Diagnostic endométriose – Risque sur le méningiome lié au désogestre – Recul de la vaccination mondiale et progression des maladies infectieuses – Suicide chez les jeunes – Vaccination contre le papillomavirus

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

L’Inserm avance vers un diagnostic précoce de l’endométriose

Le Progrès présente des avancées prometteuses dans le diagnostic de l’endométriose grâce à des travaux de recherche menés par une équipe de l’Inserm, de l’Institut Pasteur, de Lyon 1 Université et du Centre Léon-Bérard. Ces recherches, publiées dans BMC Medicine, identifient des biomarqueurs dans le sang menstruel qui pourraient permettre un diagnostic simple et non invasif, réalisable dès les premières règles. L’Inserm indique qu’un « ensemble prometteur de biomarqueurs associés à des différences dans l’expression de certains gènes » a été identifié entre les femmes atteintes d’endométriose et celles qui ne le sont pas. Actuellement, le diagnostic de l’endométriose prend en moyenne sept ans et repose sur des techniques nécessitant une expertise rare. Axelle Brulport, chercheuse Inserm et co-directrice de l’étude, souligne que « d’abord en raison du tabou des règles mais aussi parce qu’il était difficile à collecter avant le développement des coupes menstruelles », le sang menstruel a longtemps été peu étudié. Dans cette étude, des échantillons de sang ont été prélevés auprès de dix femmes, dont certaines étaient diagnostiquées avec une endométriose profonde. Les résultats ont permis d’identifier cinq biomarqueurs d’expression des gènes spécifiques à l’endométriose.

Le Progrès, 11/09/2026

Lire le communiqué de presse : https://presse.inserm.fr/le-sang-menstruel-un-allie-prometteur-pour-diagnostiquer-plus-rapidement-endometriose/73229/

L’ANSM informe 1,6 million de femmes sur le risque de méningiome lié au désogestrel

Le Figaro rapporte que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) envoie, à partir du 14 septembre 2026, des courriers à environ 1,6 million de femmes en France pour les informer d’un risque rare mais documenté de méningiome associé à l’utilisation prolongée de pilules contraceptives contenant du désogestrel. Cette initiative, qui se poursuit jusqu’au 30 septembre, vise à sensibiliser les femmes et les professionnels de santé sur ce risque très faible mais établi, notamment chez les femmes de plus de 45 ans. Une étude menée par Epi-phare a révélé que ce risque apparaît après cinq ans d’utilisation et double après sept ans, mais disparaît un an après l’arrêt du traitement. L’ANSM précise que les femmes ne seront pas systématiquement soumises à des IRM, sauf en cas de symptômes neurologiques évocateurs ou d’exposition antérieure à d’autres progestatifs connus pour augmenter le risque de méningiome. La campagne cible spécifiquement les utilisatrices identifiées par l’Assurance maladie, et ne concerne pas celles utilisant des contraceptifs combinés non remboursés ou l’implant Nexplanon, pour lequel le risque n’a pas été directement étudié.

Le Figaro – 11/09/2026

En bref

Egora met en lumière le recul préoccupant de la vaccination mondiale et la progression des maladies infectieuses, plaçant la santé mondiale à un tournant critique. En dépit des succès passés, à savoir l’éradication de la variole, la baisse de la couverture vaccinale, exacerbée par la pandémie de Covid-19, inquiète. Le Dr Robert Sebbag de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière souligne les résurgences de maladies évitables, tandis que le Pr Yazdan Yazdanpanah de l’Université Paris Cité évoque l’importance des modèles prédictifs. « Nous avons fait une modélisation à l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS, Inserm), le risque d’importer Ebola est très faible, y compris dans les territoires d’outre-mer », rassure-t-il.

Egora, 07-20/09/2026

Ici Poitou met en avant l’importance de la prévention du suicide, particulièrement chez les jeunes, où il est la deuxième cause de mortalité en France. Selon l’Inserm, environ 650 jeunes âgés de 15 à 24 ans meurent par suicide chaque année. Des initiatives comme les réseaux de sentinelles dans les écoles, qui forment le personnel à détecter les signes avant-coureurs, et le dispositif « vigilance », qui assure un suivi post-crise, ont prouvé leur efficacité. Ces dispositifs, en maintenant un contact régulier avec les jeunes à risque, peuvent réduire de 38 à 40% le risque de récidive, soulignant ainsi leur rôle crucial dans la prévention du suicide.

Ici Poitou, 10/09/2026

Egora expose les résultats du programme national de recherche PrevHPV qui valide la vaccination contre le papillomavirus en milieu scolaire pour rattraper le retard de la France. Ce programme a été porté par l’Inserm et l’Institut pour la recherche en santé publique (iReSP) et encadré par Nathalie Thilly, chercheuse Inserm en santé publique à l’université de Lorraine. L’étude démontre que l’implication des généralistes améliore de 3,6 points la couverture vaccinale.

Egora, 10/09/2026