Sommeil et lumière nocturne – Pollution de l’air et inégalités scolaires – Eclairer les mécanismes d’apprentissage des langues – Traitement de l’obésité – Système de santé français

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Sommeil dans le noir : Pourquoi la moindre lumière nocturne menace le cœur ?

Le Figaro met en lumière les dangers potentiels de l’exposition à la lumière nocturne artificielle sur la santé cardiovasculaire. Selon une étude publiée dans l’European Heart Journal, l’exposition à une faible intensité lumineuse, comme celle d’une veilleuse ou de volets ouverts, peut entraîner des modifications de la structure cardiaque. Claude Gronfier, chronobiologiste au Centre de recherches en neurosciences de Lyon (Inserm), souligne que « même une très faible exposition à la lumière nocturne artificielle nuit à la santé ». Les chercheurs ont analysé les données de plus de 11 000 adultes et ont constaté que ceux exposés à la lumière nocturne présentaient un risque accru d’insuffisance cardiaque, d’infarctus et d’AVC. Bart Staels, directeur de recherche de l’Unité U1011 (Inserm, Institut Pasteur de Lille, CHU de Lille, université de Lile), indique que la perturbation du rythme circadien, due à cette exposition, pourrait expliquer ces altérations cardiaques. Bien que l’étude soit observationnelle, elle renforce les preuves des effets nocifs de la lumière nocturne sur la santé.

Le Figaro, 15/09/2026

Lire le dossier : « Chronobiologie : les 24 heures chrono de l’organisme »

La pollution de l’air accentue les inégalités scolaires

Le Monde expose les conclusions d’une étude liant pollution de l’air et inégalités scolaires, publiée le 15 septembre 2026 par le Laboratoire sur les inégalités mondiales. Cette étude met en lumière que la pollution peut expliquer jusqu’à 25% de l’écart de réussite au baccalauréat entre élèves défavorisés et favorisés. Les travaux des chercheurs Simon Briole et Camille Salesse, qui s’appuient sur les données de 5 millions d’élèves, démontrent que les pics de particules fines affectent significativement les performances des élèves issus de milieux défavorisés lors des examens, en raison d’une plus grande vulnérabilité et d’une moindre « résilience cognitive ».

lemonde.fr, 15/09/2026

En bref

Dans une interview accordée à Ici Rhône-Alpes, Anne Kösem, chercheuse en neuroimagerie à l’Inserm, explique son projet de recherche qui vise à comprendre comment le cerveau traite le langage en fonction de la langue entendue. Elle analyse l’activité cérébrale de volontaires en leur faisant écouter des textes dans leur langue maternelle et dans une langue étrangère, afin de déterminer si certaines régions du cerveau réagissent différemment. Les résultats de cette étude pourraient éclairer les mécanismes d’apprentissage des langues et aider à comprendre des troubles comme la dyslexie.

Ici Rhône-Alpes14/09/2026

Le Parisien rapporte que, depuis trois mois, les médicaments Wegovy et Mounjaro, utilisés dans le traitement de l’obésité, sont remboursés par l’Assurance maladie en France. Cette mesure était très attendue par les patients souffrant d’obésité sévère, mais l’accès à des spécialistes pour obtenir une prescription reste complexe. Le remboursement est conditionné à une prescription par un médecin spécialisé, ce qui entraîne une forte demande et des délais d’attente importants pour obtenir un rendez-vous. De nombreux médecins sont débordés par les demandes et soulignent l’importance de cibler les patients qui en ont réellement besoin.

Le Parisien, 15/09/2026

Dans une interview accordée au Figaro, Franck Chauvin, ancien président du Haut Conseil de la santé publique et membre de l’Académie de médecine, critique le système de santé français, affirmant qu’il est davantage axé sur les soins que sur la prévention. Selon lui, « la France confond santé et soins », ce qui se traduit notamment par une progression plus rapide de l’espérance de vie après 65 ans que celle de l’ensemble de la population, tandis que l’espérance de vie en bonne santé stagne. Il appelle à un changement systémique pour mieux répondre aux besoins de la population et limiter les inégalités sociales.

Le Figaro, 15/06/2026