À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Contraception masculine : le STEOM, un stérilet réversible développé à Lille
Le Figaro Santé rapporte une avancée prometteuse dans le domaine de la contraception masculine, avec le développement du STEOM, un prototype de stérilet masculin inventé par le CHU de Lille. Breveté en 2025, ce dispositif est conçu pour être réversible et sans hormones, et peut être posé en une quinzaine de minutes. Il empêche les spermatozoïdes de se retrouver dans le sperme en les déviant de leur trajet habituel, grâce à une sorte de pince placée sur les canaux déférents. La conception du STEOM est le fruit d’une collaboration pluridisciplinaire réunissant des médecins, une biomécanicienne et une ingénieure en mécatronique, sous l’égide du CIC-IT de Lille, un laboratoire de l’Inserm spécialisé dans les technologies innovantes en santé. L’idée est née du constat de la Dr Julie Prasivoravong, médecin spécialisé en andrologie exerçant au CHU de Lille et au CH de Lens, face à l’augmentation du nombre de vasectomies en France, mais aussi des interruptions volontaires de grossesse (IVG). Elle souhaitait offrir aux hommes une alternative contraceptive moins définitive que la vasectomie et plus fiable que le préservatif ou le retrait. Lauréat du Grand Prix i-Lab 2026 de Bpifrance, le STEOM bénéficie d’un financement de 500 000 euros pour accélérer son développement. Les essais précliniques ont débuté en 2026 et les essais chez l’homme sont prévus pour 2030, avec une commercialisation potentielle d’ici à 2033. Le dispositif doit encore démontrer son efficacité et son innocuité pour la fertilité et la sexualité.
sante.lefigaro.fr, 24/10/2026
AVC : reconnaître les signes d’alerte pour agir à temps
Dans une interview accordée à Ouest France, la professeure Charlotte Cordonnier, neurologue au CHU de Lille et chercheuse à l’Inserm, souligne que « l’AVC va toucher une personne sur quatre » et insiste sur l’importance de connaître les signes d’alerte car « lorsqu’un accident vasculaire cérébral survient, littéralement chaque minute compte ». Elle décrit les signes caractéristiques de l’AVC comme étant la « brutalité » avec des symptômes tels qu’une incapacité soudaine à bouger un membre ou à parler, et recommande d’appeler le 15 même si les signes disparaissent. Charlotte Cordonnier rappelle que « 80% des AVC pourraient être évités » grâce à la prévention, notamment en surveillant l’hypertension artérielle, un facteur de risque majeur. Elle indique également que la prise en charge des AVC hémorragiques reste problématique, mais que « la recherche avance » pour améliorer les traitements et limiter les saignements.
Ouest France – 26/10/2026
En bref
Science et Vie et Le Quotidien du Médecin rapportent le premier cas humain documenté d’infection par le virus Shamonda à Lyon, chez un patient sévèrement immunodéprimé, décédé début octobre 2026. Selon l’Inserm, des symptômes neurologiques ont conduit les biologistes à séquencer le génome des agents présents, orientant les analyses vers le virus Shamonda. Les ministères de la Santé et de l’Agriculture, ainsi que l’Inserm, ont signalé ce cas le 22 octobre 2026. Les complications cérébrales du patient seraient très probablement liées à l’infection, mais aucun risque sanitaire pour la population générale n’est identifié à ce jour.
science-et-vie.com, 24/10/2026 ; www.lequotidiendumedecin.fr, 23/10/2026
Consulter le communiqué de presse du 22 octobre, ainsi que le Canal détox publié le 23 octobre.
Libération présente une étude de Microsoft sur une IA de diagnostic. Publiée dans la revue Science le 22 octobre 2026, l’étude montre qu’une IA basée sur GPT-5 a résolu 80% des cas cliniques complexes, contre moins de 40% pour les médecins. Sarah Zohar, directrice de recherche à l’Inserm, tempère, indiquant que l’outil « doit être confronté à la pratique concrète de la médecine ». Hervé Chneiweiss, médecin neurologue et président du Comité d’éthique de l’Inserm, lie la faible adoption au manque de confiance envers l’IA. Michel Dojat, directeur de recherche à l’Inserm, défend la nécessité de mettre en place « un processus pour déterminer leur justesse, leur champ d’application et leur pertinence ».
liberation.fr, 23/10/2026
France Culture présente un essai clinique international, partiellement conduit en France, qui révèle qu’un vaccin thérapeutique à ARN messager réduit de 42% le risque de récidive chez les patients atteints de mélanome avancé. Les résultats complets seront dévoilés au congrès de la Société européenne d’oncologie médicale à Madrid. En France, les cas de mélanome ont triplé en 30 ans. Stéphane Dalle, directeur de recherche à l’Inserm, explique : « Le principe, c’est de faire un prélèvement de la tumeur du patient et de fabriquer pour chacun des patients un vaccin qui lui sera spécifique. »
France Culture, 24/10/2026