À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Cancer : création d’un vaccin expérimental à ARNm avec l’IA
Le Figaro Santé relate l’histoire de Paul Conyngham, un ingénieur australien en intelligence artificielle (IA), qui a conçu un vaccin expérimental pour sauver sa chienne, Rosie, atteinte d’un cancer. En utilisant ses compétences en IA et les outils disponibles, Paul Conyngham a réussi à identifier un antigène spécifique à la tumeur de Rosie, facilitant ainsi la création d’un vaccin à ARNm. Dimitri Szymczak, chef de projet au laboratoire Inserm ART ARNm du CHU d’Orléans, souligne que « concevoir un vaccin à ARNm devient presque la partie la plus simple de l’équation » une fois la cible identifiée. L’histoire met en lumière les défis de la personnalisation des vaccins anticancer, notamment la difficulté d’identifier des cibles spécifiques et les lourdeurs réglementaires. Dimitri Szymczak prévient que « pour les humains, les contraintes réglementaires et médico-légales sont encore beaucoup plus lourdes », soulignant la nécessité d’adapter les cadres réglementaires pour permettre l’application de cette technologie prometteuse à plus grande échelle.
sante.lefigaro.fr, 28/03/2026
Maladies chroniques : un coût estimé de 52 milliards d’euros
Les Échos rapportent que le coût des maladies chroniques en France, telles que l’obésité, le diabète et l’asthme, représente 1,9% du PIB selon une étude commandée par des laboratoires danois opérant en France. Selon l’Alliance franco-danoise de santé, ces pathologies, touchant 25 millions de Français, génèrent 52 milliards d’euros de coûts annuels, partagés entre dépenses médicales et socio-économiques. L’étude souligne l’impact majeur de l’obésité, responsable de nombreuses comorbidités. Pour contrer ces coûts, l’Alliance franco-danoise de santé recommande une approche préventive inspirée du modèle danois, combinant partenariats public-privé et régulations alimentaires. Deux études récentes, coordonnées par l’Inserm, mettent en avant l’urgence d’interdire certains additifs alimentaires liés à des risques accrus de cancer et de diabète de type 2. Parallèlement, une amélioration de l’efficience hospitalière et une stratégie de santé à long terme sont préconisées.
Les Échos, 30/03/2026
En bref
France Inter a réuni Marie-Astrid Boutet, chargée de recherche à l’Inserm, Jérémie Sellam, professeur de rhumatologie à Sorbonne Université et responsable d’une équipe de recherche à l’Inserm, et Camille Berthollet, musicienne, pour discuter de l’arthrose. Marie-Astrid Boutet explore le rôle du système immunitaire, notamment des macrophages, dans cette pathologie et souligne l’importance de « changer la vision de cette maladie pour mieux la traiter ». Jérémie Sellam insiste sur le suivi des patients et l’impact de l’alimentation. Les invités abordent également les avancées technologiques et les recherches sur des traitements personnalisés.
France Inter, 28/03/2026 ; France Inter, 28/03/2026
Dans une interview accordée à RFI, Marie Jauffret-Roustide, sociologue à l’Inserm, commente un dossier consacré aux nouveaux territoires des drogues, qui plaide pour une approche équilibrée entre répression et soins. De son côté, La Croix explore les raisons de l’augmentation de la consommation de drogues en France. « Chacun est désormais sommé de s’autonomiser et de s’affranchir des sphères familiales et religieuses. Mais cette injonction à l’autonomie n’est pas atteignable par tous. Dans ce contexte, la consommation de substances psychoactives peut devenir une sorte de béquille », souligne Marie Jauffret-Roustide.
RFI, 29/03/2026 ; RFI, 29/03/2026 ; www.la-croix.com, 27/03/2026
Ouest France explique que le collagène à boire, populaire sur les réseaux sociaux pour ses prétendus bienfaits anti-âge, n’a pas de preuves scientifiques solides démontrant son efficacité à réduire les rides. Les experts soulignent que le collagène ingéré est décomposé en acides aminés comme toute autre protéine, rendant son absorption spécifique inefficace pour la peau. Pour des effets anti-âges plus probants, les dermatologues recommandent plutôt l’utilisation de crèmes à base de trétinoïne et une protection solaire régulière.
Ouest France, 28 – 29/03/2026