Le bruit routier affecte la santé mentale des enfants – des organoïdes cérébraux pourraient aider à étudier Alzheimer – une mutation rare du gène FNIP1 réduit de 60% le risque de maladies cardio-vasculaires – rapport des jeunes Français avec la drogue – trouble alimentaire lié au sommeil – avancées de la photopharmacologie

Ces boutons servent à modifier la taille des textes /

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Le bruit routier affecte la santé mentale des enfants

France Inter rapporte une étude de l’Inserm qui met en lumière les effets du bruit sur la santé mentale des enfants, une première en France à cette échelle. L’étude a suivi près de 8 000 enfants de la cohorte ELF, de l’âge de 2 mois à 10 ans, en analysant l’impact du bruit routier autour de leurs domiciles. Les résultats montrent qu’une exposition persistante à un bruit supérieur à 60 décibels, notamment entre 2 mois et 5 ans et demi, est associée à une augmentation des symptômes d’anxiété et d’autres difficultés émotionnelles. Les chercheurs soulignent que le bruit active de manière répétée la sécrétion de cortisol, une hormone du stress, ce qui pourrait affecter la régulation émotionnelle des enfants sur le long terme. L’étude souligne l’importance de surveiller particulièrement certaines périodes de la vie des enfants, car même des expositions précoces peuvent avoir des effets durables.

France Inter, 25/08/2026; sudouest.fr, 25/08/2026

Lire le communiqué de presse du 25 août.

Des organoïdes cérébraux pourraient aider à étudier Alzheimer

Le Monde rapporte une avancée majeure dans la recherche en neurosciences grâce à une étude publiée dans Nature le 20 août. Des chercheurs, dirigés par Paola Arlotta, de l’Université Harvard et du Massachusetts Institute of Technology, ont réussi à cultiver des organoïdes cérébraux pendant plus de cinq ans. Ces organoïdes, de petits amas de cellules nerveuses cultivés in vitro, ne dépassent généralement pas quelques mois de longévité. Cette avancée permet aux cellules nerveuses de se différencier pleinement, offrant un profil d’activité similaire à celui des cellules humaines du même âge. Vincent El Ghouzzi, directeur de recherche au CNRS à Neurodiderot, une unité mixte de recherche de l’Inserm et de l’Université Paris Cité, estime que cette étude est « techniquement très élégante » et pourrait faire date. Il ajoute : « Je ne pensais pas qu’on pourrait aller aussi loin dans la durée de développement de ces échantillons. » L’étude révèle que les cellules des organoïdes conservent une « mémoire du temps passé in vitro », suggérant un développement guidé par une horloge interne. Cette découverte pourrait permettre d’étudier des neuropathologies plus tardives, comme la maladie d’Alzheimer. Toutefois, les chercheurs insistent sur le fait que ces organoïdes ne sont pas des « minicerveaux », mais des outils permettant de comprendre les pathologies et de proposer des pistes thérapeutiques.

Le Monde, 25/08/2026

En bref

Le Monde met en lumière une étude internationale, publiée dans la revue Nature le 5 août, qui a analysé le génome d’un million d’individus pour découvrir une mutation rare du gène FNIP1, réduisant de 60% le risque de maladies cardio-vasculaires. Présente chez une personne sur 7 000, cette mutation favorise une répartition saine des graisses et une meilleure réponse à l’insuline. Nabila Bouatia-Naji, directrice de recherche Inserm au Paris Centre de recherche cardio-vasculaire (Parcc), qualifie l’approche de « très efficace pour trouver des gènes impliqués dans l’équilibre métabolique ».

lemonde.fr, 26/08/2026

France 24 organise un débat sur le rapport des jeunes Français avec la drogue. Parmi les intervenants, Marie Jauffret-Roustide, sociologue à l’Inserm, souligne que, selon les études de l’Inserm et de l’Observatoire français des drogues, la consommation de substances comme le cannabis, l’alcool et le tabac a diminué chez les jeunes au cours des dix dernières années. Cependant, une hausse notable est observée dans la consommation de nouvelles substances telles que le protoxyde d’azote et les drogues de synthèse.

France 24, 25/08/2026

Le Monde aborde le Sleep-Related Eating Disorder (SRED), un trouble alimentaire lié au sommeil où les personnes mangent de manière inconsciente pendant leur sommeil. Ce trouble, souvent confondu avec la boulimie nocturne, peut être dangereux car les personnes peuvent consommer des objets non alimentaires ou provoquer des accidents domestiques. Armelle Rancillac, chercheuse Inserm au Collège de France, explique que « notre horloge circadienne est calibrée » pour que l’organisme soit actif le jour et au repos la nuit, soulignant que le manque de sommeil peut perturber l’équilibre hormonal et favoriser la prise alimentaire.

Le Monde, 25/08/2026

Le magazine Science & Vie explore les avancées de la photopharmacologie, où la lumière est utilisée pour activer des médicaments de manière ciblée. Alexandre Mourot, directeur de recherche à l’Inserm, travaille sur l’épibatidine comme piste pour traiter diverses dépendances, en l’activant dans le cerveau via la lumière. Selon Alexandre Mourot, « l’objectif aujourd’hui est de cibler d’autres maladies, ailleurs dans le corps. Mais pour cela, il faut que l’on parvienne à amener la lumière autrement que par l’œil ».

Science & Vie, 09/2026