À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Cancer du sein précoce : une étude pour mieux cibler les traitements
L’AFP, France 3 Bourgogne, France 3 Pays de la Loire, France 3 Nord Pas-de-Calais, et Ouest France rapportent que l’étude Artémis menée à Nantes par l’équipe de Vincent Guen, biologiste et chercheur à l’Inserm, se concentre sur les cancers du sein chez les jeunes femmes. Vincent Guen explique que ces cancers sont souvent plus agressifs, et son équipe cherche à comprendre les mécanismes de plasticité des cellules cancéreuses pour mieux les traiter. La doctorante Camille Tessier teste des milliers de molécules sur des organoïdes pour identifier celles qui pourraient rendre les cellules cancéreuses sensibles aux traitements actuels. « On en est aux premières étapes », précise Camille Tessier, soulignant que la recherche est encore en phase initiale. L’étude, qui s’étend sur cinq ans, vise à établir une cartographie détaillée des tumeurs pour identifier les sources d’agressivité, comme l’explique Vincent Guen. Grâce à l’ingénierie et à des technologies avancées, l’équipe espère développer de nouveaux traitements médicamenteux pour ces cancers précoces.
AFP – 13/10/2026 ; France 3 Bourgogne – 14/10/2026 ; France 3 Pays de la Loire – 14/10/2026 ; France 3 Pays de la Loire – 14/10/2026 ; France 3 Nord Pas-de-Calais – 14/10/2026 ; Ouest France – 14/10/2026
Ménopause : une prise en charge encore insuffisante
L’AFP et La Montagne abordent la ménopause et les traitements hormonaux en France. L’AFP souligne un regain d’utilisation des traitements hormonaux de la ménopause (THM), longtemps délaissés après une étude américaine de 2002 ayant signalé des risques accrus de cancer du sein et de problèmes cardiovasculaires. Malgré des travaux ultérieurs nuançant ces résultats, les craintes persistent. L’utilisation des THM remonte depuis 2022, sans retrouver son niveau de 2012. L’Inserm recommande une prescription « aussi tôt que possible après le début de la ménopause, à une dose efficace minimale », avec une évaluation individuelle et une réévaluation au moins tous les ans. La Montagne présente la ménopause comme un sujet de santé publique encore trop peu abordé. Selon l’Inserm, près de neuf femmes sur dix âgées de 50 à 65 ans présentent au moins un symptôme de la ménopause, en plus de l’arrêt des règles. Le média décrit les nombreux symptômes qui accompagnent cette période. Delphine Lingemann, députée de la 4ème circonscription du Puy-de-Dôme, estime qu’en France, la ménopause est considérée comme une fin, alors qu’elle peut marquer le début d’une nouvelle étape de la vie. Par ailleurs, La Montagne note l’importance de la communication et de la sensibilisation pour réduire le tabou entourant cette période.
AFP Économique, 14/10/2026 ; La Montagne, 15/10/2026
Lire l’article de Canal Détox, et consulter le dossier du Magazine de l’Inserm consacrés à la ménopause.
En bref
RTL évoque les préoccupations concernant l’eau du robinet en France, malgré sa surveillance rigoureuse. Des polluants tels que les pesticides, les PFAS et les microplastiques inquiètent les consommateurs. Xavier Coumoul, directeur de recherche à l’Inserm et professeur de toxicologie et de biochimie à l’Université Paris Cité, explique que les carafes filtrantes peuvent éliminer certains polluants, mais pas tous, et qu’elles nécessitent un entretien rigoureux pour éviter la prolifération de microbes. Les systèmes à osmose inverse sont plus efficaces, mais aussi plus coûteux. Avant d’investir, il est conseillé de vérifier la qualité de l’eau locale, dont les informations sont disponibles sur le site du ministère de la Santé.
RTL, 15/10/2026
Dans une chronique pour L’Express, Antoine Flahault, médecin épidémiologiste et professeur de santé publique à l’université Paris Cité, à l’unité de l’Inserm UMR1137 et à l’hôpital Bichat-Claude-Bernard, expose les bienfaits de la lecture sur la santé, documentés par la science. Une étude sur 3 500 retraités nord-américains montre que lire réduit la mortalité de 20% sur 12 ans. La lecture régulière pourrait également diminuer le risque de maladie d’Alzheimer, comme l’indique une recherche sur 2 000 Taïwanais suivis durant 14 ans. Antoine Flahault évoque aussi la « bibliothérapie », qui aide à traiter les troubles mentaux, et les effets positifs sur le sommeil, avec 42% des lecteurs améliorant leur qualité de sommeil.
L’Express, 14/10/2026
La Montagne revient sur les travaux d’une équipe clermontoise de chercheurs dirigée par Cédric Peirs, chercheur à l’Inserm, unité U1107, et Radhouane Dallel, praticien hospitalier en odontologie à l’Université Clermont Auvergne, consacrés aux douleurs neuropathiques. Ces douleurs résultent d’un dysfonctionnement du système nerveux et provoquent des sensations douloureuses anormales. L’étude révèle qu’elles sont véhiculées par des neurones habituellement silencieux, qui s’activent après une lésion nerveuse. Les chercheurs ont utilisé une technique de microscopie avancée pour identifier ces neurones, ouvrant ainsi des pistes vers de nouvelles cibles thérapeutiques, même si les applications cliniques ne sont pas imminentes.
La Montagne, 15/10/2026
Consulter le communiqué de presse du 22 septembre.