À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Santé mentale : utilisation croissante de l’intelligence artificielle
Libération met en lumière l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle (IA) par les jeunes Américains pour des conseils en santé mentale. En effet, 13,1% des 12 – 21 ans et 22,2% des 18 – 21 ans y ont recours, d’après une étude américaine publiée en novembre 2025 et mise en avant par l’association Positive Minders, lors des journées mondiales de la schizophrénie. Le média examine l’impact de cette tendance sur le traitement de la schizophrénie, une maladie touchant 0,7 à 1% de la population française, soit environ 600 000 personnes, selon l’Inserm. La schizophrénie, difficile à diagnostiquer, est souvent mal perçue par ceux qui en souffrent, ce qui complique la consultation. L’IA, disponible 24/7, comble un vide entre les consultations médicales, mais soulève des questions sur la déshumanisation des soins. Le Dr Olivier Bonnot souligne que, bien que l’IA offre des conseils utiles, elle ne remplace pas l’expertise médicale nécessaire pour un diagnostic précis et un traitement adapté.
www.liberation.fr, 08/05/2026
Intégration des méthodes scientifiques dans l’éducation nationale française
Les Échos explorent l’intégration de la culture de la preuve scientifique dans l’éducation nationale française, un mouvement inspiré par la recherche médicale. Ce processus, intitulé « éducation fondée sur des données probantes », implique des méthodes rigoureuses pour évaluer les pratiques pédagogiques. Coralie Chevallier, chercheuse en sciences cognitives à l’ENS-PSL, directrice de recherche à l’Inserm, souligne l’importance de mener des recherches comparables à celles du primaire et du secondaire, mais appliquées à l’enseignement supérieur. Le programme Innovations, données et expérimentations en éducation (IDEE), lancé en 2021, joue un rôle crucial en France. Il vise à produire un bien public pour que la recherche expérimentale en éducation puisse se développer avec plus de moyens, plus de qualité et de meilleures infrastructures. Ce programme est financé par le Programme d’investissements d’avenir (PIA) et soutenu par l’Agence nationale de la recherche jusqu’en 2029. Un partenariat avec la DEPP, la direction statistique du ministère de l’Éducation nationale, a permis de créer une plateforme sécurisée pour l’accès aux données. IDEE collabore également avec NeuroSpin pour utiliser des casques EEG dans l’analyse des environnements de classe.
lesechos.fr, 08/05/2026
En bref
Dans une interview accordée à France Inter, Alexandra Rebsam, chercheuse Inserm à l’Institut de la Vision, Olivier Marre, chercheur à l’Institut de la Vision et Charles Fréger, photographe, discutent de la complexité de la vision humaine. Alexandra Rebsam explique son intérêt pour le développement de l’œil et l’impact des défauts de pigmentation sur la rétine. Olivier Marre se concentre sur la manière dont la rétine analyse les images, tandis que Charles Fréger partage sa perspective artistique sur la vision.
France Inter, 09/05/2026 ; France Inter, 09/05/2026
Franceinfo met en lumière une étude de l’École des mines de Saint-Étienne, démontrant la toxicité des poudres énergisantes lorsqu’elles sont inhalées. « Notre étude toxicologique a vraiment permis d’identifier un effet toxique lié à l’usage nasal de ces poudres énergisantes », explique Jérémie Pourchez, directeur de recherche au laboratoire Inserm de l’École des mines de Saint-Étienne, en raison de la destruction de cellules nasales et de phénomènes inflammatoires. Bien que ces produits aient été interdits temporairement, ils sont à nouveau disponibles en ligne. Jérémie Pourchez souligne le danger persistant et appelle à leur interdiction totale.
franceinfo, 08/05/2026
Le Parisien souligne le retour en popularité des écouteurs filaires, notamment chez les jeunes, malgré la tendance récente des modèles sans fil. Ce regain d’intérêt est motivé par des préoccupations concernant les ondes Bluetooth, un coût moins élevé et divers aspects pratiques (pas de batterie à recharger, moins de risques de perte), bien que les nœuds restent un inconvénient majeur. Julien Modolo, du laboratoire « traitement du signal et de l’image » de l’Inserm, précise que « la puissance des sans-fils est très limitée, encadrée par la réglementation, et n’a pas d’impact thermique sur le cerveau ».
www.leparisien.fr, 08/05/2026