À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Octobre rose sensibilise au dépistage du cancer du sein
La Croix rapporte que la campagne annuelle Octobre rose, débutant le 1er octobre, sensibilise au dépistage du cancer du sein en France. Le média souligne que 17% des cas de cancer du sein sont liés à la consommation d’alcool, et d’autres facteurs de risque incluent le surpoids, le tabac et le manque d’activité physique. L’Inserm précise que les traitements hormonaux combinés pour la ménopause sont associés à une « augmentation modeste du risque de cancer du sein, dépendant de la durée d’utilisation », mais que ce risque diminue après l’arrêt du traitement. L’Institut national du cancer recommande le dépistage tous les deux ans à partir de 50 ans, car 80% des cancers du sein se développent après cet âge. Enfin, des facteurs protecteurs comme une puberté tardive ou une grossesse avant 25 ans peuvent réduire le risque, mais ne doivent pas retarder les dépistages.
www.la-croix.com – 01/10/2026
Consulter le dernier C’est dans l’air sur Octobre rose.
Enjeux du microbiote intestinal
Dans une interview accordée à RFI, le professeur Harry Sokol, chercheur à l’Inserm et spécialiste en gastro-entérologie, discute de l’importance croissante du microbiote intestinal. Il explique que l’intérêt scientifique pour le microbiote a explosé au début des années 2000 grâce au séquençage de l’ADN, permettant de mieux comprendre son rôle crucial sur la santé. Harry Sokol souligne que, bien que le microbiote soit un sujet en vogue, il est important de distinguer « les vérités et les mensonges » entourant ce domaine. Il mentionne que le microbiote a des effets significatifs sur le système immunitaire et potentiellement sur le cerveau et l’humeur, bien que la science soit encore émergente dans ces domaines. Concernant les traitements, Harry Sokol avertit que la transplantation fécale doit être effectuée sous contrôle médical strict, principalement pour les infections à Clostridium difficile. Il met également en garde contre les tests commerciaux du microbiote, qui, selon lui, ne sont pas encore scientifiquement validés pour un usage clinique. Enfin, il recommande un régime méditerranéen riche en fibres pour favoriser un bon microbiote.
RFI, 30/09/2026, RFI, 30/09/2026
En bref
Dans une interview accordée à France 5, Mathilde Touvier, directrice à l’Eren (CRESS-EREN) à l’Inserm, souligne l’importance des bonnes habitudes alimentaires précoces, affirmant qu’elles sont difficiles à changer plus tard. Elle met en garde contre certains aliments ultratransformés destinés aux enfants. David Val-Laillet, directeur de recherche à l’Institut NumMeCan (Inrae, Inserm, Université de Rennes), ajoute que le comportement alimentaire se construit tout au long de la vie, dès avant la naissance. Mathilde Touvier insiste : « C’est vraiment important de savoir qu’en nutrition, on parle vraiment en termes de fréquence et de quantité ».
France 5, 29/09/2026
Santé Magazine interroge Hervé Platel, professeur de neuropsychologie à l’université de Caen et directeur d’un laboratoire Inserm, sur l‘impact positif de l’art sur la santé mentale dans le cadre de la Semaine d’information sur la santé mentale, du 5 au 18 octobre 2026, avec le thème « Ouvrons-nous aux arts ». Hervé Platel explique qu’« écouter de la musique modifie le fonctionnement du cerveau avec un impact positif sur la santé mentale ». Le professeur a mené une étude avec le musée des Beaux-Arts de Caen, où 187 participants ont montré un bien-être accru, surtout avec une médiation culturelle et des visites en binôme.
Sante Magazine, 01/10/2026
Dans une tribune publiée par Sud Ouest, Naim Akhtar Khan, directeur de l’équipe de recherche Physiologie de la nutrition & toxicologie (NuTox) – UMR 1231 Inserm/Université de Bourgogne, explore la notion d’une sixième saveur : le « goût du gras ». Historiquement évoquée par Aristote et Jean Fernel, cette saveur est aujourd’hui soutenue par des études modernes, y compris celles de l’équipe de recherche NuTox de l’Inserm. Des récepteurs spécifiques, CD36 et GPR120, détectent les lipides. L’obésité semble liée à une diminution de cette détection, proposant des cibles thérapeutiques potentielles pour traiter l’obésité, comme un spray buccal stimulant ces récepteurs.
Sudouest.fr, 30/09/2026