À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Les « cobayes volontaires » des réseaux sociaux inquiètent les experts
Le Monde (L’Époque) explore la tendance préoccupante des « cobayes volontaires » sur les réseaux sociaux, où certains individus acceptent de soumettre leur corps à des expériences extrêmes pour le divertissement public. Par exemple, en testant des peptides controversés et des défis alimentaires dangereux. Ces pratiques, popularisées par des influenceurs, s’inspirent notamment des mouvements du biohacking et du quantified self. L’Inserm, dans un article auquel a contribué le chirurgien plasticien de l’hôpital Saint-Louis David Boccara, met en garde contre les dangers potentiels de ces substances. David Boccara souligne : « Ces vidéos ignorent systématiquement un principe fondamental : l’absence de preuve de risque n’est pas une garantie de sécurité, c’est simplement un manque de données. » Les peptides, souvent achetés sur le marché gris [non con-
trôlé, sans être illégal], comportent des risques sanitaires non négligeables, notamment un possible développement de tumeurs. Le sociologue et économiste Guillaume Vallet décrit ce phénomène comme une forme d’exploitation du corps dans une ère de « capitalisme des vulnérabilités ». Ces vidéos de cobayes volontaires soulèvent des questions importantes de sécurité, de responsabilité et d’encadrement des créateurs de contenu.
Le Monde (L’Époque), 08/06/2026
IA : un nouvel appui pour les parents et un défi pour la relation médicale
Libération explore l’usage croissant de l’intelligence artificielle (IA) par les parents comme outil d’aide dans leurs tâches quotidiennes et éducatives. Des parents utilisent ChatGPT pour gagner du temps et obtenir des réponses rapides à des questions complexes, notamment pour gérer la fatigue mentale ou apaiser leurs enfants. Les spécialistes soulignent toutefois les limites de cet usage. Laelia Benoit, pédopsychiatre et chercheuse à l’Inserm et au Yale Child Study Center, note ainsi qu’« on peut poser absolument n’importe quelle question et obtenir immédiatement une réponse synthétique », tout en alertant sur le risque d’accumuler des solutions superficielles sans réflexion de fond. Elle met également en garde contre les effets de « technoférence » et les enjeux liés à la confidentialité des données. De son côté, Ouest-France se penche sur l’impact de l’IA sur la pratique médicale. Des médecins reçoivent de plus en plus de patients qui se sont informés en ligne ou via une IA avant de consulter. Si cette tendance peut générer des incompréhensions, les praticiens s’efforcent de les accompagner avec pédagogie, en corrigeant les informations erronées et en favorisant le dialogue. L’implication accrue des patients dans leur suivi apparaît globalement positive, malgré les défis persistants en matière de confiance et de gestion des informations en ligne.
Libération, 06/06/2026 ; Ouest France, 07/06/2026
En bref
Selon Le Parisien, de nombreux jeunes adultes, notamment des vingtenaires, se dopent à la testostérone et autres substances pour améliorer leurs performances sportives, créant un marché lucratif de produits illégaux. Selon un rapport de l’Inserm, la consommation de ces substances pourrait atteindre jusqu’à 39% dans le milieu amateur de certains pays européens, bien que les données précises manquent pour la France. Ces pratiques, encouragées par des influenceurs et facilitées par des achats en ligne, suscitent l’inquiétude des experts en santé publique et des professionnels du sport.
Le Parisien, 08/06/2026
France 3 Régions informe sur une avancée scientifique majeure réalisée par l’Institut EGID à Lille. Le 7 juin 2026, des chercheurs de l’Institut, dont font partie l’Université de Lille, l’Inserm, le CNRS et l’Institut Pasteur de Lille, ont découvert le « code secret » du vieillissement du pancréas après six ans de recherche. Philippe Froguel, responsable scientifique de PreciDIAB, explique que cette étude épigénétique révèle que le vieillissement et le diabète affectent différemment le pancréas. Un test inédit, basé sur l’épigénétique, a été développé pour mesurer l’âge biologique du pancréas.
france3-regions.franceinfo.fr, 07/06/2026
Lire le communiqué de presse du 4 juin.
Le Monde rapporte que des chercheurs, dirigés par Dieter Egli de Columbia University, explorent une technique d’édition génomique sur des embryons humains, visant à corriger des mutations génétiques. Cependant, ces travaux soulèvent des questions éthiques, notamment sur l’eugénisme. Hervé Chneiweiss, président du comité d’éthique de l’Inserm, souligne qu’« en faisant miroiter la possibilité de modifier plusieurs gènes simultanément, ces résultats flattent l’hubris de certains milliardaires transhumanistes. Mais on ne connaît rien de l’interaction de ces gènes, entre eux comme avec l’environnement. »
lemonde.fr, 05/06/2026