Loi d’urgence agricole : réintroduction de pesticides interdits – le cycle menstruel, facteur clé de la performance sportive des femmes – sonobiopsie – cortisol – évolution des pratiques contraceptives des françaises – alimentation anti-inflammatoire

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

La loi d’urgence agricole relance le débat sur la réintroduction de pesticides interdits

France 24 et bfmtv.com abordent la réintroduction potentielle en France des pesticides acétamipride et flupyradifurone, interdits en France auparavant. Le 21 juillet 2026, l’Assemblée nationale a adopté une loi d’urgence agricole, qui prévoit de confier à l’Anses la possibilité d’autoriser, sous conditions et à titre dérogatoire, l’utilisation de ces pesticides pour certaines cultures comme la betterave, la pomme, la cerise et la noisette. Cette décision est controversée en raison des risques environnementaux et sanitaires associés à ces substances. Sylvie Bortoli, ingénieure de recherche en toxicologie mécanistique à l’Inserm, précise que « les humains ont le même type de récepteurs (neurologiques), on s’attend donc aux mêmes effets ». Laurence Huc, toxicologue à l’Inrae et travaillant également pour l’Inserm, souligne que l’acétamipride est un neurotoxique et que le flupyradifurone est persistant dans les eaux souterraines. Malgré les inquiétudes, certains agriculteurs soutiennent cette réintroduction pour compenser les pertes de rendement.

France 24, 21/07/2026 ; France 24, 21/07/2026 ; www.bfmtv.com, 21/07/2026

Le cycle menstruel, un facteur clé de la performance sportive des femmes

Libération met en lumière l’importance d’adapter la pratique sportive au cycle menstruel des femmes, soulignant que même si elles sont souvent ignorées, les variations hormonales peuvent influencer les performances sportives. Historiquement, les règles ont été négligées dans le sport, y compris au niveau professionnel, malgré quelques études menées dans les années 1990. Toutefois, ces dernières années, le sujet a gagné en visibilité. Des initiatives, comme le projet 1252 de l’ancienne nageuse Hanae Ito et l’association Sport-SF, à l’occasion des Jeux olympiques de Paris 2024, visent à aider les athlètes à mieux gérer leur cycle menstruel. Comprendre son cycle peut ainsi améliorer les performances sportives. Juliana Antero, chercheuse en sport et santé des femmes à l’Insep, explique que les variations hormonales influencent l’effort et la récupération. Esther Behiri, infirmière et coach sportive spécialisée dans l’accompagnement des femmes, adapte les séances en fonction de l’état des participantes, remplaçant parfois le renforcement musculaire par du stretching ou de la marche afin d’éviter le surentraînement. Par ailleurs, une étude de l’Inserm publiée en 2021 indique que le syndrome prémenstruel touche 20 à 40% des femmes, avec un impact sur leurs performances.

liberation.fr, 21/07/2026

En bref

The Conversation explore la sonobiopsie, une technique innovante qui utilise les ultrasons pour améliorer le diagnostic médical sans intervention chirurgicale. Traditionnellement, la biopsie est essentielle mais invasive. La sonobiopsie, combinant ultrasons et biopsie liquide, pourrait révolutionner le diagnostic en libérant des biomarqueurs dans le sang. Jean-Michel Escoffre, chargé de recherche à l’Inserm, étudie cette approche prometteuse, financée par l’Inserm et d’autres organismes.

Theconversation.com, 21/07/2026

L’Est Républicain informe que le cortisol, une hormone produite par les glandes surrénales, joue un rôle important dans la régulation de diverses fonctions corporelles, mais sa réputation d’hormone du stress est souvent exagérée sur les réseaux sociaux. Les experts, dont les chercheurs de l’Inserm Éric Tartour et Michel Cogné, soulignent qu’il n’existe aucune preuve scientifique justifiant la régulation du cortisol chez les individus en bonne santé. De plus, ils avertissent que les compléments alimentaires censés réguler le cortisol peuvent être dangereux et ne sont pas soutenus par des preuves scientifiques solides.

estrepublicain.fr, 22/07/2026

Ici relaie une étude de Santé publique France publiée le 26 mai 2026, montrant l’évolution des pratiques contraceptives des femmes françaises. Pour la première fois en près de 60 ans, le stérilet devient la méthode contraceptive la plus utilisée chez les femmes de 18 à 49 ans, avec 27,9% d’utilisatrices contre 26,6% pour la pilule. Cette évolution s’explique notamment par une méfiance accrue envers les hormones et les craintes liées aux effets secondaires de la pilule. Caroline Moreau, chercheuse à l’Inserm et co-autrice de l’étude, souligne que « pendant très longtemps, les gynécologues avaient du mal à prescrire des stérilets à des femmes qui n’avaient pas eu d’enfant. Aujourd’hui ce n’est plus le cas du tout ».

ici.fr, 21/07/2026

La Provence aborde les bénéfices d’une alimentation anti-inflammatoire, qui vise à réduire l’inflammation chronique de bas grade, une condition liée à de nombreuses maladies selon l’Inserm, British Journal of Nutrition et l’OMS. Ce type d’alimentation privilégie les aliments peu transformés, riches en fibres et micronutriments, des graisses de bonne qualité, et stabilise la glycémie. Inspirée du régime méditerranéen, elle se distingue par une approche globale, favorisant des produits bruts et variés, et non par des règles strictes. Adopter cette alimentation implique un changement progressif des habitudes alimentaires.

Laprovence.com, 21/07/2026