Perturbateurs endocriniens : impact des produits cosmétiques – conséquences des écrans sur le développement linguistique – dangers des plastiques – résultats prometteurs contre le cancer du pancréas – « fast-food » : des menus trop caloriques

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Perturbateurs endocriniens : une étude montre l’impact des produits cosmétiques

Plusieurs médias, dont l’AFP, Europe 1, Libération et Franceinfo, ont rapporté les résultats d’une étude publiée le 7 avril 2026 dans la revue Environment International portant sur l’impact de la réduction de l’utilisation de cosmétiques sur la présence de polluants chimiques dans l’organisme. Cette étude menée par des chercheurs de l’Inserm, l’Université Grenoble Alpes et du CNRS montre qu’en réduisant l’usage de cosmétiques, notamment les shampoings, savons et produits de maquillage, la concentration de perturbateurs endocriniens, comme le bisphénol A (BPA), dans les urines diminue rapidement. Une centaine d’étudiantes âgées de 18 à 30 ans ont participé à l’expérience, en réduisant l’utilisation de produits cosmétiques pendant cinq jours et en utilisant des alternatives sans phénols synthétiques, parabènes, phtalates ni éthers de glycol. Les résultats montrent une diminution de 22% du phtalate de monoéthyle et de 39% du bisphénol A. « Lorsque l’on agit sur cette source, on arrive à diminuer de façon nette les expositions », explique à l’AFP Claire Philippat, chercheuse à l’Inserm et coautrice de l’étude. « Mais on ne peut pas s’appuyer seulement sur le changement de comportement individuel pour modifier ces expositions. Cela implique que la réglementation doit être renforcée vis-à-vis des substances chimiques dans les produits de soins et cosmétiques », poursuit-elle. Rémy Slama, également impliqué dans ces travaux, précise que cette réduction « pourrait prévenir environ 4% des cas d’asthme chez les enfants exposés in utero ». Ces résultats paraissent alors que le Parlement européen doit se prononcer fin avril sur une évolution de la réglementation des cosmétiques.

AFP, 22/04/2026, Europe1, 23/04/2026, Libération, 23/04/2026, www​.parismatch​.com, 22/04/2026, www​.rtl​.fr, 22/04/2026,Franceinfo, 22/04/2026, France Inter, 22/04/2026, www​.huffingtonpost​.fr, 22/04/2026, www​.femmeactuelle​.fr, 22/04/2026, Le Dauphiné Libéré, 23/04/2026, Le Télégramme, 23/04/2026, Ici Paris Ile-de-France, 22/04/2026

Lire le communiqué de presse du 22 avril.

Retards de langage chez les enfants : rôle des écrans

Le Monde explore les retards de langage chez les enfants à l’ère numérique. Le 24 avril 2026, un colloque à Lyon réunit divers experts pour discuter de l’impact des écrans sur le développement linguistique. Selon Sarah Hadjadj, neuropédiatre au CHU de Rennes, la prévalence des troubles du langage est estimée entre 5% et 10% chez les enfants de 0 à 6 ans, bien que des données récentes fassent défaut. Un dispositif de dépistage en maternelle, initié en 2021 par la Caisse nationale de l’Assurance maladie, révèle que 25% des enfants présentent des troubles du langage. Cependant, ces chiffres proviennent d’un échantillon limité de 30 000 enfants. Maryse Bonnefoy, médecin à la PMI, souligne que l’enquête menée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l’Institut national d’études démographiques (Ined) reste pertinente. Elle montre que les écarts de langage sont liés aux inégalités sociales et au niveau d’éducation des parents. Les recommandations officielles préconisent une exposition limitée aux écrans avant l’âge de 3 ans.

lemonde​.fr, 23/04/2026

En bref

Dans une interview accordée à France 5, Xavier Coumoul, directeur de recherche Inserm, explique les dangers des plastiques omniprésents dans le quotidien. Il souligne que « la manipulation de ces plastiques peut conduire à la fragmentation » en microplastiques, susceptibles d’affecter la santé. Les perturbateurs endocriniens présents dans le plastique sont liés à des maladies telles que l’infertilité, le diabète et le cancer. Xavier Coumoul recommande de réduire l’usage du plastique, notamment en préférant des matériaux comme le verre ou l’inox pour éviter la dégradation et l’exposition accrue.

France 5, 22/04/2026

Le Progrès annonce que des scientifiques lyonnais affiliés au CNRS, Centre Léon-Bérard, Inserm, et Université Lyon 1 ont développé un anticorps, NP137, qui montre des résultats prometteurs contre le cancer du pancréas. Cet anticorps, testé en combinaison avec la chimiothérapie, a permis une prolongation de la survie de plus de cinq mois chez des patients initialement non opérables, avec 40% d’entre eux devenant opérables après l’essai. Ces résultats encourageants laissent espérer une application plus large de cette thérapie à d’autres cancers, bien que des financements supplémentaires soient nécessaires pour poursuivre les recherches.

Le Progrès, 23/04/2026

Selon 60 Millions de Consommateurs, les fast-foods, qui séduisent particulièrement les jeunes, proposent des menus de plus en plus caloriques, ce qui pose un problème de santé publique alors qu’un quart des 18 – 24 ans sont en surpoids en France. Mélanie Deschasaux, chercheuse en nutrition à l’Inserm, souligne que « manger des plats riches en gras et en sucre prive du reste, en particulier des fruits et légumes, très peu présents dans les menus des fast-foods ». De plus, elle alerte sur les risques liés aux nombreux additifs présents dans ces plats, associés à des maladies comme le diabète et les cancers, et appelle à « mesurer sa consommation ».

60 Millions de Consommateurs, 05/2026