, sur le développement intellectuel des enfants. Elle précise que l’exposition des mères enceintes à ces substances chimiques impacte négativement le QI des enfants, avec une baisse moyenne de près de 3 points à l’âge de 3 ans. L’étude, menée par l’Inserm et l’Université Grenoble-Alpes, a analysé les échantillons d’urine de 380 femmes enceintes et leurs enfants, confirmant que ces polluants plastiques, présents dans les cosmétiques et emballages, perturbent le système hormonal. « Quelques points de QI en moins, cela peut sembler peu pour un enfant, mais à l’échelle de la population, cela se traduit par plus d’enfants en difficulté et moins d’enfants très performants. Ce qui a des conséquences pour l’école, la santé et l’économie, surtout si l’on garde à l’esprit que nous n’avons pas considéré toutes les substances chimiques potentiellement neurotoxiques », explique Claire Philippat, chargée de recherche à l’Inserm et co-autrice de l’étude. Elle recommande de réduire l’exposition en limitant l’usage de cosmétiques et d’emballages plastiques, tout en appelant à une réglementation stricte.
France Inter, 20/10/2026 ; Radio Classique, 20/10/2026 ; Santemagazine.fr, 20/10/2026
Lire le communiqué de presse du 20 octobre.
Dangers du bruit routier sur la santé
Les Échos dressent un état des lieux des dangers du bruit routier sur la santé, en s’appuyant sur les conclusions de plusieurs études scientifiques et les propos d’experts. Le bruit est présenté comme la deuxième plus grande menace pour la santé environnementale en Europe, d’après les données de l’Agence européenne pour l’environnement. Concernant la situation en France, Basile Chaix, directeur de recherche à l’Inserm, explique : « En France, 10 millions d’habitants sont fortement gênés par ces nuisances et 3 millions ont le sommeil perturbé par le bruit. Selon plusieurs évaluations, l’exposition au bruit des transports entraîne en moyenne une perte de 13 mois de vie en bonne santé. » L’Inserm confirme ces incidences avec son projet d’analyse épidémiologique et biologique Brouhaha. Il s’est appuyé sur les données existantes de 18 000 femmes ayant habité en Île-de-France ou en Auvergne-Rhône-Alpes entre 2000 et 2014. À partir de leurs adresses de résidence sur cette période et de cartes de bruit de ces régions, les chercheurs ont évalué le lien entre l’exposition à long terme au bruit des transports et le risque de diabète de type 2, d’hypertension artérielle, d’infarctus et d’AVC. Des premiers résultats indiquant une corrélation significative ont été publiés en décembre 2025 dans la revue scientifique Environment International.
Les Échos, 20/10/2026
En bref
La Provence aborde le passage à l’heure d’hiver dans la nuit du 24 au 25 octobre 2026 qui peut perturber le rythme biologique, malgré un gain d’une heure de sommeil. Selon l’Inserm, la lumière contribue à réguler la sécrétion de mélatonine, une hormone qui aide à s’endormir. La baisse de luminosité en fin de journée réduit la visibilité des piétons et des cyclistes et s’accompagne d’une hausse de 34% des accidents entre 17h et 19h au moment du changement d’heure.
www.laprovence.com, 19/10/2026
Consulter le dernier C’est dans l’air.
Les Échos évoquent le potentiel de la psilocybine dans le traitement des dépressions résistantes qui concernent un tiers des patients pour lesquels les antidépresseurs traditionnels se révèlent inefficaces. Après l’introduction de la kétamine, la psilocybine fait l’objet d’évaluations cliniques en vue d’une éventuelle autorisation de mise sur le marché aux États-Unis. Les études menées par Compass Pathways montrent des résultats prometteurs, avec une réduction significative des symptômes dépressifs après une seule prise. En agissant sur la neuroplasticité cérébrale, la psilocybine pourrait ouvrir une nouvelle voie thérapeutique dans la prise en charge des troubles dépressifs et anxieux.
Les Échos, 19/10/2026