Nutri-Score – vaccin anticancer – traitement des maladies neurodégénératives – mémoire : mécanismes de plasticité – biomarqueurs de l’endométriose

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Débat sur le Nutri-Score

Libération met en lumière l’initiative transpartisane de députés français, visant à rendre obligatoire le Nutri-Score sur les emballages et dans les publicités alimentaires. Reconnu pour son efficacité dans la lutte contre les maladies chroniques, ce système d’étiquetage nutritionnel reste actuellement facultatif en France. Serge Hercberg, l’un de ses défenseurs, se montre optimiste quant à l’adoption de cette mesure, soutenue par une pétition ayant recueilli plus de 114 000 signatures et par plusieurs amendements au projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027. Salué par l’OMS, le Nutri-Score a également vu son efficacité validée par l’Eren, une équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle rattachée à l’Inserm et à l’Inrae. Toutefois, l’obligation d’affichage se heurte à des résistances, notamment de la part de l’industrie agroalimentaire et de certains députés, qui s’inquiètent de ses conséquences sur les produits du terroir. Le compromis proposé prévoit une exemption pour les produits bénéficiant des appellations AOP et IGP. Malgré les réticences de l’exécutif, le débat progresse à l’Assemblée nationale, où les amendements ont été adoptés en commission des affaires sociales. Les défenseurs du Nutri-Score espèrent que la France prendra l’initiative à l’échelle européenne, malgré les obstacles juridiques invoqués par le gouvernement.

Libération, 20/10/2026

Cancer : vaccin UCPVax

L’Alsace et Le Télégramme révèlent les avancées du vaccin anticancer UCPVax développé par le CHU de Besançon. Ce vaccin thérapeutique, ciblant l’enzyme télomérase présente dans de nombreux cancers, a montré des résultats encourageants sur plus de 300 patients en France, notamment pour le glioblastome, un des cancers cérébraux les plus agressifs. UCPVax, fruit de 16 ans de recherche publique associant le CHU et le laboratoire UMR Right (Inserm, Établissement français du sang, Université de Franche-Comté), stimule les lymphocytes T CD4 pour coordonner la réponse immunitaire. Les essais cliniques ont révélé des rémissions complètes chez certains patients atteints de cancers liés au papillomavirus et du poumon. Cependant, pour confirmer son efficacité à grande échelle, une levée de fonds de 6 millions d’euros est nécessaire pour poursuivre les essais de phase III, avec l’espoir d’une mise sur le marché en 2032.

L’Alsace, 21/10/2026 ; Le Télégramme, 21/10/2026

En bref

La Croix expose une avancée majeure dans le traitement des maladies neurodégénératives. Le 20 octobre 2026, le laboratoire Genov de l’Institut du cerveau et WhiteLab Genomics ont présenté des résultats prometteurs en thérapie génique. Leurs nouveaux vecteurs, testés sur des souris, montrent une efficacité 50 fois supérieure sans toxicité pour le foie. Françoise Piguet, responsable de l’unité d’innovation Genov chez Institut du Cerveau, en précise l’objectif : « Transformer une cellule malade en une cellule traitée. » David DelBourgo, PDG de WhiteLab Genomics, évoque « un gros enjeu de souveraineté d’accès aux traitements ».

La Croix, 20/10/2026

Dans une interview accordée à Pour la Science, Laurent Venance, directeur de recherche à l’Inserm, explique comment le cerveau utilise des mécanismes de plasticité ultrarapide pour mémoriser des expériences uniques. Il souligne que le « one-shot learning » est essentiel pour la survie, permettant de retenir des événements traumatisants ou marquants. Laurent Venance a découvert un nouveau type de plasticité synaptique, la potentiation à long terme médiée par les endocannabinoïdes, qui se produit après seulement 5 à 10 stimulations neuronales.

pourlascience.fr, 21/10/2026

Le Progrès rapporte qu’une équipe de chercheurs de l’Inserm et de l’Institut Pasteur a découvert cinq biomarqueurs de l’endométriose dans le sang menstruel. Cette avancée pourrait ouvrir la voie à un diagnostic non invasif de cette maladie. L’étude, menée par les chercheuses de l’Inserm Camille Berthelot et Axelle Brulport, a analysé des échantillons de sang de dix femmes, révélant des différences significatives entre les cellules épithéliales et stromales. Axelle Brulport souligne que ces résultats « montrent que le sang menstruel, facilement accessible, pourrait être utilisé à des fins de diagnostic », bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires.

Le Progrès, 21/10/2026

Consulter le communiqué de presse du 10 septembre 2026.