À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Lien entre « jetlag alimentaire » et risque de maladies cardiovasculaires chez les hommes
Le Monde, France Inter, RMC, Ici Paris Ile-de-France, Franceinfo et Sud Ouest reviennent sur une étude concernant le « jet-lag alimentaire » et ses effets sur la santé cardiovasculaire. Menée par l’Inrae, l’Inserm et plusieurs universités parisiennes, cette étude révèle que les hommes qui ont des horaires de repas irréguliers entre la semaine et le week-end présentent un risque accru de maladies cardiovasculaires et coronariennes. Bernard Srour, directeur de recherche à l’Inrae, explique qu’ « en semaine, on ne vit pas forcément à notre rythme biologique naturel, mais à celui que nous imposent la société ou nos activités professionnelles », ce qui peut désynchroniser nos horloges biologiques. L’étude, s’appuyant sur des données de plus de 100 000 participants de la cohorte NutriNet-Santé, indique que chaque heure de décalage alimentaire accroît de 21% le risque de maladies coronariennes chez les hommes. En revanche, les femmes ne semblent pas affectées de la même manière, ce qui pourrait être dû à des différences physiologiques et à la répartition genrée des rôles sociaux. Bernard Srour souligne également que « la régularité des rythmes alimentaires entre les jours de semaine et le week-end paraît tout aussi importante » que l’heure des repas. Les chercheurs suggèrent d’intégrer la notion de décalage alimentaire dans les critères de pénibilité des métiers, notamment pour ceux travaillant de nuit.
lemonde.fr – 01/09/2026 ; France Inter – 02/09/2026 ; RMC – 02/09/2026 ; Ici Paris Ile-de-France – 02/09/2026 ; Franceinfo – 01/09/2026 ; sudouest.fr – 01/09/2026
Lire le communiqué de presse du 1er septembre.
Écrans : limiter mais pas interdire
Ici Paris Île-de-France organise un débat sur l’usage des écrans, dans le contexte de la rentrée scolaire et de la nouvelle interdiction des portables au lycée. Le média fait intervenir Bruno Falissard, pédopsychiatre, directeur du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations à l’Inserm. Tout en reconnaissant l’existence d’une « économie de l’attention » et d’un capitalisme visant à capter notre temps, il exprime son point de vue personnel : il pense qu’il faut « limiter mais pas interdire ». Pour lui, le principal problème des écrans est ce qu’il nomme « le déplacement », c’est-à-dire que le temps passé dessus empiète sur des besoins fondamentaux. Il explique : « Ça vous prend du temps sur l’activité physique, sur le sommeil et là il y a un problème d’obésité, de déficit d’attention, etc. ». Face à cela, il livre une astuce concrète aux parents pour discuter avec leurs adolescents : « Plutôt que d’interdire, dites-leur, ok, on va discuter, mais moi je voudrais que tu bouges et que tu dormes. Et après on discute des réseaux sociaux. » Enfin, Bruno Falissard développe l’idée de « l’écologie des écrans » : il invite les parents à réfléchir aussi à leur propre usage et à décider de règles communes en famille, car le problème de l’addiction aux écrans, comme la télévision à table, est ancien.
Ici Paris Ile-de-France, 01/09/2026 ; Ici Paris Ile-de-France, 01/09/2026
En bref
Le Figaro note que les récents progrès scientifiques dans le déchiffrement des papyrus brûlés d’Herculanum suscitent l’espoir de retrouver des récits perdus du cycle troyen, dont l’Iliade et l’Odyssée sont les piliers. Le projet Vesuvius Challenge lancé en 2023 utilise l’imagerie 3D et l’intelligence artificielle pour lire ces rouleaux sans les ouvrir, révélant potentiellement des textes inédits. Emmanuel Brun, directeur de recherche en imagerie à l’Inserm, souligne que « c’est une technique extrêmement prometteuse ».
Le Figaro, 02/09/2026
France Culture présente les travaux d’Eloi Chazelas, chercheur à l’Inserm, sur les nuisances sonores, publiés dans The Lancet Public Health et réalisés à partir des données de la cohorte Elfe. L’étude révèle des liens entre exposition au bruit et santé mentale infantile. Eloi Chazelas explique : « On a montré qu’une exposition persistante au bruit routier à plus de 60 décibels tout au long de l’enfant, donc dès deux mois jusqu’aux cinq ans et demi, était associée à davantage de symptômes internalisés, qui comprennent les symptômes émotionnels et les problèmes relationnels avec les autres enfants. »
France Culture, 01/09/2026