À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Spécificités des cancers du sein chez les jeunes femmes
Le Figaro Santé met en lumière un projet de recherche mené par l’Inserm à Nantes, qui vise à mieux comprendre les cancers du sein chez les femmes de moins de 40 ans, dont le nombre augmente en France et qui sont souvent plus agressifs. Le projet Artemis, dirigé par Vincent Guen, chercheur principal à l’Inserm et co-responsable d’équipe au sein du laboratoire CRCI²NA, cherche à explorer les particularités de ces cancers. Selon lui, chaque tumeur constitue un écosystème complexe de cellules, et une meilleure compréhension de cette diversité pourrait permettre d’identifier celles responsables de la progression tumorale et de la résistance aux traitements. Pour cela, les chercheurs utilisent des techniques avancées de biologie spatiale afin d’analyser des échantillons de cellules cancéreuses et de créer un « atlas cellulaire ». Ils testent ensuite leurs hypothèses sur des organoïdes tridimensionnels, des modèles de tumeurs cultivés en laboratoire. Éloïse Grasset, chercheuse au CNRS, souligne que la plasticité tumorale, qui permet aux cellules de changer d’identité pour résister aux traitements, pourrait être plus marquée chez les jeunes femmes. L’objectif final de l’équipe est de développer des médicaments capables de cibler et de détruire ces cellules agressives. Financé par l’association Ruban Rose, le projet s’étendra sur cinq ans, avec l’ambition de contribuer à réduire davantage la mortalité liée à ces cancers.
sante.lefigaro.fr, 30/10/2026
L’activité physique, un atout pour préserver ses capacités après 40 ans
Le Monde explore l’impact de l’activité physique après 40 ans pour ralentir le déclin des capacités physiques lié au vieillissement. Le quotidien cite l’exemple de l’ultrafondeuse Stéphanie Gicquel qui témoigne se sentir nettement mieux physiquement à 44 ans qu’à 20 ans. Devenue athlète de haut niveau à 36 ans, elle a également amélioré sa santé osseuse, alors qu’elle présentait auparavant une tendance à l’ostéoporose. Romuald Lepers, directeur adjoint du laboratoire Inserm Caps (université Bourgogne Europe) et chercheur en physiologie, souligne l’importance de l’activité physique pour ralentir la diminution de la VO2 max et la perte musculaire. Selon lui, la VO2 max diminue d’environ 5% à 10% par décennie chez les personnes sédentaires dès 30 ans. À partir de 40 ans, la force musculaire baisse d’environ 5% et la puissance musculaire de 8% à 10% par décennie. Il rappelle que « la force musculaire est un autre paramètre majeur pour prédire l’autonomie ». Romuald Lepers recommande de varier les exercices en combinant endurance, renforcement musculaire et exercices d’équilibre pour bien vieillir.
lemonde.fr, 30/10/2026
En bref
Dans une interview accordée à Libération, le professeur Jean-Jacques Kiladjian, responsable du Pôle Recherche de l’Inserm, explique les raisons du délai entre les annonces de traitements prometteurs contre le cancer et leur accessibilité au grand public. Il souligne que « le processus de recherche est toujours en cours » pour de nombreux traitements, et qu’il faut en moyenne « huit à douze ans » entre les premiers essais cliniques et la mise à disposition généralisée des médicaments. Il évoque la difficulté d’être « pris entre deux injonctions » : la nécessité d’accélérer l’accès aux innovations tout en garantissant la sécurité des patients. Il détaille les étapes des essais cliniques, qui peuvent être raccourcies pour certaines maladies, et mentionne des dispositifs comme « l’accès compassionnel » pour des médicaments efficaces mais non encore autorisés. Enfin, il aborde les inégalités géographiques et les critères stricts pour participer aux essais, tout en rappelant que malgré les défis, « de grands progrès ont été faits en cancérologie ».
liberation.fr – 29/10/2026
Le Point présente le projet du CHU de Nice de lancer un institut de la peau unique en Europe, soulignant l’importance de la dermatologie, souvent négligée. Thierry Passeron, médecin du service dermatologie-vénérologie du CHU de Nice, précise que « la dermatologie est la discipline qui bouge le plus en médecine ». L’équipe de l’Inserm qu’il dirige, dédiée aux mécanismes moléculaires impliqués dans la pigmentation et le mélanome, vient ainsi de coordonner deux essais cliniques prouvant l’efficacité d’un premier traitement oral, l’upadacitinib, contre les formes étendues ou actives de vitiligo, qui devrait être disponible en France fin 2027.
lepoint.fr, 29/10/2026
Sciences et Avenir Hors-Série met en lumière l’importance croissante de la chronothérapie, une approche médicale qui adapte la prise de médicaments à notre horloge biologique. Sylvie Giacchetti, médecin oncologue à l’hôpital Saint-Louis, a démontré que le tamoxifène est plus efficace le soir. Annabelle Ballesta, mathématicienne à l’Inserm, souligne que « nous ne pouvons pas convaincre les cliniciens d’adapter leur protocole à l’hôpital » sans études randomisées. La chronothérapie, initiée par Francis Lévi, pourrait révolutionner les traitements du cancer, de l’hématologie et de la chirurgie.
Sciences et Avenir Hors-Série, 10-12/2026