Fibromes utérins – fibromyalgie – désinformation en santé – ARN messager – avancées technologiques

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Santé des femmes : la prise en charge des fibromes reste insuffisante

Le Figaro se penche sur la problématique des fibromes utérins, des tumeurs non cancéreuses qui, bien que bénignes, peuvent avoir des effets dévastateurs sur la qualité de vie des femmes. Ces fibromes peuvent entraîner des symptômes graves, tels que des saignements, des douleurs et une compression des organes. Malgré la disponibilité de traitements alternatifs, l’hystérectomie, c’est-à-dire l’ablation de l’utérus, reste une solution trop fréquemment adoptée en France. En 2019, environ 60 000 hystérectomies ont été réalisées, bien que ce chiffre ait diminué depuis 2007. Le Dr Lydia Marié-Scemama, gynécologue à l’hôpital Foch, à Suresnes, souligne que cette intervention devrait être envisagée en dernier recours, en privilégiant des techniques moins invasives. Le manque d’information sur les alternatives, comme l’embolisation, constitue un problème majeur. Marina Kvaskoff, épidémiologiste et directrice de recherche à l’Inserm, dirigeante de l’équipe EpiGyn, déplore que les fibromes soient souvent ignorés dans les campagnes de santé publique, malgré leur prévalence chez 70 % des femmes avant 50 ans. Elle explique que « dans le domaine de la santé des femmes, ce sont principalement les maladies associées à une forte mortalité » qui sont étudiées, au détriment d’affections comme les fibromes. Le manque de visibilité et de recherche sur cette maladie, ainsi que sa banalisation, constituent des préoccupations centrales.

Le Figaro, 02/11/2026

26 variants génétiques associés à la fibromyalgie identifiés

Les Échos rapportent qu’une étude génétique publiée dans Nature Medicine a identifié 26 variants associés à la fibromyalgie, une maladie touchant environ 2% des Français, principalement des femmes. Cette recherche, qui a analysé les génomes de 2,5 millions de personnes, relance le débat sur l’origine génétique de cette maladie. Les experts, cependant, soulignent que ces résultats montrent des corrélations et non des causes directes, et qu’une part importante de ces variants se situe en dehors des gènes. Le Pr Serge Perrot, spécialiste en douleur et en rhumatologie et chercheur à l’Inserm, rappelle que la fibromyalgie pourrait avoir une composante génétique, mais il insiste sur l’importance des facteurs environnementaux, notamment les traumas psychologiques. L’Inserm souligne l’impact de la fibromyalgie sur la vie professionnelle, avec 65 % des patients ayant eu un arrêt de travail dans l’année écoulée et un taux de pension d’invalidité de 30,2%. La fibromyalgie est reconnue par l’OMS comme une douleur chronique généralisée, mais son traitement nécessite une approche globale incluant la gestion des facteurs psychologiques et environnementaux.

Les Échos – 02/11/2026

En bref

Santé Magazine et Sud Ouest s’intéressent à la proposition de loi déposée le 29 octobre 2026 par le député Yannick Neuder pour lutter contre la désinformation en santé et protéger les scientifiques des « procédures abusives ». Le Pr Mathieu Molimard, chef du Service de Pharmacologie Médicale au CHU de Bordeaux-Université de Bordeaux-Inserm CR1219, co-auteur d’un rapport sur ce sujet avec Dominique Costagliola, directrice de recherche émérite à l’Inserm, et Hervé Maisonneuve, médecin de santé publique, affirme que la proposition « permet de passer à l’action là où le gouvernement s’est arrêté ». Le texte prévoit notamment la création d’un observatoire indépendant du politique, ainsi que d’un dispositif d’infovigilance.

www.santemagazine.fr, 30/10/2026 ; Sud Ouest, 02/11/2026

France Régions 3 présente le parcours de Chantal Pichon, professeure à l’Université d’Orléans et chercheuse en biologie-santé, récompensée par l’Académie des sciences le 29 octobre 2026. Elle a reçu le prix Seqens et la médaille Berthelot pour ses recherches sur l’ARN messager. Selon ses propos sur LinkedIn, elle a été distinguée pour ses « travaux sur la délivrance des acides nucléiques dont les ARNm et la plateforme brevetée de bioproduction d’ARN messager en levure ». Chantal Pichon dirige l’Accélérateur de recherche technologique sur l’ARN messager de l’Inserm. En 2025, elle avait déjà été nommée à l’Ordre national du Mérite.

france3-regions.franceinfo.fr, 31/10/2026

Le Parisien met en avant les avancées technologiques qui permettent de surmonter certaines limitations physiques. Entre le 22 septembre et le 13 octobre 2026, Géraud Paillot de Montabert, atteint de sclérose en plaques, et Anthony Hody, non-voyant, ont parcouru 443 km de Saint-Malo à Paris, respectivement grâce à un exosquelette et des lunettes connectées. À leur arrivée, ils ont été reçus par des figures politiques pour souligner l’importance de ces technologies. Au Neurotech Lab de Grenoble, Blaise Yvert, directeur de recherche Inserm, responsable de l’équipe Neurotechnologies et dynamiques des réseaux au Grenoble Institut des neurosciences (unité 1216 Inserm/Université Grenoble-Alpes), explique que « D’ici quelques années, on aura une idée un peu plus précise des performances que l’on peut atteindre avec cette technologie. »

Le Parisien, 31/10/2026