Heure d’hiver – alimentation et infections opportunistes – effets des pesticides sur le cancer – insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée – sommeil paradoxal

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Passage à l’heure d’hiver dans la nuit du 24 au 25 octobre

Libération rapporte que le passage à l’heure d’hiver se déroulera dans la nuit du 24 au 25 octobre. Ce changement d’heure ayant habituellement lieu le dernier dimanche d’octobre, sera exceptionnellement avancé, marquant le recul des horloges à 2 heures au lieu de 3 heures. En comparaison, les années précédentes ont vu des changements à des dates plus tardives, allant jusqu’au 31 octobre en 2020. Armelle Rancillac, spécialiste du sommeil et chercheuse en neurosciences à l’Inserm et au Collège de France, souligne que ce changement d’heure peut perturber notre horloge interne. Elle explique que le cycle circadien est « rythmé notamment par l’exposition à la lumière et les sécrétions hormonales, qui vont varier », et que cela aura « un impact sur la qualité du sommeil ». Pour atténuer ces effets, elle recommande de « deux jours avant et deux jours après, [décaler] son coucher et son lever d’un quart d’heure. C’est plus facile de s’adapter par tranches de quinze minutes qu’en une seule fois une heure ». Le changement d’heure a été instauré pour des raisons d’économies d’énergie et d’autres objectifs tels que la sécurité routière. En 2018, l’Union européenne (UE) a proposé de supprimer ce changement, mais le processus a été suspendu, à cause de la crise du Covid avant d’être relancé récemment.

liberation.fr, 10/10/2026

Une étude explore le rôle de l’alimentation dans les infections opportunistes

Le Figaro Santé analyse une étude montrant comment le mélange de sucres et d’antibiotiques peut favoriser des agents pathogènes chez un type de malades très spécifique : des patients atteints d’un cancer du sang et traités par chimiothérapie intensive. Le média met en lumière le fait que la chimiothérapie endommage la muqueuse intestinale. À ce sujet, le Pr Rémy Burcelin, directeur de recherche à l’Inserm et pionnier de l’étude du microbiote intestinal, explique que la chimiothérapie « la détruit non seulement sur les cellules cancéreuses, mais aussi sur le système immunitaire de la paroi intestinale, ainsi que des cellules épithéliales qui forment une barrière naturelle ». L’analyse de plus de mille échantillons de selles de 158 patients et de 9 419 repas révèle qu’une alimentation riche en sucres, en présence d’antibiotiques à large spectre, est associée à une perturbation du microbiote et à une augmentation d’Enterococcus faecium. Une expérience sur des souris le confirme : l’ajout de saccharose à un antibiotique a amplifié la prolifération des entérocoques, dont les niveaux étaient 16,3 fois plus élevés au troisième jour et 33,4 fois plus élevés au sixième jour. Rémy Burcelin y voit une piste plus générale : « Ce que l’on sait, c’est qu’il existe des bactéries naturelles sans danger lorsqu’on est en bonne santé, mais qui peuvent devenir des pathogènes opportunistes. »

sante.lefigaro.fr, 11/10/2026

En bref

Dans une interview accordée au Dauphiné Libéré, Luc Multigner, médecin épidémiologiste et directeur de recherche émérite à l’Inserm, aborde les effets des pesticides sur le cancer. Il affirme qu’il existe une forte présomption de lien entre l’exposition professionnelle aux pesticides et trois cancers : le lymphome non hodgkinien, le myélome multiple et le cancer de la prostate. Il souligne que, hors expositions professionnelles et grossesse, le risque de développer un cancer lié aux pesticides est beaucoup plus faible que celui associé à l’alcool ou au tabac. Il précise que « le risque de développer un cancer à cause des pesticides est beaucoup plus faible qu’à cause de l’alcool ou du tabac ».

Le Dauphiné Libéré, 10/10/2026

Egora relate une étude française menée par des chercheurs de l’Université Paris Cité, de l’Hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP) et de l’Inserm, qui a permis d’identifier, grâce à l’IA, deux profils distincts de patients souffrant d’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée (ICFEP). Cette pathologie est complexe à diagnostiquer en raison de sa variabilité clinique et biologique. L’étude, baptisée Pacific-Preserved, a mis en évidence un profil PEF1, plus sévère, caractérisé par des signes d’inflammation et de lésions cardiaques, et un profil PEF2, moins grave. Un classificateur a également été développé pour identifier ces deux profils.

egora.fr, 09/10/2026

La Provence examine les recherches sur le sommeil paradoxal, notamment une étude japonaise sur des souris, pour comprendre pourquoi certains réveils sont épuisants. L’Inserm précise que le sommeil paradoxal représente 20 à 25% du temps de sommeil, avec une activité cérébrale intense malgré un corps immobile. L’institut ajoute qu’une nuit se compose de trois à six cycles de 60 à 120 minutes et que la fin de nuit est riche en sommeil léger et paradoxal. Il conseille ainsi de maintenir des horaires de sommeil réguliers et d’éviter les écrans le soir pour ne pas perturber l’endormissement.

laprovence.com, 10/10/2026