La peur décryptée par la science – Syndrome de la personne raide – DMLA – Dopage

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Les chercheurs décryptent les mécanismes de la peur

Le Monde se penche sur la complexité de l’émotion de peur, vitale pour la survie, mais dont le seuil de réaction varie considérablement d’une personne à l’autre. Les avancées en imagerie cérébrale ont permis de mieux comprendre les mécanismes de la peur. Un cas exceptionnel est celui de « SM », une Américaine incapable de ressentir la peur en raison de lésions sévères de ses amygdales, causées par la maladie d’Urbach-Wiethe. Ce cas met en lumière le rôle crucial des amygdales dans la détection des menaces externes. Les chercheurs, dont Clément Léna et Daniela Popa, directeurs de recherche à l’Inserm, ont souligné que la peur engage un vaste circuit cérébral, impliquant notamment les amygdales et le cortex préfrontal. Ces recherches visent à développer des traitements pour les troubles liés à la peur, tels que l’anxiété et les phobies. Le cervelet a également été identifié comme un acteur clé dans l’apprentissage de l’inhibition de la peur. Des approches psychothérapeutiques sont explorées pour désamorcer les peurs pathologiques, en s’appuyant sur l’apprentissage de la sécurité. Le média évoque également les débuts controversés des expériences de conditionnement, illustrés par le cas du « petit Albert ».

lemonde.fr, 28/09/2026

Lire l’article « Troubles du stress post-traumatique : la peur généralisée sous-tendue par un transporteur cérébral »

Syndrome de la personne raide : Kyverna teste une thérapie prometteuse

Les Échos informent que la biotech américaine Kyverna a annoncé des résultats intermédiaires prometteurs pour sa thérapie « Miv-Cel » contre le syndrome de la personne raide, une maladie autoimmune incurable dont souffre notamment la chanteuse Céline Dion. Cette thérapie cellulaire, administrée en une injection unique, montre une efficacité croissante avec le temps et pourrait devenir le premier traitement Car-T Cell appliqué à une maladie auto-immune. Céline Dion a soutenu financièrement la recherche sur cette maladie en versant 2 millions de dollars à l’université du Colorado pour créer une chaire dédiée aux problèmes auto-immuns neurologiques. Les essais cliniques de Kyverna, dirigés par la chercheuse Amanda Piquet, montrent des améliorations significatives de la motricité et de la raideur chez les patients, sans problèmes de toxicité. Kyverna prévoit de soumettre une demande de commercialisation de Miv-Cel d’ici fin 2026, avec une procédure d’examen en continu pour accélérer sa mise sur le marché. Le syndrome de la personne raide affecte environ 6 000 personnes aux États-Unis, et la maladie pourrait être sous-diagnostiquée en France.

Les Échos, 28/09/2026

En bref

Le Progrès présente une avancée significative dans le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) avec un implant rétinien, PRIMA, qui redonne une vision fonctionnelle aux patients. Le 22 juillet 2026, Science Corporation a annoncé sa commercialisation en Europe après l’obtention du marquage CE. Ce dispositif, développé par une équipe internationale incluant l’Institut de la Vision (Inserm/CNRS/Sorbonne Université), a montré des résultats prometteurs lors d’essais cliniques.

leprogres.fr, 29/09/2026

La Nouvelle République du Centre-Ouest révèle que l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) ambitionne de renforcer sa présence dans le sport amateur entre 2025 et 2030. En 2025, 25% des 11 159 contrôles antidopage concernaient des amateurs de haut niveau, dont 0,82% étaient positifs. L’Inserm rapporte que « d’autres études ont été réalisées dans plusieurs pays européens [..], toutes ont montré une consommation chez les sportifs récréatifs (amateurs) avec des estimations allant de 2 à 39%, selon les disciplines et méthodes d’investigation, montrant que le dopage n’épargne pas le sport récréatif ». L’AFLD vise à accentuer son rôle en santé publique pour contrer ce phénomène.

La Nouvelle République du Centre-Ouest, 29/09/2026