Démêler le vrai du faux en nutrition – mélanome : vaccin personnalisé – adaptation des femmes à la haute altitude – facteurs environnementaux et cancers – Parkinson

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Nutrition : démêler le vrai du faux

France 2 démêle le vrai du faux sur des idées reçues en nutrition en interrogeant Thibault Fiolet, épidémiologiste – docteur en nutrition et en santé publique. Il est l’auteur du livre « La nutrition sans intox », un ouvrage soutenu par l’Inserm. Thibault Fiolet explique qu’il n’est pas dramatique de sauter le petit-déjeuner et qu’il faut écouter sa faim. La recommandation de cinq fruits et légumes par jour est validée par « pas mal d’études humaines » qui démontrent une diminution des risques de cancer et de maladies cardiovasculaires. Il précise qu’on peut en consommer davantage. Concernant l’addiction au sucre, Thibaut Fiollet affirme que ce n’est pas une dépendance reconnue. Il qualifie le régime carnivore de « plutôt malsain », car une consommation excessive de viande rouge augmente les risques pour la santé cardiovasculaire. Enfin, il souligne que suivre des conseils erronés peut entraîner des « déficiences nutritionnelles » ou « retarder une prise en charge pour une maladie véritable ».

France 2, 26/10/2026

Un vaccin à ARN messager réduit le risque de récidive du mélanome

Le Figaro rapporte le succès d’un vaccin personnalisé à ARN messager contre le mélanome. Associé à une immunothérapie, il réduit de 42% le risque de récidive ou de décès chez des patients opérés, présentant un risque élevé de rechute. Cet essai de phase III, mené par Moderna et Merck auprès de 1 137 patients, constitue une avancée importante dans la recherche contre le cancer. Le vaccin cible les cellules cancéreuses résiduelles après chirurgie. Stéphane Dalle, professeur de dermatologie et chef de service aux Hospices civils de Lyon, souligne que « c’est une avancée majeure dans la prise en charge des malades et de la médecine personnalisée ». Pr Olivier Adotevi, spécialiste en immunologie clinique, immunothérapie et oncologie à l’Institut régional de cancérologie du CHU de Besançon et dirigeant de l’unité de recherche Inserm, voit ces résultats comme « une étape importante pour positionner les vaccins anticancers dans l’arsenal thérapeutique ». Cependant, la durée de protection et le bénéfice à long terme restent à confirmer. Le coût de fabrication constitue également un enjeu. Les chercheurs espèrent étendre cette approche à d’autres cancers. Le vaccin ne remplace pas les traitements existants, notamment la chirurgie et l’immunothérapie.

Le Figaro, 27/10/2026

En bref

20 Minutes rapporte que l’université de Poitiers participe à une mission scientifique dans les Andes pour étudier l’adaptation des femmes au manque d’oxygène à 5 300 mètres d’altitude. Depuis 2018, cette recherche vise à vérifier l’hypothèse selon laquelle les hormones féminines pourraient protéger contre le mal des montagnes, en utilisant un protocole incluant échographies cardiovasculaires et analyses sanguines. L’Inserm, parmi d’autres institutions, collabore à ce projet pour améliorer la prise en charge médicale des femmes, notamment pour des conditions comme l’apnée du sommeil.

www.20minutes.fr – 26/10/2026

Dans une interview accordée au Télégramme, Emmanuel Ricard, directeur du service prévention et promotion des dépistages de la Ligue contre le cancer, exprime ses regrets sur le manque d’attention accordée aux facteurs environnementaux dans la survenue des cancers durant Octobre Rose, concernant principalement le dépistage et les dons. Il souligne que 40% des cancers sont évitables, mais que les causes des 50% restants restent floues. L’expertise de l’Inserm, mise à jour en 2023, n’a pas démontré de lien clair entre le cancer du sein et l’exposition aux pesticides, bien que des recherches soient en cours.

Le Télégramme, 27/10/2026

Les DNA rapportent qu’une étude internationale, publiée dans la revue Neurology, suggère que l’activité physique pourrait ralentir la progression de la maladie de Parkinson. Selon l’Inserm, 25 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France. Menée auprès de près de 300 patients pendant sept ans, l’étude a montré que ceux pratiquant plus de huit heures d’activité physique par semaine présentaient un déclin plus lent des symptômes moteurs. Bien que cette étude observationnelle ne permette pas d’établir un lien de cause à effet, elle souligne l’importance d’une activité physique régulière.

dna.fr, 23/10/2026