À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Les emballages alimentaires accusés de masquer certains additifs
Le Figaro, Stratégies, Le Parisien, Le HuffPost, 20 Minutes et Doctissimo mettent en lumière l’alerte lancée par l’application Yuka et l’association Que Choisir Ensemble sur la pratique marketing trompeuse appelée « additive washing ». Cette technique consiste à afficher des mentions telles que « sans conservateur » ou « sans colorant » sur les produits alimentaires, tout en présentant d’autres additifs potentiellement controversés dans leur composition. Yuka et Que Choisir Ensemble dénoncent cette stratégie qui exploite l’effet de halo, conduisant les consommateurs à percevoir ces produits comme plus sains qu’ils ne le sont réellement. Des études de l’Inserm associent certains additifs, comme l’émulsifiant E471, à des risques accrus de maladies cardiovasculaires et de cancers. Yuka et Que Choisir Ensemble demandent le retrait de ces mentions trompeuses et appellent à des règles européennes plus strictes, notamment à l’interdiction de ces allégations sur les produits ultra-transformés et ceux classés D ou E au Nutri-Score. Elles réclament également une enquête nationale de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour évaluer l’ampleur de cette pratique.
lefigaro.fr, 03/11/2026 ; strategies.fr, 03/11/2026 ; Le Parisien, 03/11/2026 ; huffingtonpost.fr, 03/11/2026 ; 20minutes.fr, 03/11/2026, doctissimo.fr, 03/11/2026
L’insensibilité congénitale à la douleur, une maladie rare sans traitement curatif
Selon Le Figaro Santé, l’insensibilité congénitale à la douleur (ICD) est une maladie rare, touchant quelques dizaines de Français, principalement causée par des mutations génétiques, souvent exacerbées par la consanguinité. D’après le Dr Didier Bouhassira, neurologue à l’hôpital Ambroise-Paré et directeur de recherche à l’Inserm, « l’insensibilité congénitale à la douleur peut être isolée ou associée à une anhidrose, à des troubles intellectuels ou à l’incapacité de ressentir également le froid, le chaud et les pressions ». Le diagnostic de l’ICD est souvent précoce, parfois posé dans le cadre d’une suspicion de maltraitance, et est confirmé par des tests de sensibilité, génétiques et des biopsies cutanées. En l’absence de traitement curatif, des mesures de prévention et de surveillance sont essentielles pour éviter les blessures, comme la sécurisation du domicile et l’éducation des parents et enfants à reconnaître les signes de blessure sans douleur. Bien que la thérapie génique soit une option théorique, la recherche est limitée en raison de la rareté des cas et de la diversité des formes de la maladie, mais elle a permis de mieux comprendre la mécanique de la douleur.
sante.lefigaro.fr – 04/11/2026
En bref
Le Monde Hors-Série se penche sur la crise démographique en France, marquée par une chute inédite de la natalité. Malgré sa réputation de pays à forte fécondité, la France voit aujourd’hui le nombre de naissances diminuer fortement, avec un solde naturel négatif depuis 2025. Ce phénomène s’explique par plusieurs facteurs, notamment les évolutions familiales, les inquiétudes climatiques et géopolitiques, ainsi que les freins économiques. Le président Emmanuel Macron a lancé un plan pour enrayer cette tendance, mais la relance de la natalité reste complexe.
Le Monde Hors-Série, 04/11/2026
Le Progrès informe que l’Inserm, en collaboration avec d’autres institutions, a mené un essai clinique prometteur sur un implant rétinien nommé PRIMA, destiné à contrer la DMLA sèche, une forme fréquente de dégénérescence maculaire liée à l’âge. Cette maladie, survenant après 60 ans, détruit la macula, affectant la vision centrale. Le dispositif, testé sur 38 patients, a amélioré la vision de 81% d’entre eux, leur permettant de lire à nouveau. PRIMA utilise une micropuce pour stimuler les cellules rétiniennes restantes. Depuis juillet 2026, il est commercialisé en Europe.
Le Progrès, 04/11/2026