Risque limité de propagation du virus Ebola en Europe – mesure de la surmortalité liée aux canicules – santé mentale – un premier virus créé par IA – arbitrage entre explorer une nouveauté et exploiter une option sûre – le VIH reprogramme les cellules immunitaires pour faciliter son entrée dans le noyau

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Le risque de propagation du virus Ebola en Europe reste limité

Le Parisien rapporte qu’un médecin humanitaire français, de retour de République démocratique du Congo le 23 juin 2026, a été hospitalisé en France après avoir contracté le virus Ebola. Bien que ce cas suscite des inquiétudes, les autorités sanitaires et les scientifiques se veulent rassurants. Vittoria Colizza, directrice de recherches à l’Inserm, explique que « la France était l’un des pays européens les plus exposés car il est le deuxième, derrière l’Italie, ayant le trafic aérien le plus soutenu avec les zones touchées en Afrique ». Elle précise toutefois que « ce qui changerait vraiment la donne pour l’Europe, c’est s’il y avait une amplification dans les zones urbaines ». Le ministère de la Santé a engagé des mesures de traçage afin d’identifier les personnes ayant été en contact avec le médecin, notamment les passagers du vol concerné, qui devront s’isoler par précaution. La charge virale du patient étant jugée faible, le risque de transmission est considéré comme limité. Les experts rappellent également que le virus Ebola se transmet par contact avec des fluides corporels, contrairement au Covid-19. Le virus Bundibugyo, à l’origine de l’épidémie en RDC, ne dispose à ce jour ni de vaccin ni de traitement spécifique.

Le Parisien, 25/06/2026

Canicules : comment la France mesure la surmortalité

La Croix expose la méthode statistique française pour mesurer la surmortalité liée aux canicules, une approche née du choc de l’été 2003. Après les 15 000 décès de la canicule de 2003, le ministère de la Santé a chargé l’Inserm d’un rapport pour « mesurer l’ampleur de cette surmortalité et de repenser les systèmes de surveillance sanitaire ». Ce travail a fondé le système actuel. Aujourd’hui, Santé publique France assure cette surveillance du 1er juin au 15 septembre 2026. Ses données montrent que sur les étés 2016-2025, 11 700 décès sont attribuables aux canicules. La méthode ne se base pas sur les certificats de décès mentionnant des « coups de chaleur » ou une « déshydratation », jugés insuffisants. Elle compare la mortalité observée à la mortalité attendue sans chaleur extrême. Les épidémiologistes de Santé publique France ont établi que « chaque année, la chaleur représente de 1 à 4% de la mortalité estivale et de 7 à 12% de la mortalité pendant les canicules », des chiffres stables depuis 2017.

la-croix.com, 24/06/2026

En bref

Dans une interview accordée au magazine Pour la Science, Maria Melchior, épidémiologiste et directrice de recherche à l’Inserm, souligne que « la santé mentale représente un champ très large » et qu’en France, « une personne sur cinq aura un trouble mental à un moment donné de sa vie ». Elle explique que l’épidémiologie, sa discipline, étudie les facteurs de risque et de protection des troubles mentaux en suivant de grandes cohortes de population sur le long terme. Maria Melchior insiste sur le fait que « la santé mentale est multifactorielle », influencée par des facteurs génétiques, environnementaux et sociaux, et met en avant l’importance de la prévention et de l’accès aux soins pour améliorer la situation.

Pour la Science, 07/2026

France Culture présente une étude sur le dilemme du restaurant de Feynman, un arbitrage entre explorer une nouveauté et exploiter une option sûre. Le média a interrogé Stefano Palminteri, directeur de recherche Inserm, sur le sujet. Son analyse éclaire cet enjeu : « C’est la question de l’arbitrage entre l’exploitation de la connaissance, c’est-à-dire rester sur les choses sûres, sur ce qu’on connaît, ou l’exploration de nouvelles solutions. » Une étude parue dans PNAS confirme que les humains approchent la solution optimale par intuition, obtenant 90% des points possibles sans calcul.

France Culture, 25/06/2026

Science & Vie présente le premier virus créé par intelligence artificielle : Evo-® 36. Ce virus, conçu par une équipe de l’université Stanford, est le résultat de millions de combinaisons d’ADN générées par un modèle d’IA. Baptiste Gaborieau, médecin à l’AP-HP et chercheur à l’Inserm, souligne que ces organismes « sont très étudiés dans la recherche de nouveaux traitements antibactériens ». De son côté, Ariel Lindner, spécialiste de biologie synthétique à l’Inserm, avertit que « si le taux de succès des prédictions du modèle baisse avec la complexité, il faudra tester bien davantage de configurations, entre 10 et 50 fois plus que pour les familles de phages actuellement utilisées en phagothérapie ».

Science & Vie, 07/2026

Le Monde Science & Médecine rapporte une étude publiée dans Nature le 6 mai 2026 révélant que le VIH reprogramme les cellules immunitaires pour faciliter son entrée dans le noyau. Ce processus passe par une cascade de signaux déclenchée par le contact entre cellules infectées et cellules cibles, activant la protéine CDK1, indépendamment de la division cellulaire. Francesca Di Nunzio, responsable de l’unité de virologie moléculaire avancée à l’Institut Pasteur à Paris, souligne que cette découverte modifie la compréhension du VIH, montrant que sa capside traverse directement, intacte ou quasi intacte, le pore nucléaire.

Le Monde Science & Médecine, 24/06/2026