Organoïdes – infantisme – l’IA pour analyser des images microscopiques de cellules immunitaires – vitamine C – pilule contraceptive

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Les organoïdes au service de la recherche médicale

Le Point Supplément met en lumière l’innovation des organoïdes, des répliques de tissus en 3D qui ouvrent de nouvelles pistes pour la recherche médicale. Ces modèles vivants reproduisent certaines fonctions physiologiques humaines et les mécanismes de maladies. Ils permettent de tester la toxicité des traitements plus en amont et de réduire l’expérimentation animale. À Toulouse, Nicolas Gatimel, professeur en biologie et en médecine de la reproduction au CHU de Toulouse, développe des organoïdes de trompes de Fallope pour améliorer la procréation médicalement assistée. Ses travaux pourraient, d’ici cinq à dix ans, modifier la composition des liquides de culture utilisés en fécondation in vitro. Élodie Chantalat, professeure des universités et cheffe du service de gynécologie du CHU de Toulouse, développe des organoïdes pour étudier l’endométriose. En collaboration avec Françoise Lenfant, directrice de recherche à l’Inserm, elle crée des répliques cellulaires spécifiques aux différentes localisations de la maladie. À noter que Nathalie Vergnolle, biologiste et directrice de recherche à l’Inserm, est également associée à l’équipe de Nicolas Gatimel.

Le Point Supplément, 08/102 026

L’« infantisme », un frein à l’engagement des jeunes

Dans une interview au Monde, Laelia Benoit, pédopsychiatre affiliée à l’Inserm et sociologue au Yale Child Study Center (université Yale, Connecticut), analyse le discours sur les mobilisations lycéennes en France, à travers le prisme de l’« infantisme ». Ce concept qu’elle a introduit en France désigne les préjugés et discriminations envers les mineurs, en raison de leur âge. Elle critique les discours politiques et médiatiques qui dévalorisent les jeunes en les qualifiant de « manipulés » ou d’« immatures », niant ainsi leur capacité à agir politiquement. Laelia Benoit souligne que ces attitudes révèlent un « double standard » : les jeunes sont perçus comme trop immatures pour participer aux décisions, mais assez responsables pour subir la répression. Elle affirme que les jeunes sont une « minorité sociale discriminée », dénuée de pouvoir économique et social. « Les jeunes ne sont pas dupes des discriminations et du mépris que leur réserve la société », déclare-t-elle, ajoutant que ce mépris affecte leur santé mentale. Laelia Benoit critique aussi les initiatives gouvernementales, visant à « recueillir la parole des jeunes » comme des démarches cosmétiques. Enfin, elle souligne que les jeunes souhaitent une véritable participation politique. « Si l’on souhaite sortir de l’infantisme, il faut les écouter et les entendre vraiment », conclut-elle.

lemonde.fr, 07/10/2026

En bref

Le Point Supplément met en lumière les avancées d’une équipe de chercheurs de l’Inserm et de l’Institut de recherche en informatique de Toulouse (Irit) dans l’utilisation de l’intelligence artificielle pour analyser des images microscopiques de cellules immunitaires. Salvatore Valitutti, directeur de recherche à l’Inserm, et Sylvain Cussat-Blanc, informaticien à l’Irit, collaborent sur ce projet innovant qui vise à identifier les cellules tueuses, comme les lymphocytes T, grâce à un programme d’intelligence artificielle. L’algorithme est conçu pour s’améliorer avec le temps, n’exigeant qu’une douzaine d’images pour son entraînement initial.

Le Point Supplément, 08/10/2026

La chronique Allô le doc, sur TF1, discute l’utilité des suppléments de vitamine C en comprimés pour lutter contre les virus d’automne. Plusieurs études, dont une mise en avant par l’Inserm, ont mis en évidence que prendre des comprimés au-delà des recommandations de la vitamine C, n’a en réalité aucune incidence sur la fréquence, la durée et la sévérité des symptômes. De plus, l’achat de ces comprimés est jugé comme une dépense inutile, les besoins journaliers de 110 mg étant facilement couverts par l’alimentation.

TF1, 07/10/2026

Le Progrès rapporte une diminution significative de l’utilisation de la pilule contraceptive en France, passée de 55,8% en 2005 à 26,8% en 2023, d’après l’enquête « Santé reproductive » de l’Inserm. Cette tendance est accentuée par une récente alerte de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), sur le risque de méningiome lié aux pilules à base de désogestrel, bien que le risque soit jugé « très faible ». La situation suscite ainsi des inquiétudes chez les utilisatrices. Quant aux professionnels de santé, ils appellent à la prudence, face à une interruption brusque de la pilule.

Le Progrès, 08/10/2026