IA et insuffisance cardiaque – Futures pandémies – Pollution de l’air et cerveau – Pilule contraceptive – Covid-19 – Organoïdes

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

L’IA pour mieux comprendre l’insuffisance cardiaque

Dans une interview accordée au Figaro, Jean-Sébastien Hulot, chef du service de pharmacologie et directeur du centre d’investigations cliniques à l’Hôpital européen Georges-Pompidou, a présenté, le 24 septembre 2026, lors des journées de la Société française de cardiologie, les résultats de sa recherche sur l’insuffisance cardiaque. Cette maladie, qui touche plus de 1,3 million de Français, se manifeste sous deux formes : l’insuffisance cardiaque classique et l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée (ICFEP). La seconde, moins connue, est en progression, en raison du vieillissement de la population et de l’augmentation des cas de diabète et d’obésité. Jean-Sébastien Hulot souligne : « Dans la forme classique d’insuffisance cardiaque, le cœur a un problème de contraction », tandis que l’ICFEP se caractérise par un dysfonctionnement lors du remplissage du cœur. Avec l’aide de l’Inserm, Jean-Sébastien Hulot a utilisé l’intelligence artificielle pour analyser les données de 155 patients, identifiant deux profils distincts de l’ICFEP. Il espère que ces découvertes permettront de « mieux personnaliser les traitements » et de tester l’efficacité des traitements anti-inflammatoires, qui pourraient être bénéfiques pour le groupe présentant des inflammations marquées.

Le Figaro, 28/09/2026

Le chercheur Xavier Lescure alerte sur les futures pandémies

Dans un entretien accordé à TMC, Xavier Lescure, infectiologue à l’hôpital Bichat et chercheur à l’Inserm, discute des futures épidémies potentielles, exacerbées par le dérèglement climatique, la déforestation et la mondialisation. Il souligne que le Covid-19 n’était qu’un avertissement et que la société doit être prête pour les pandémies à venir. Xavier Lescure insiste sur l’importance d’adopter une approche intégrée de la santé humaine, animale et environnementale pour mieux anticiper ces crises. Dans son livre « Epidémia », il décrit la fin d’un monde plutôt que la fin du monde, en soulignant que la société de consommation dépasse les limites planétaires et vit à crédit. Il identifie trois facteurs clés de l’émergence des pandémies : l’augmentation des pathogènes due à des pressions environnementales, la propagation facilitée par la globalisation et la fragilité des systèmes sociaux et de santé. Xavier Lescure propose de repenser les objectifs de vie et de mettre en place des indicateurs de santé globale qui intègrent les aspects humains, animaux et environnementaux. Enfin, il minimise le retour de la Covid-19 comme un faux problème, insistant sur l’importance de se préparer aux risques saisonniers connus.

TMC, 25/09/2026

Pollution de l’air : des effets étudiés sur le cerveau

Sante.lefigaro.fr a interviewé Stéphane Jamain, directeur de recherche à l’Inserm et codirecteur de l’Institut Mondor de recherche biomédicale (IMRB), sur le lien entre pollution de l’air et troubles mentaux. L’équipe de Stéphane Jamain, composée de 60 personnes, cherche à identifier les facteurs de risque associés aux troubles neuropsychiatriques. Une étude menée à l’hôpital Henri-Mondor a montré une corrélation entre les pics de pollution et les admissions aux urgences psychiatriques, notamment pour des crises psychotiques et des épisodes dépressifs. L’exposition à la pollution atmosphérique pourrait multiplier par deux le risque de développer une psychose et par trois celui de l’autisme. Stéphane Jamain souligne que ces observations épidémiologiques ne prouvent pas de lien causal direct, mais indiquent un risque accru dans des environnements urbanisés. Pour approfondir, l’IMRB, avec le soutien de l’Inserm, développe une chambre de simulation atmosphérique pour exposer des organoïdes cérébraux à des atmosphères polluées, explorant les mécanismes biologiques potentiels, tels que l’inflammation et la perturbation de la barrière hémato-encéphalique, qui pourraient influencer le développement cérébral et les troubles mentaux.

sante.lefigaro.fr, 25/09/2026

En bref

RFI révèle que la pilule contraceptive, longtemps symbole de libération, n’est plus la méthode de contraception dominante en France. Caroline Moreau, chercheuse à l’Inserm, souligne que ce changement est un « mouvement général » lié à des alertes sanitaires et à un désir croissant des femmes de se réapproprier leur corps. Le DIU a désormais pris la première place, tandis que la méfiance envers la contraception hormonale s’accroît, alimentée par des risques médiatisés et des effets secondaires. Cette évolution reflète un besoin de choix informés et personnalisés en matière de contraception.

Rfi.fr, 28/09/2026

Le Point informe que la circulation de la Covid-19 augmente dans les eaux usées d’Île-de-France, suggérant une potentielle nouvelle vague. Selon le CépiDc-Inserm, 8 549 personnes sont décédées de la Covid-19 en 2024, bien que la maladie ne soit plus aussi sévère qu’au début de la pandémie. Le média souligne que le virus, principalement sous la forme de variants descendant d’Omicron, est désormais considéré comme une maladie respiratoire hivernale commune, avec la vaccination restant la meilleure protection.

www.lepoint.fr – 25/09/2026

Ouest France explique que les organoïdes, des structures cellulaires en trois dimensions qui imitent la fonction des organes, sont devenus essentiels pour la recherche médicale. Vincent Flacher, immunologiste et co-animateur du réseau thématique organoïdes CNRS/Inserm, précise que bien que des organoïdes comme les cérébroïdes puissent être créés, « ils n’ont pas du tout les fonctions d’un cerveau » et ne présentent pas d’activité cérébrale au sens propre. Les organoïdes permettent de réduire l’expérimentation animale, mais ne peuvent pas mimer un corps entier, et bien que l’idée de greffer des sous-unités d’organes soit envisagée, elle reste encore lointaine.

Ouest France, 28/09/2026