À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
La France face à une nouvelle canicule
L’AFP et Le Monde annoncent que la France se prépare à un nouvel épisode caniculaire ce week-end, alors que le pays vient de traverser une vague de chaleur exceptionnelle. Basile Chaix, directeur de recherche à l’Inserm, estime que les canicules provoquent « entre 1 000 et 7 000 morts par an », et cette année, « on sera plus proche de 7 000 que du millier ». Le Monde, à travers son podcast « Chaleur humaine », souligne l’importance de se préparer collectivement à ces événements climatiques en organisant des retours d’expérience et en mettant en place des réseaux de solidarité. Laelia Benoit, pédopsychiatre et chercheuse à l’université Yale, aux États-Unis et à l’Inserm, participe à ces discussions pour aborder l’impact psychologique des canicules. Les infrastructures françaises, déjà éprouvées, risquent d’être mises à mal par cette nouvelle vague de chaleur, et le gouvernement s’inquiète du nombre élevé de décès à domicile. Les experts soulignent l’importance de réduire les émissions de gaz à effet de serre pour limiter l’impact futur des canicules.
AFP (2), 30/06/2026 ; www.lemonde.fr, 30/06/2026
Quand les inégalités sociales façonnent le cerveau
Le Figaro Santé explore comment certains facteurs sociaux, tels que la précarité, les violences et l’isolement, influencent la structure et le fonctionnement du cerveau, augmentant la vulnérabilité aux maladies psychiatriques. En analysant 114 études sur plus de 10 900 participants, il est démontré que ces expériences peuvent modifier des régions cérébrales clés, notamment celles impliquées dans la gestion du stress et des émotions. Le Pr Jean-Luc Martinot, pédopsychiatre et directeur de recherche Inserm à l’Ecole normale supérieure Paris-Saclay, souligne l’importance de lier épidémiologie sociale et neurosciences : « Qu’il y ait des associations entre les déterminants sociaux et les maladies mentales est connu depuis longtemps. L’intérêt majeur de cette revue est de souligner le rapprochement entre épidémiologie sociale et neurosciences. » Les traumatismes précoces sont associés à des modifications cérébrales, telles que l’amincissement cortical et des anomalies neurochimiques. Des recherches longitudinales, comme l’étude IMAGEN, publiée dans European Psychiatry en janvier, renforcent ces observations, montrant que les altérations cérébrales persistent au fil du temps et augmentent le risque de symptômes anxieux et dépressifs. Cependant, ces facteurs sociaux n’impliquent pas un destin scellé, car l’interaction avec les prédispositions individuelles et les facteurs protecteurs jouent un rôle crucial.
sante.lefigaro.fr, 30/06/2026
En bref
Libération met en lumière la quête de reconnaissance et de traitement des patientes atteintes de lipœdème, une pathologie touchant une femme sur dix selon l’OMS. Ce trouble chronique, caractérisé par une accumulation anormale de graisse, est mal diagnostiqué et peu remboursé en France. Le parcours médical est semé d’embûches, avec des diagnostics tardifs et des traitements coûteux. L’Inserm prévoit une étude dirigée par l’Institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires à Toulouse pour explorer les mécanismes biologiques du lipœdème.
Libération, 30/06/2026
La Tribune rapporte que Toulouse s’est dotée du supercalculateur Kairos pour renforcer sa recherche académique et industrielle. Nicolas Renon, directeur technique du CALMIP, précise que Kairos atteint 5 millions de milliards de calculs par seconde. Claire Barancourt, adjointe au délégué régional de l’Inserm Occitanie Pyrénées, note l’importance de cette puissance pour la recherche médicale. « À l’Inserm, nous observons une croissance exponentielle des volumes de données depuis cinq années. A titre d’exemple, le dernier séquenceur partagé avec le centre de recherche en cancer de l’Oncopole permet d’atteindre 6 tera octets et 20 milliards de lectures en deux jours, ce qui demande des besoins colossaux de puissance de calcul », affirme-t-elle.
www.latribune.fr, 30/06/2026
Top Santé présente une étude publiée fin 2025 dans la revue Nature Communications, selon laquelle l’indole-3-carbinol, une molécule présente en grande quantité dans le chou et d’autres crucifères, pourrait améliorer l’efficacité des immunothérapies anti-PD1 contre certains cancers. Élodie Segura, directrice de recherche Inserm à l’Institut Curie et auteure principale de l’étude, explique que cette molécule « permet l’expression de gènes indispensables à la réactivation » des cellules immunitaires. Menés chez la souris, les travaux montrent une nette amélioration de la réponse au traitement et confortent l’idée qu’une alimentation riche en légumes crucifères pourrait favoriser l’efficacité de l’immunothérapie, sous réserve de nouvelles études chez l’humain.
Top Santé, 08/2026
Reprise du communiqué de presse du 2 décembre 2025.
Les Échos s’intéressent au laboratoire d’Oncopharmacologie du Centre de recherche en cancérologie de Lyon qui a développé un procédé d’impression 3D de tumeurs, appelé Lung3DPrint, pour améliorer les essais cliniques des traitements contre le cancer. Le professeur Michaël Duruisseaux succédera en janvier au professeur Charles Dumontet à la tête de ce laboratoire, sous la cotutelle de l’Inserm, du CNRS, du Centre Léon Bérard et de l’université Lyon-1. Des financements sont désormais recherchés afin de poursuivre le développement du procédé, encore à environ deux ans d’une possible commercialisation.
www.lesechos.fr, 30/06/2026