Mieux comprendre le trouble du spectre autistique – concept d’infantisme – recherche sur le cancer pédiatrique de l’os – l’IA identifie quatre profils distincts de patients victimes d’infarctus – les comportements complexes des eucaryotes unicellulaires

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Mieux comprendre le trouble du spectre autistique

Dans une interview accordée à France Inter, Boris Chaumette, psychiatre au GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences à l’Hôpital Sainte-Anne et chercheur à l’Inserm, explique que « le trouble du spectre autistique (TSA) est un continuum » avec des symptômes variant d’une personne à l’autre, notamment en matière de communication et d’intérêts restreints. Il précise que l’autisme est un trouble du neurodéveloppement et non une pathologie psychiatrique, ajoutant que « l’autisme n’est pas acquis, il est présent à la naissance » et est principalement d’origine génétique, bien que des facteurs environnementaux puissent jouer un rôle. Boris Chaumette souligne également que le diagnostic de l’autisme repose sur des critères cliniques, sans recours à des tests biologiques ou d’imagerie cérébrale, et qu’il est crucial pour anticiper et organiser la vie des personnes concernées. Il note que « le diagnostic vient finalement éclairer toute son histoire de vie » pour les personnes diagnostiquées tardivement, leur permettant de mieux comprendre leurs expériences passées. Enfin, il évoque les recherches en cours qui pourraient à l’avenir permettre un diagnostic basé sur des biomarqueurs, ce qui offrirait des perspectives de détection plus précoce et précise.

France Inter21/09/2026 ; France Inter21/09/2026

Concept d’infantisme

France Culture consacre une semaine au concept d’infantisme en donnant la parole à Laelia Benoit, pédopsychiatre et chercheuse à l’Inserm. Ses explications définissent l’infantisme comme « l’ensemble des préjugés et discriminations à l’encontre des enfants et on entend enfant au sens de mineur, de 0 à 18 ans, du simple fait de leur âge donc c’est une forme d’agisme ». Cette discrimination est alimentée par une vision négative et des stéréotypes, comme celui de l’enfant pourri-gâté dans le film Charlie et la chocolaterie (1964). L’idée sous-jacente, appuyée par les travaux de Marion Cuerq, spécialiste des droits de l’enfant et de la culture suédoise, est que « l’enfant est fondamentalement mauvais », ce qui légitime le besoin de contrôle des adultes. Laelia Benoit note que « la culture infantiste est particulièrement ancrée » en France. Elle distingue ce terme de deux autres notions. L’adultisme décrit « un monde pensé par et pour les adultes dont l’enfant serait exclu ». L’infantilisme est « l’idée de se comporter comme un enfant ou les comportements qui seraient enfantins », avec une connotation négative (immaturité, impatience), retenant uniquement les aspects jugés pénibles du comportement des enfants.

France Culture, 21/09/2026 ; France Culture, 21/09/2026

En bref

Ouest-France s’intéresse à la recherche sur le cancer pédiatrique de l’os, notamment l’ostéosarcome, menée par des chercheurs à Nantes, Lyon, Marseille et Toulouse. Les équipes testent des médicaments existants pour compléter les traitements. Benjamin Ory, directeur d’une équipe de recherche (Inserm / université de Nantes) sur les sarcomes pédiatriques, souligne : « Repositionner ces molécules thérapeutiques déjà mises sur le marché peut faire gagner un temps précieux ».

www.ouest-france.fr, 21/09/2026

Le Figaro révèle que l’intelligence artificielle, via le registre FAST-MI 2015, a permis d’identifier quatre profils distincts de patients victimes d’infarctus, chacun avec des pronostics de mortalité variés. Parmi ces groupes, les femmes très âgées, souvent mal comprises par les secours, sont particulièrement vulnérables. L’analyse, utilisant une méthode de regroupement non supervisé, souligne la nécessité d’améliorer la détection préhospitalière pour ces patients à risque, afin de leur offrir un accès plus direct aux soins cardiologiques.

Le Figaro, 21/09/2026

Le Monde explore l‘univers des eucaryotes unicellulaires, révélant comment ces micro-organismes, composés d’une seule cellule, manifestent des comportements complexes. « Ce qu’on a sous les yeux lorsque l’on regarde ces micro-organismes ressemble en effet beaucoup à des animaux : ça marche, ça se nourrit, ça bouge partout », explique Romain Brette, chercheur à l’Inserm. Ces unicellulaires, comme la paramécie, démontrent des capacités de cognition, telles que l’évitement d’obstacles et la recherche de nourriture, comportements que l’on pensait réservés aux animaux. « En ce moment, nous travaillons sur la recherche de nourriture chez la paramécie, et il semble qu’il y ait des phénomènes similaires à ce que l’on peut observer chez les animaux », raconte Romain Brette.

Lemonde.fr, 21/09/2026