À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Arthrose : de nouvelles pistes pour mieux traiter la maladie
Le Figaro Santé présente les avancées dans la compréhension et le traitement de l’arthrose qui touche environ 10 millions de Français. Jérémie Sellam, professeur de rhumatologie à Sorbonne Université et rhumatologue à l’hôpital Saint-Antoine, explique que la maladie affecte tous les tissus de l’articulation, et pas seulement le cartilage : « Pendant très longtemps, nous nous sommes probablement égarés en considérant l’arthrose uniquement comme une maladie du cartilage ». Par ailleurs, Francis Berenbaum, chercheur à l’Inserm, chef du service de rhumatologie de l’hôpital Saint-Antoine et professeur à Sorbonne Université, souligne que l’arthrose touche aussi des personnes plus jeunes. Le surpoids, l’obésité et les traumatismes articulaires figurent notamment parmi les facteurs de risque. Concernant les mécanismes de la maladie, Marie-Astrid Boutet, responsable d’un groupe de recherche au laboratoire RMeS (Inserm, Nantes Université, Oniris), étudie le rôle des cellules immunitaires dans l’inflammation articulaire. De son côté, Anne Camus dirige un groupe de recherche au laboratoire RMeS (Inserm, Nantes Université, Oniris), qui développe des cellules capables de former du cartilage. Enfin, Claire Vinatier, chercheuse au laboratoire RMeS, explore les mécanismes de production d’énergie des cellules du cartilage et les moyens de réparer les tissus dégradés. Les recherches portent notamment sur les analogues du GLP-1, les thérapies géniques et les thérapies cellulaires. Si les traitements actuels visent surtout à soulager les symptômes, de nouvelles pistes cherchent à ralentir la progression de la maladie.
Le Figaro Santé, 11/2026
Obésité : les analogues du GLP-1 bouleversent les traitements
Dans une interview accordée à France Culture, Karine Clément, professeur de nutrition (PU-PH) à Sorbonne Université et directrice de l’unité mixte de recherche NutriOmics (UMR-S 1269) à l’Inserm, parle des analogues du GLP-1, des médicaments initialement développés pour le diabète qui se sont révélés efficaces pour la perte de poids. Elle souligne que ces traitements ont « bouleversé nos pratiques », en offrant une nouvelle approche pharmacologique pour traiter l’obésité, une maladie complexe et chronique. Cependant, elle met en garde contre le mésusage de ces médicaments, notant que « c’est important de connaître ce qu’on entend par mésusage » et que cela concerne environ 2% des prescriptions en France. Karine Clément insiste sur l’importance d’une « prise en charge globale » des patients. Celle-ci ne se résume pas à la simple administration de médicaments, mais nécessite une évaluation complète de l’environnement et des habitudes de vie du patient. Enfin, elle souligne que l’obésité est « une maladie incurable », ce qui soulève des questions sur le statut de l’obésité en tant qu’affection de longue durée pour faciliter le remboursement des traitements.
France Culture – 27/10/2026 ; France Culture – 27/10/2026
En bref
Selon Epsiloon, des peptides présentés comme des solutions miracles pour diverses améliorations corporelles sont facilement accessibles en ligne, suscitant l’inquiétude des médecins, vu l’absence de contrôle sanitaire. Angelita Rebollo, co-fondatrice de PEP-Thérapy et chercheuse à l’Inserm, critique ces pratiques en affirmant : « C’est n’importe quoi. Tout médicament à des doses non surveillées aura des effets secondaires ». En parallèle, les autorités sanitaires internationales, y compris l’ANSM en France, intensifient les contrôles et les alertes pour contrer ce marché en expansion, bien que les douanes soient souvent débordées par la tâche.
Epsiloon, 27/10/2026
Sud Ouest présente les conclusions d’une étude sur les causes de décès, réalisée par Santé publique France, l’Inserm ainsi que la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère de la Santé. L’étude révèle qu’en 2025, les 651 000 décès ont dépassé les 645 000 naissances pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit d’un basculement démographique qui ne devait pas survenir avant 2035. En 2024, les tumeurs étaient la première cause de décès.
sudouest.fr, 27/10/2026
D’après Mediapart, un rapport de référence, publié par le Lancet Countdown avant la COP 31, affirme que le changement climatique doit être déclaré « urgence sanitaire mondiale »,en raison de ses effets néfastes sur la santé, ayant causé trois millions de décès entre 2016 et 2023. Cette étude, impliquant 146 chercheurs de 30 pays, souligne que les impacts du changement climatique sur la santé progressent plus rapidement que les réponses mondiales. Marina Romanello, directrice exécutive du Lancet Countdown, appelle à la mise en place d’un dispositif d’intervention d’urgence coordonné entre États pour une réponse cohérente à long terme.
www.mediapart.fr, 28/10/2026