Thérapie génique, une injection contre le cancer – le génome des microbes au service de nouveaux médicaments – tests de microbiote intestinal – conditions de travail précaires des livreurs de plateformes – fièvre hémorragique de Crimée-Congo

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Thérapie génique CRISPR : une injection contre le cancer

Le Point rapporte une avancée majeure en thérapie génique, développée par le généticien français Justin Eyquem et la Prix Nobel américaine Jennifer Doudna. Leur méthode permet de transformer les globules blancs en « missiles à tête chercheuse » contre le cancer grâce à une simple injection, révolutionnant ainsi le traitement des cancers. Cette technique utilise des ciseaux moléculaires CRISPR pour modifier les lymphocytes T directement dans le corps du patient, évitant les processus complexes et coûteux des méthodes précédentes. Les essais sur des animaux ont montré des résultats prometteurs, avec des rémissions complètes obtenues après une seule injection. Justin Eyquem et Jennier Doudna ont fondé une start-up, Azalea, pour poursuivre cette recherche, qui pourrait également s’étendre à des maladies auto-immunes.

Le Point, 02/04/2026 

Le génome des microbes au service de nouveaux médicaments

L’Usine Nouvelle informe que Generare, une start-up issue de l’Inserm, exploite le génome des micro-organismes pour découvrir de nouvelles molécules thérapeutiques. La start-up se distingue en utilisant une approche de séquençage génomique pour identifier des séquences d’ADN ou d’ARN capables de produire des petites molécules, un processus qui a été rendu plus accessible grâce à la démocratisation du séquençage génomique. Guillaume Vandenesch, co-fondateur de Generare, explique que « cette diversité a fait le succès de l’industrie pharma au XXème siècle », soulignant l’importance des molécules naturelles dans le développement de médicaments. Generare a déjà identifié 200 nouvelles molécules et vise à en découvrir 2 000 d’ici 2027, avec l’intention de collaborer avec des laboratoires pharmaceutiques. La start-up a levé 20 millions d’euros pour renforcer sa bibliothèque de molécules et doubler ses effectifs, tout en restant optimiste quant à l’intégration de l’IA pour accélérer ses recherches.

www​.usinenouvelle​.com, 02/04/2026

En bref

RTL aborde le sujet des tests de microbiote intestinal, souvent présentés comme essentiels pour évaluer notre santé. Ces tests, qui coûtent entre 150 et 300 euros, sont facilement accessibles en ligne. Cependant, Benoît Chassaing, chercheur spécialiste du microbiote à l’Inserm et à l’Institut Pasteur, les considère comme inutiles : « À l’heure actuelle, on est absolument incapable de pouvoir utiliser ces tests ». Selon lui, ils ne permettent pas de déterminer la santé du microbiote ni de conseiller un régime alimentaire spécifique.

RTL, 03/04/2026

Dans un article collectif publié par Slate et Ouest France, Marwân-al-Qays Bousmah, chargé de recherche à l’Institut national d’études démographiques (INED) et chercheur associé au Centre population et développement, Ceped (université Paris-Cité, université Sorbonne-Paris-Nord, IRD, Inserm) avec d’autres chercheurs, exposent les conditions de travail précaires des livreurs de plateformes. Une étude, menée par l’IRD et l’INED auprès de plus de 1 000 livreurs de plateformes, révèle que ces travailleurs travaillent en moyenne 63 heures par semaine pour un revenu bien inférieur au seuil de pauvreté. Le projet Santé-Course, financé par l’Agence nationale de la recherche, l’Inserm, et d’autres institutions, vise à documenter leurs conditions de travail et de santé.

www​.slate​.fr, 02/04/2026 ; www​.ouest​-france​.fr, 02/04/2026

Le Progrès rapporte que des scientifiques du Centre international de recherche en infectiologie (CNRS/ENS de Lyon/Inserm/Lyon 1 Université) et du Centre de recherche en cancérologie de Lyon (Centre de lutte contre le cancer Léon Bérard/CNRS/Inserm/Lyon 1 Université) ont identifié un mécanisme clé de propagation du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, maladie à fort potentiel épidémique, mortelle dans 30% des cas. Le virus détourne les mécanismes hépatiques liés au transport des lipides pour assembler et diffuser de nouvelles particules virales. Cette découverte ouvre la voie au repositionnement de médicaments ciblant ce métabolisme. En France, une vigilance s’impose, le virus ayant été détecté sur des tiques Hyalomma dans le sud, en progression vers le nord.

Le Progrès, 03/04/2026