Surmortalité liée à la canicule de juin – dépression postpartum – impact des polluants environnementaux sur le développement intellectuel – effets positifs du Beyfortus -vieillissement cutané : altération du collagène

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Bilan de la canicule de juin : 5 764 décès enregistrés

Le Monde et Le Nouvel Obs abordent la surmortalité liée à la canicule de juin. Le Monde met l’accent sur les chiffres et l’analyse scientifique, soulignant que la surmortalité de 5 764 décès, bien que moindre qu’en 2003, marque un cap « franchi » selon les chercheurs. Le journal insiste sur la gestion de crise améliorée et les progrès réalisés dans les établissements de santé, tout en soulignant l’importance de l’exposition à la chaleur dans les logements. Le Nouvel Obs se concentre sur l’impact humain et social de la canicule, décrivant des histoires poignantes de victimes de tous âges. Le média souligne que personne n’est à l’abri, et met en lumière les inégalités sociales exacerbées par la chaleur, notamment en termes de conditions de logement. Basile Chaix, directeur de recherche à l’Inserm, spécialisé dans le changement climatique et la santé, met en garde contre l’ampleur croissante des décès dus à la canicule. « Face à la chaleur, la première des politiques sanitaires est de s’attaquer à la question du logement, qui est le problème numéro un. Si rien n’est fait, ce qui est anormal aujourd’hui – 5 000 morts lors d’une seule canicule – deviendra l’habituel demain. », a-t-il souligné.

Le Monde, 23/07/2026 ; Nouvelobs.com, 23/07/2026

Dépression postpartum : état des lieux

Dans une interview accordée à France Culture, Maria Melchior, épidémiologiste et directrice de recherche à l’Inserm, et Fanny Jacq, psychiatre spécialisée en périnatalité pour la plateforme de consultation Qare, abordent la dépression postpartum, un trouble touchant 16% des mères et 10% des pères en France. Maria Melchior explique que ce trouble, courant mais souvent sous-diagnostiqué, l’est en raison de l’injonction au bonheur et du manque de sensibilisation. Elle souligne que la dépression postpartum est une période de « fragilité particulière » et que les symptômes incluent tristesse, perte d’intérêt et fatigue. Les facteurs de risque incluent des antécédents de dépression, un accouchement difficile et un manque de soutien social. Maria Melchior insiste sur l’importance d’un dépistage précoce et d’une prise en charge adaptée, soulignant que seulement 40 à 50% des dépressions sont diagnostiquées et que seule la moitié des femmes concernées est prise en charge. L’entretien post-natal précoce, utile mais jugé insuffisant, ne permet pas à lui seul de répondre à ce problème de santé publique majeur.

France Culture, 23/07/2026 ; France Culture, 23/07/2026

En bref

France Inter relaie, dans son émission « Le 6/9 de l’été du week-end », une découverte de chercheurs de l’AP-HP, de l’Inserm et de l’Université Paris Cité concernant le Beyfortus, un anticorps administré aux nourrissons pour prévenir les formes graves de bronchiolite. L’étude montre que ce traitement réduit également de plus d’un tiers le risque de formes sévères d’infections, notamment des méningites et des septicémies, dans les six mois suivant son administration. Cette avancée ouvre une piste complémentaire à la vaccination contre le pneumocoque, notamment face à certaines souches résistantes.

France Inter, 24/07/2026

Science & Vie explore l’impact des polluants environnementaux sur le développement intellectuel, soulignant qu’une exposition chronique peut affecter discrètement les performances cognitives de populations entières. L’expertise collective de l’Inserm évoque une « présomption forte » d’un lien entre l’exposition prénatale à certains insecticides et une altération des capacités cognitives. Claire Philippat, Cécile Chevrier et Fiona Francis, chercheuses à l’Inserm, soulignent les défis méthodologiques associés à ces études. Xavier Coumoul, directeur de recherche à l’Inserm, résume : « Nous vivons dans un exposome chimique extrêmement complexe. »

Science & Vie, 24/07/2026

Pourquoi Docteur présente une étude menée par des chercheurs de l’Université d’Hiroshima, publiée dans la revue ACS Nano, qui révèle un signe précoce d’altération du collagène cutané, détectable avant qu’il ne soit visible par des techniques d’imagerie classiques. Ali Haider, premier auteur de l’étude, explique que les méthodes conventionnelles ne montrent pas les changements subtils d’organisation du collagène, comparables à un livre dont les mots sont réarrangés. Selon l’Inserm, 28 types de collagène existent dans diverses parties du corps.

pourquoidocteur.fr, 23/07/2026