À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Outre-mer : une santé sexuelle encore fragile
L’AFP, Libération, Le Quotidien du Médecin et Franceinfo reviennent sur une enquête de l’Inserm publiée le 14 avril 2026, qui examine la santé sexuelle dans les départements d’outre-mer (DROM). Cette étude, menée sur 10 259 personnes en Guyane, Guadeloupe, Martinique et La Réunion, révèle des difficultés persistantes d’accès à la contraception, avec un quart à un tiers des femmes n’y ayant pas recours, comparé aux 9% en France métropolitaine. La couverture vaccinale contre le HPV est également faible, plafonnant à 27,9% pour les femmes et 18,9% pour les hommes, bien en deçà de l’objectif national de 80%. Les violences sexuelles sont une autre préoccupation majeure, avec des taux de déclaration allant de 22,7% à 28,7% chez les femmes, atteignant plus d’un tiers chez les jeunes de 18 à 29 ans. Enfin, l’étude souligne l’évolution des pratiques sexuelles, notamment une plus grande acceptation de la diversité sexuelle chez les jeunes femmes, bien que l’acceptation sociale de l’homosexualité reste faible par rapport à la métropole.
AFP, 14/04/2026 ; www.liberation.fr, 14/04/2026 ; www.lequotidiendumedecin.fr, 14/04/2026 ; la1ere.franceinfo.fr,14/04/2026
Lire le dossier de presse du 14 avril.
Des essais cliniques contre une leucémie rare
Les Échos s’intéressent à Carla Biotherapeutics, une biotech issue de recherches menées à l’Inserm, à l’Établissement français du sang (EFS) et à l’Université Marie et Louis Pasteur. La start-up cherche à lever des fonds pour lancer une évaluation clinique de sa thérapie ciblant une leucémie rare, la leucémie dérivée des cellules dendritiques plasmacytoïdes (LpDC). Cette maladie touche principalement des personnes de plus de 65 ans, avec une survie médiane inférieure à un an. Carla Biotherapeutics souhaite lever 500 000 euros via Wiseed pour financer la phase 1 de sa thérapie cellulaire, qui repose sur la reprogrammation de lymphocytes T pour combattre les cellules cancéreuses. Maxime Fredon, directeur scientifique, souligne : « Parce qu’il s’agit d’un enjeu national, nous avons choisi d’ouvrir l’investissement au grand public ». Les essais cliniques débuteront en 2027 à Besançon. En cas de succès, Carla Biotherapeutics vise des accords de licence avec des laboratoires pharmaceutiques, et l’élargissement potentiel de son traitement à d’autres pathologies.
Les Échos, 14/04/2026
En bref
Dans une interview accordée à RFI, Didier Bouhassira, neurologue spécialiste de la douleur et directeur de recherche à l’Inserm, discute de l’effet placebo, un phénomène encore « un peu mystérieux » mais reconnu pour son efficacité, notamment sur la douleur et la fatigue. Didier Bouhassira explique que l’effet placebo met en jeu des systèmes de contrôle de la douleur présents dans notre cerveau, activés par la simple attente d’un soulagement. Il souligne l’importance de l’effet placebo dans les traitements. « On s’en sert bien entendu, on est content de l’avoir, c’est un allié pour nous. », a‑t-il précisé.
RFI, 15/04/2026 ; RFI, 14/04/2026 ; RFI, 14/04/2026
France Inter organise un débat sur les tests ADN à visée généalogique, souvent réalisés par des Français malgré leur interdiction. Parmi les invitées, Catherine Bourgain, chargée de recherche en génétique humaine et statistique à l’Inserm, souligne que ces tests sont interdits en raison de la sensibilité des données génétiques, qui concernent non seulement l’individu mais aussi sa famille. Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) propose de légaliser ces tests, tout en appelant à un encadrement strict afin d’éviter les dérives commerciales.
France Inter, 14/04/2026 ; France Inter, 14/04/2026
Le Monde Science & Médecine rapporte que, dans un avis commun publié le 7 avril 2026, le Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) et son équivalent pour le numérique (CCNEN) jugent indispensable un encadrement strict des neurotechnologies afin de protéger les données neurales, qui touchent à l’identité même des personnes. Ils proposent notamment d’interdire les dispositifs invasifs (puces, implants) hors cadre médical, d’en proscrire l’usage chez les mineurs et de classer les appareils de neurostimulation comme dispositifs médicaux pour en encadrer la vente. Plus coercitif que les recommandations internationales, cet avis vise à nourrir la révision de la loi de bioéthique à l’horizon 2028.
Le Monde Science & Médecine, 15/04/2026