Cuisiner une fois par semaine pourrait réduire le risque d’Alzheimer – Covid long chez l’enfant – étude sur l’endométriose – infertilité – groupe sanguin B et risque de diabète de type 2

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Alzheimer : la cuisine maison, un allié pour préserver la santé cérébrale

Le Figaro rapporte que cuisiner une fois par semaine pourrait réduire le risque de maladie d’Alzheimer de 23 à 27% chez les seniors, selon une étude japonaise publié au Joumal of Epidemiology and Community Health. Cette recherche, menée sur une cohorte de 11 000 Japonais et Japonaises âgés de plus de 65 ans, montre que l’activité physique et mentale liée à la préparation des repas aide à préserver la santé cérébrale. Les chercheurs suggèrent que l’activité physique, comme faire les courses et cuisiner, ainsi que la stimulation cognitive nécessaire à la préparation des repas, contribuent à cette protection. De plus, la consommation de produits bruts et frais, souvent associée à la cuisine maison, pourrait également jouer un rôle, en particulier pour les acides gras oméga‑3 présents dans le régime japonais. La prévention, face à l’absence de traitement curatif, reste cruciale, et d’autres études pourraient explorer ces résultats dans des contextes alimentaires différents.

Le Figaro, 30/03/2026

Covid long chez l’enfant : la HAS prépare un parcours de soins dédié

Ouest France rapporte que la Haute Autorité de santé (HAS) s’apprête à créer un parcours de soins dédié pour les enfants atteints de Covid long, une condition encore peu reconnue et mal prise en charge. Alors que 2 millions d’adultes en France souffrent de Covid long, la prévalence chez les enfants reste incertaine. Selon des études étrangères, entre 4 et 7% des enfants ayant contracté le Covid seraient concernés. L’association « Covid long enfants » suit environ 200 familles, mais cela ne représenterait que la partie émergée de l’iceberg. Le manque de recommandations officielles a conduit à des erreurs de diagnostic et à des traitements inadaptés. La HAS travaille à un parcours de soins qui inclurait des aménagements scolaires et un soutien psychologique. Le Dr Aurélie Morand, pédiatre infectiologue à l’hôpital de la Timone à Marseille, souligne l’importance d’une adaptation du quotidien à la tolérance de l’enfant. La recherche sur le Covid long pédiatrique est quasi inexistante en France, comme le déplore Mireille Laforge, chercheuse en immunologie à l’Inserm.

www​.ouest​-france​.fr, 30/03/2026

En bref

France 5 annonce que l’Institut Cochin à Paris mène une étude innovante sur l’endométriose, une maladie gynécologique mal diagnostiquée qui touche une femme sur dix. Ludivine Doridot, chercheuse Inserm à l’Institut Cochin, Université Paris, explique que l’étude se concentre sur le « sang des règles », car il contient des cellules immunitaires spécifiques, ce qui pourrait aider à comprendre les mécanismes de la maladie. L’objectif est de développer un test diagnostique fiable d’ici deux ans pour offrir des traitements plus adaptés aux patientes.

France 5, 30/03/2026

France Inter rapporte que selon un rapport de l’Inserm, environ 3,3 millions de personnes en France sont touchées par l’infertilité. Paolo Giacobini, directeur de recherche à l’Inserm, explique que « le cerveau joue un rôle clé » dans la fonction de reproduction, notamment via l’hypothalamus qui contrôle la production hormonale. Il souligne également que des recherches ont montré que les neurones GRH sont hyperactifs chez les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), ce qui ouvre la voie à de nouveaux traitements potentiels.

France Inter, 30/03/2026 ; France Inter, 30/03/2026

Dans les colonnes de Doctissimo, le Dr Gérald Kierzek, médecin urgentiste, analyse une étude suggérant que le groupe sanguin B augmente de 28% le risque de diabète de type 2. Toutefois, ce facteur reste secondaire par rapport au surpoids et à la sédentarité. L’étude insiste d’ailleurs sur le fait que les mécanismes restent à confirmer et que les résultats doivent être reproduits dans d’autres populations. L’adoption d’une bonne hygiène de vie demeure essentielle pour réduire le risque de diabète.

www​.doctissimo​.fr, 30/03/2026