À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Mémoire humaine : entre apprentissage, émotions et prévention du déclin
Le Figaro Santé consacre un dossier à la mémoire, explorant les moyens de la préserver et de la renforcer face au déclin naturel lié à l’âge ou à des maladies comme Alzheimer. Le neuropsychologue Francis Eustache (EPHE, Inserm, université de Caen-Normandie) souligne l’importance de la mémoire dans l’interaction quotidienne avec l’environnement et explique que « tous les systèmes de mémoire collaborent » pour former des souvenirs. Mickaël Laisney (EPHE, Inserm, université de Caen-Normandie) recommande de « faire preuve de curiosité et multiplier les apprentissages tout au long de la vie pour se constituer une bonne réserve cognitive ». Il insiste sur le fait que « la mémoire n’est pas un muscle ». En 2016, l’Inserm a mené des enquêtes auprès de 1 700 étudiants en médecine, révélant qu’un tiers d’entre eux avaient déjà consommé des psychostimulants pour mieux tenir. Francis Eustache explique aussi que les émotions influencent fortement la mémoire, notant que « plus il y a d’émotion, plus la mémoire est forte et le souvenir robuste ». Il met en garde contre l’impact des émotions intenses, qui peuvent entraîner des amnésies dissociatives. Le média souligne l’importance de préserver un environnement émotionnel positif pour favoriser une mémoire résiliente et une identité stable.
Le Figaro Santé, 05 – 07/2026 (4)
Nouvelle étude sur l’évolution génétique des Européens
Le Monde Science & Médecine présente une étude génétique majeure dirigée par David Reich, généticien à l’université Harvard, publiée dans la revue Nature, qui analyse 15 836 génomes anciens, dont certains remontent à 18 000 ans. Cette recherche révèle que la sélection naturelle a joué un rôle plus actif qu’on ne le pensait dans l’évolution des traits génétiques des Européens et des populations du Proche-Orient. L’étude a identifié 479 allèles soumis à une forte sélection, influençant des caractéristiques telles que la couleur de la peau, la calvitie et la résistance à certaines maladies. Elle souligne également l’importance de la sélection fluctuante et des caractères polygéniques, tout en appelant à la prudence dans l’interprétation des scores polygéniques liés à des traits complexes comme l’intelligence. Elle montre aussi que certains variants génétiques ont changé d’effet au fil du temps, devenant tantôt avantageux, tantôt défavorables selon les contextes sanitaires.
Le Monde Science & Médecine, 22/04/2026
En bref
Dans une interview accordée à France Inter, Isabella Annesi-Maesano, ancienne directrice de recherche à l’Inserm, a expliqué que les allergies respiratoires ont triplé en 30 ans en raison d’un environnement devenu « plus toxique » et que la pollution atmosphérique est un facteur clé dans l’augmentation des allergies. Elle a souligné que « le changement climatique » contribue également à la prolifération des pollens, aggravant les symptômes allergiques. Enfin, elle a indiqué que des progrès ont été réalisés dans le traitement des allergies, notamment avec des « médicaments biologiques » qui ciblent le système immunitaire, mais a précisé que les vaccins contre les allergies sont encore en phase de recherche.
France Inter, 21/04/2026 ; France Inter, 21/04/2026
Santé Magazine relaie une étude de l’Université de Lund (Suède) mettant en évidence un lien entre infertilité masculine et risque accru de certains cancers. Selon l’Inserm, un couple français sur huit est touché par l’infertilité, définie comme l’absence de grossesse après douze mois de rapports non protégé. Basée sur les données de plus de 1,1 million d’hommes, l’étude indique que les personnes concernées présentent un risque plus élevé de cancers colorectal et thyroïdien, particulièrement chez celles ayant eu recours à l’ICSI, par rapport aux pères ayant conçu naturellement.
www.santemagazine.fr, 21/04/2026
Selon Nord Eclair, une étude internationale publiée dans Nature en 2025 a révélé que certaines maladies mentales partagent des gènes communs, suggérant un lien biologique entre des pathologies distinctes. Philip Gorwood, psychiatre et chercheur à l’Inserm, explique qu’« il y a quelques dizaines de milliers de gènes communs à l’ensemble de la maladie mentale », citant le gène DRD2D comme exemple. Cette découverte pourrait transformer la classification des troubles psychiatriques et ouvrir la voie à des traitements plus efficaces en identifiant cinq grands groupes génétiques.
Nord Eclair, 22/04/2026