Insertion professionnelle : vers une meilleure inclusion des personnes autistes
Le Monde explore les difficultés d’insertion professionnelle des jeunes adultes autistes, dans un contexte où le taux de chômage des personnes autistes atteindrait près de 80%. Face à ces obstacles, diverses initiatives cherchent à favoriser leur inclusion et à transformer la neurodiversité en atout pour les entreprises. Le média relate notamment le parcours d’une étudiante autiste, contrainte de s’adapter en permanence à son environnement social et professionnel. Le diagnostic, souvent tardif, permet toutefois une meilleure compréhension des besoins spécifiques, comme la nécessité de moments d’isolement ou de consignes très précises. Pour répondre à ces enjeux, un guide d’aide au recrutement des personnes neuroatypiques a été publié au printemps 2026, afin de limiter les biais de sélection. Soutenu par la délégation interministérielle à la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement, il propose 80 bonnes pratiques aux employeurs. Des initiatives comme la société Autypik, fondée par Mara Staub, participent également à sensibiliser les entreprises et à adapter les processus de recrutement. Selon l’Inserm, environ 700 000 personnes vivent avec un trouble du spectre de l’autisme en France, dont 100 000 sont âgées de moins de 20 ans. Le Monde souligne l’importance de créer des environnements professionnels inclusifs et adaptés, susceptibles d’améliorer les performances des entreprises en valorisant les compétences spécifiques des personnes autistes.
Lemonde.fr, 09/06/2026
Cancer du sein : détecter les rechutes plus tôt
Le Figaro rapporte une étude qui explore la possibilité de traiter les rechutes du cancer du sein en se basant sur l’analyse de l’ADN tumoral circulant avant l’apparition de symptômes visibles. Cette étude, sponsorisée par AstraZeneca, a été présentée lors du congrès annuel de la Société américaine d’oncologie clinique (Asco). Le concept est de détecter précocement la résistance au traitement chez des patientes atteintes de cancer du sein hormonodépendant avancé ou métastatique, et d’adapter le traitement en conséquence. L’étude Serena-6 a montré que l’utilisation du camizestrant, une nouvelle hormonothérapie, peut retarder la progression du cancer de 7,6 mois. Cependant, si l’Agence européenne du médicament a approuvé le camizestrant, la Food and Drug Administration (FDA) américaine reste réticente, jugeant les preuves insuffisantes. Cette divergence d’opinions divise les experts sur la pertinence d’intervenir avant la progression visible du cancer.
Le Figaro, 08/06/2026
En bref
Pourquoi Docteur met en avant une avancée majeure dans la compréhension du diabète de type 2, issue de travaux de chercheurs français, dont l’Inserm. Ceux-ci montrent que le vieillissement du pancréas est un processus finement régulé par des mécanismes épigénétiques, et non un déclin aléatoire. Publiée dans Nature Communications, l’étude révèle que le diabète perturbe ce mécanisme, entraînant un dérèglement des cellules productrices d’insuline. L’Inserm évoque la mise au point d’un score épigénétique, basé sur un test sanguin, afin d’identifier plus précocement les personnes à risque, en soulignant l’importance de la prévention par un mode de vie sain.
pourquoidocteur.fr, 08/06/2026
Lire le communiqué de presse : https://presse.inserm.fr/des-scientifiques-decouvrent-le-code-secret-du-vieillissement-du-pancreas/72953/
Les Echos reviennent sur la journée nationale de la bioproduction de biomédicaments qui s’est tenue à Besançon le 4 juin 2026. Organisée par l’EFS de Bourgogne-Franche-Comté et l’écosystème Biovaliance, cette rencontre a rassemblé près de 90 participants au bâtiment Bio Innovation. Ce dernier, qui abrite des équipes de l’Inserm et d’autres institutions, vise à favoriser l’innovation en bioproduction. Hubert Méchain, directeur national de la bioproduction à l’EFS, affirme que « Besançon a cette singularité de ne pas seulement développer des traitements, mais aussi les outils qui permettent de les produire ».
Lesechos.fr, 08/06/2026
Dans une interview accordée à Ouest France, Michel Samson, directeur de l’Institut de recherche en santé, environnement et travail (Irset) à Rennes, explique l’importance de l’exposome pour comprendre l’impact des polluants sur la santé humaine. L’exposome analyse l’ensemble des expositions environnementales subies par un individu tout au long de sa vie. Michel Samson souligne l’importance de cette approche pour étudier l’« effet cocktail » des polluants, où des molécules inoffensives seules peuvent devenir toxiques en combinaison. L’Irset, avec ses 26 chercheurs de l’Inserm, explore ces interactions complexes pour améliorer la santé publique.
Ouest-france.fr, 08/06/2026