Maladie de Parkinson – pesticides – neurodiversité – complexité des causes du cancer – liens entre pesticides et maladies neurodégénératives

Ces boutons servent à modifier la taille des textes /

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Parkinson : une maladie fréquente aux causes encore incertaines

Dans le cadre de la Journée mondiale de Parkinson qui aura lieu le 11 avril 2026, l’AFP s’intéresse à la maladie de Parkinson, l’une des principales pathologies neurodégénératives avec Alzheimer, qui affecte plus de dix millions de personnes dans le monde. Cette maladie touche principalement les hommes et les personnes de plus de 50 ans, bien que sa prévalence chez les jeunes augmente. Elle se caractérise par des tremblements, une rigidité musculaire et des difficultés à initier des mouvements. Toutefois, l’Inserm souligne que « tous ces signes ne sont pas présents en même temps et n’ont pas forcément la même intensité » ; le diagnostic est difficile car les symptômes sont insidieux et non spécifiques. La maladie est liée à la disparition de neurones produisant la dopamine, mais ses causes premières restent inconnues. Les traitements actuels, comme la L‑dopa, visent à compenser la perte de dopamine mais ont des effets secondaires significatifs. Selon l’Inserm, seuls 15% des cas ont une composante génétique, et l’exposition à certains pesticides est un facteur de risque établi. De son côté, RFI propose un entretien avec David Devos, directeur de l’équipe de recherche en neurosciences TREAT, labellisée Inserm. Il explique que « la dopamine est particulièrement impliquée dans de très nombreux processus, notamment tout ce qui est automatique », soulignant son rôle central dans la maladie. Les symptômes apparaissent après des années de dégradation neuronale, ce qui rend le diagnostic précoce difficile. Le chercheur insiste enfin sur l’importance de la recherche pour améliorer le diagnostic et les traitements.

AFP, 09/04/2026, RFI, 09/04/2026

Pesticides : l’appel à une mobilisation collective

Dans une interview croisée accordée au journal Libération, Fleur Breteau, fondatrice du collectif Cancer Colère, et Xavier Coumoul, toxicologue et chercheur à l’Inserm, discutent de la nécessité d’une action collective face à l’inaction des pouvoirs publics concernant les pesticides. Xavier Coumoul met en lumière les lacunes des agences sanitaires et l’impact des pesticides sur la santé publique, soulignant l’importance de rendre ses travaux scientifiques accessibles. Ensemble, ils critiquent l’idée que la prévention des maladies repose uniquement sur les individus et appellent à une transformation institutionnelle. Leur échange met en avant l’urgence d’une mobilisation citoyenne et d’une éducation populaire pour contrer l’inaction gouvernementale et les intérêts agro-industriels.

Libération Supplément, 10/04/2026

En bref

L’émission « Grand bien vous fasse » sur France Inter, aborde la neurodiversité, concept apparu à la fin des années 1990 pour déstigmatiser l’autisme et les troubles du neurodéveloppement. Brigitte Chamak, ingénieure de recherche émérite à l’Inserm, rappelle que ce mouvement visait à présenter l’autisme comme une singularité, mais qu’il tend à « gommer les différences de niveaux de sévérité ». Elle souligne que cette évolution découle notamment de l’élargissement des critères diagnostiques en psychiatrie, qui a regroupé des profils très hétérogènes sous un même spectre. L’hétérogénéité s’est encore accrue avec la catégorie des « troubles du neurodéveloppement » (TND), qui rassemble des situations très diverses.

France Inter, 08/04/2026

Le Figaro explore la complexité des causes du cancer, soulignant que la hausse des cas ne peut être attribuée uniquement à des facteurs environnementaux comme les pesticides ou la pollution. Antoine Flahault, professeur de santé publique à l’université Paris-Cité (hôpital Bichat et Inserm), précise que « pour des risques faibles ou diffus, l’histoire est pleine d’associations fragiles qui n’ont jamais été confirmées. » Les experts, dont Steven Le Gouill, directeur des hôpitaux de l’Institut Curie, insistent sur une approche nuancée, intégrant des comportements individuels et des facteurs environnementaux, sans négliger les incertitudes scientifiques.

Le Figaro, 10/04/2026

France Culture organise un débat sur la dangerosité des pesticides, confrontant les points de vue de plusieurs experts. François Dedieu, sociologue et directeur de recherche à l’INRAE, expose les conclusions des rapports de l’Inserm (2013 et 2021), qui établissent un lien entre l’exposition aux pesticides et une surincidence de maladies comme Parkinson et certains cancers (lymphomes non hodgkiniens) chez les agriculteurs. Il explique que l’Inserm s’est notamment appuyé sur une étude de l’Agriculture Health Study, qui reposait sur 5 000 applicateurs et a permis de mettre en évidence un certain nombre de surincidences.

France Culture, 09/04/2026