À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Une découverte sur l’origine des douleurs neuropathiques
France 3 Régions présente une avancée scientifique réalisée par des chercheurs de Clermont-Ferrand concernant les douleurs neuropathiques. 7% de la population est touchée par ces douleurs, souvent invalidantes, qui apparaissent après une lésion nerveuse ou un dysfonctionnement du système nerveux. Cédric Peirs, chercheur au sein du laboratoire Neuro-Dol, une unité mixte de recherche de l’Inserm et de l’Université Clermont Auvergne, explique que son équipe s’est concentrée sur l’allodynie mécanique, où un simple contact devient douloureux. Les chercheurs ont mis au point une technique d’imagerie innovante permettant de visualiser l’activité des neurones de la moelle épinière en temps réel. Cette approche a révélé que les douleurs neuropathiques ne proviennent pas des neurones véhiculant normalement la douleur, mais de neurones « normalement en dormance car bloqués par des systèmes de contrôle ». Cédric Peirs précise que ces neurones, « normalement, ne devraient pas être activés par des stimuli extérieurs », mais dans le contexte des douleurs neuropathiques, « ils se mettent à répondre à différentes stimulations sensorielles : du chaud, du froid, de la pression ». Cette découverte pourrait transformer la prise en charge des patients, car les traitements actuels, souvent inefficaces, ne ciblent pas les bons neurones.
france3-regions.franceinfo.fr, 04/10/2026
Le virus West Nile atteint un niveau inédit en France
Le Monde rapporte une flambée du virus West Nile en France, avec un record de 145 cas humains depuis fin juin 2026, selon le bulletin de Santé publique France publié le 30 septembre 2026. Ce virus, transmis par les moustiques Culex pipiens, a vu sa circulation augmenter, notamment depuis le tournant de 2018 en Europe, marqué par une épidémie ayant entraîné 2 083 cas et 181 décès dans une douzaine de pays. Yannick Simonin, professeur de virologie à l’université de Montpellier et chercheur à l’Inserm, avertit que « ce virus est aujourd’hui l’arbovirus [virus transmis par des moustiques ou des tiques] responsable du plus grand nombre de décès en Europe ». Les intenses canicules et sécheresses de l’été et une nouvelle lignée du virus apparue en 2024 contribuent à cette hausse. Le virus, dont la circulation est favorisée par l’augmentation des températures, n’a pas encore de vaccin. Un programme européen de vaccination auquel participe Yannick Simonin doit entrer en phase préclinique en 2027. En parallèle, le virus Usutu, détecté trois fois plus souvent chez les oiseaux que le virus West Nile, est surveillé de près par les chercheurs.
www.lemonde.fr, 02/10/2026
En bref
Le Point informe qu’une étude de l’université Stanford a réussi à greffer des organoïdes cérébraux humains dans le cerveau de souris, créant ainsi des chimères au cerveau hybride. Cette avancée soulève des questions éthiques, notamment sur la possibilité que ces structures puissent ressentir la douleur ou développer une conscience. « Reste qu’on ne peut pas ignorer ce questionnement : il faudra à l’avenir mieux réglementer les travaux sur les cérébroïdes et tenter de développer des méthodes pour détecter leur capacité à ressentir », souligne Hervé Chneiweiss, président du comité d’éthique de l’Inserm.
www.lepoint.fr, 04/10/2026
Sud Ouest rapporte que selon l’Inserm, la phobie scolaire, touchant entre 1 et 2% des élèves, est un « phénomène sans doute sous-estimé en France » et nécessite une prise en charge rapide pour éviter le décrochage scolaire. Laelia Benoit, pédopsychiatre et sociologue, a mené une enquête révélant que près de la moitié des élèves souffrant de cette phobie avaient été victimes de harcèlement, mettant en lumière l’importance du « repérage précoce des élèves à risque ». L’Inserm insiste sur l’importance d’une collaboration entre famille, école et thérapeutes pour un « retour progressif à une scolarité normale », tout en notant que cette situation peut également peser financièrement et mentalement sur les familles.
www.sudouest.fr, 05/10/2026
Ouest France indique que dans une société saturée d’écrans, la détox numérique devient une nécessité pour contrer les effets néfastes sur la santé mentale, notamment chez les jeunes adultes. Michel Desmurget, docteur en neurosciences et directeur de recherche à l’Inserm, souligne que « le cerveau n’a plus d’espace de respiration » à cause de la sollicitation constante, ce qui augmente le stress et réduit l’attention. La détox numérique recommande de fixer des limites d’utilisation des appareils pour améliorer le bien-être et la qualité du sommeil.
Ouest France, 04/10/2026