À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Santé : où vit-on le mieux en France ?
Le Figaro Santé a analysé 988 communes françaises pour déterminer où l’on vit le mieux en termes de santé, en utilisant 41 indicateurs tels que la pollution, l’accès aux soins et l’espérance de vie. Basile Chaix, directeur de recherche à l’Inserm et à l’Institut Pierre Louis d’épidémiologie et de santé publique, explique que « le niveau socio-économique d’un territoire et son degré d’urbanité influencent de nombreux aspects comme l’accès aux soins, la pollution ou le bruit ». Les villes de l’ouest et du sud, notamment celles en périphérie des grandes métropoles, ressortent favorisées grâce à un accès aux soins optimal et une exposition réduite aux nuisances. Bayonne, par exemple, se distingue par un climat favorable à la dispersion des polluants et une densité élevée de professionnels de santé. Les villes moins bien classées, situées principalement au nord, souffrent de pollution industrielle et de conditions socio-économiques défavorables.
Sante.lefigaro.fr, 09/07/2026
La mortalité périnatale et infantile augmente en France
Le Monde présente des données alarmantes sur l’augmentation de la mortalité périnatale et infantile en France, basées sur des statistiques de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) et de Santé publique France. Le 7 juillet 2026, la Drees a révélé que le taux de mortalité périnatale a atteint 11,2 pour 1 000 naissances, marquant une hausse significative depuis 2021 (+0,4 point entre 2023 et 2024). En 2024, 7 398 enfants sont nés sans vie ou sont morts dans les sept premiers jours de vie, avec 82% de ces décès liés à la mortinatalité. Le gouvernement a réagi en lançant une mission sur la périnatalité, avec des recommandations publiées le 7 juillet. Un moratoire de trois ans sur les fermetures de maternités a été adopté en première lecture en mai 2025, sauf pour celles présentant un danger pour les patients. De plus, un « registre des naissances et des décès » a été mis en place en mars 2025 pour mieux comprendre ce phénomène. Les données montrent également une hausse de la mortalité infantile, atteignant 4,08 décès pour 1 000 en 2024, contre 3,49 pour 1 000 dix ans plus tôt, plaçant la France au 21e rang sur 27 dans l’Union européenne, alors qu’elle était troisième en 2012. Les affections d’origine périnatale sont responsables de près de 50% des décès, tandis que près de 10% des cas restent sans explication, une tendance en augmentation depuis 2020.
Le Monde, 09/07/2026
En bref
Le Moniteur des Pharmacies rapporte les premiers résultats du projet Confisep-Heat, présentés lors d’une conférence de l’Inserm consacrée aux effets du changement climatique sur la santé. Selon cette étude, une exposition à des températures moyennes de 30°C ou plus est associée à une augmentation d’environ 40% du risque de poussée chez les patients atteints de sclérose en plaques. Les fortes chaleurs provoquent un stress thermique susceptible d’aggraver les symptômes et de favoriser le développement progressif de lésions neurologiques. Le risque est particulièrement élevé en milieu urbain, où les îlots de chaleur renforcent l’exposition, soulignant la nécessité d’adapter les stratégies de prévention au réchauffement climatique.
lemoniteurdespharmacies.fr, 09/07/2026
Ici annonce que l’Inserm, en collaboration avec l’Université de Strasbourg et les Hôpitaux Universitaires, cherche une centaine de femmes enceintes à Strasbourg pour évaluer « l’Ordonnance verte ». Ce dispositif vise à réduire l’exposition aux perturbateurs endocriniens. Claire Philippat, chercheuse à l’Inserm et l’Université de Grenoble, précise que « la population générale est exposée dans la vie de tous les jours à un certain nombre de produits chimiques et que parmi eux, il y a des perturbateurs endocriniens suspectés ou avérés, et qui -par ce biais- peuvent affecter la santé ». L’étude, impliquant 300 participantes, mesurera l’impact des paniers bio et des cours de sensibilisation pour potentiellement étendre cette initiative à l’échelle nationale.
Ici.fr, 09/07/2026
Les Échos s’intéressent aux Hospices civils de Lyon, qui ont obtenu l’autorisation de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour produire des phages, des virus capables de détruire certaines bactéries, notamment des staphylocoques dorés souvent résistants aux antibiotiques. Leur objectif est de créer une filière publique et souveraine en France de phagothérapie. Cette initiative vise à répondre à l’antibiorésistance croissante, avec des essais cliniques prévus et une éventuelle production à grande échelle qui nécessiterait un investissement de 5 à 10 millions d’euros.
Les Échos, 09/07/2026