Microbiome intestinal et vaccination – santé mentale des jeunes – dépistage du cancer du sein – traumatismes crâniens liés au sport – amnésie traumatique liée aux violences sexuelles

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Le microbiome intestinal influence notre réaction face à la vaccination

Franceinfo met en avant une étude qui pourrait expliquer les effets secondaires des vaccins, notamment la fatigue et la fièvre, par des réactions provenant du microbiote intestinal. Une équipe internationale de chercheurs, incluant des scientifiques de l’Institut Pasteur et de l’Inserm, a étudié cette hypothèse et leurs résultats ont été publiés dans la revue Science. Benoît Chassaing, directeur de recherche Inserm à l’Institut Pasteur à Paris, explique que les participants ayant développé de la fièvre, après la vaccination avaient davantage de « bactéries à flagelles » dans leurs intestins, ce qui pourrait être perçu par le système immunitaire comme un « signal de danger potentiel ». Il souligne également que « l’alimentation semble influencer » la présence de ces bactéries, car elles sont plus présentes chez les personnes consommant des aliments transformés. Les chercheurs ont découvert que certains additifs alimentaires peuvent augmenter la présence de ces bactéries, ce qui pourrait influencer l’efficacité des vaccins. Des recherches supplémentaires seront nécessaires avant de pouvoir recommander des modifications alimentaires avant une vaccination.

Franceinfo – 09/10/2026

Lire le communiqué de presse du 9 octobre.

Santé mentale des jeunes : la pression scolaire et les écrans en question

L’AFP, Les Échos Week-End, Le Figaro Santé et Ouest-France abordent la pression scolaire et ses effets sur la santé mentale des jeunes. L’AFP souligne que Parcoursup et le système scolaire génèrent une forte pression qui affecte le bien-être mental des élèves. L’étude Mentalo, menée depuis 2024 par une équipe de recherche de l’Inserm et de l’Université Paris Cité auprès de jeunes âgés de 11 à 24 ans, montre que « la santé mentale est très liée à leur perception de la réussite scolaire ». Les Échos Week-End examinent les inquiétudes liées aux écrans. Dans une interview, Bruno Falissard, pédopsychiatre et directeur du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations de l’Inserm, insiste sur la nécessité de s’adapter à cette révolution numérique sans céder à la panique. Il souligne également les effets possibles de certains outils, comme Pronote, sur la santé mentale des jeunes. « Il ne faut ni les diaboliser, ni les banaliser », déclare-t-il. Le Figaro Santé et Ouest-France s’appuient également sur les résultats de l’étude Mentalo. Ils soulignent les effets de la pression scolaire, des usages numériques et du sentiment de solitude. Karine Chevreul, professeure de santé publique et responsable scientifique de Mentalo, relève que « les collégiennes sont en train de décrocher ». Elle souligne la nécessité d’apprendre aux jeunes à reconnaître les signes de détérioration de leur santé mentale.

AFP, 08/10/2026 ; Les Échos Week-End, 09-10/10/2026, sante.lefigaro.fr, 08/10/2026 ; sante.ouest-france.fr, 08/10/2026

En bref

Arte présente un débat sur la 33e édition d’Octobre Rose, une campagne de sensibilisation au dépistage du cancer du sein, qui révèle que la France est en retard par rapport à l’Europe. Chaque année, 61 000 nouveaux cas sont diagnostiqués, avec 35 décès par jour. Les intervenants soulignent les inégalités d’accès à la mammographie et évoquent les facteurs environnementaux. Une étude de l’Inserm de 2021 établit un lien fort entre pollution atmosphérique et cancer du sein : l’exposition au dioxyde d’azote et aux particules fines augmenterait le risque de 28%.

Arte, 08/10/2026

Le Progrès s’interroge sur la dangerosité du jeu de tête au football pour la santé des enfants. Face aux inquiétudes croissantes, des mesures de précaution sont mises en place, notamment à l’académie de Côme (Lombardie, Italie) qui interdit le jeu de tête jusqu’à 10 ans. Emmanuel Orhant, Directeur Médical de la Fédération Française de Football (FFF), a constaté un risque accru de maladies neurodégénératives chez les anciens professionnels. Jean-François Chermann, neurologue et chercheur associé à l’Inserm, spécialiste des traumatismes crâniens liés au sport, souligne que « cette médecine du cerveau est en train de s’écrire »

Le Progrès, 09/10/2026

Ouest France aborde l’amnésie traumatique liée aux violences sexuelles à travers des témoignages poignants. Aline Desmedt, neurobiologiste à l’Inserm et professeure de neurosciences à l’université de Bordeaux, explique que l’amnésie est « un symptôme du TSPT ». Elle précise que l’amnésie « est un déficit de mémoire consciente du trauma et porte essentiellement sur le contexte de l’événement traumatique, ». La réintégration consciente de ces souvenirs, bien que douloureuse, permet de réduire les symptômes post-traumatiques.

Ouest France, 09/10/2026