L’ANSM interdit la vente en ligne d’un type de peptides – les citoyens au cœur de la recherche scientifique – un supercalculateur pour faciliter la médecine de précision en analysant les gènes – détection précoce d’Alzheimer – l’intelligence artificielle et les jumeaux numériques transforment les essais cliniques

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Peptides en ligne : l’ANSM met en garde

Le Télégramme, Libération, Le Figaro, Notre Temps et l’AFP rapportent que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a interdit la vente du peptide illicite « FastPen 40 mg » en France, en raison de ses allégations infondées sur les performances sportives et le vieillissement. L’ANSM a également ordonné à la société AZRL LTD de rappeler ce produit vendu sous forme de stylo injecteur, qui pourrait être confondu avec un médicament. Cette décision intervient à la suite d’une interdiction similaire en juillet, concernant d’autres produits de la même société. Les peptides, bien que utilisés dans des médicaments comme l’insuline, sont souvent promus en ligne pour des bienfaits non prouvés scientifiquement, comme l’amélioration de la mémoire. Une note de l’Inserm publiée début 2026 souligne que ces produits n’ont pas été évalués par les autorités de santé, leur composition est incertaine et ils peuvent être dangereux. « Pour la plupart des peptides, il n’y a pas d’études, et quand il y en a, elles s’arrêtent généralement à des tests sur les rongeurs », explique Armelle Rancillac, neuroscientifique à l’Inserm. L’Inserm avertit qu’aucun essai clinique de grande ampleur n’a confirmé les effets revendiqués de ces peptides, et certains présentent des risques réels pour la santé.

letelegramme.fr – 01/09/2026 ; liberation.fr – 31/08/2026 ; lefigaro.fr – 31/08/2026 ; notretemps.com – 31/08/2026 ; AFP – 31/08/2026

Les citoyens au cœur de la recherche scientifique

La Croix explore l’essor des sciences participatives, une démarche où des citoyens collaborent avec des chercheurs. Le journal présente les sciences participatives comme une collaboration ancienne entre chercheurs et non-chercheurs, démocratisée par Internet. Alexandra Villarroel-Parada, directrice du pôle sciences et recherches participatives du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), indique : « L’arrivée d’Internet a démocratisé ces pratiques, facilité la transmission de données et les liens avec les participants. » Un exemple concret est le programme Bugs Matter, lancé en 2004, qui a révélé « la diminution de près de 60% du nombre d’insectes volants au Royaume-Uni entre 2004 et 2021 ». Au-delà de l’environnement, le domaine de la santé est aussi concerné. La Croix met en lumière la participation de Joël Nis, 71 ans, dont l’épouse a la maladie d’Alzheimer. Il a répondu à la proposition de Clémence Lelaumier, neuropsychologue et doctorante à l’unité de recherche neuropsychologie et imagerie de la mémoire humaine de l’université de Caen – labellisée par l’Inserm et l’École pratique des hautes études -, dans le projet AN-Famille. Cette collaboration vise à créer un outil numérique pour le dialogue en Ehpad.

La Croix, 01/09/2026

En bref

Franceinfo informe sur l’installation d’un supercalculateur au Commissariat à l’énergie atomique, prévue pour fin 2027. Cette machine, connectant jusqu’à 50 000 ordinateurs, facilitera la médecine de précision en analysant les gènes. Didier Samuel, président de l’Inserm, précise : « Ce n’est pas tout d’avoir les données, il faut être capable de les analyser. » Il ajoute que ce processus est crucial pour avancer dans le diagnostic génétique. Pascal Tremblin, directeur de la Maison de la simulation au CEA, souligne sa capacité unique à traiter des données de santé.

franceinfo, 31/08/2026

Sud Ouest expose les résultats d’une recherche prometteuse sur la détection précoce d’Alzheimer. Des scientifiques de l’Inserm à l’Institut du cerveau ont étudié un lien possible entre des ondes cérébrales et la maladie. L’étude, publiée dans Alzheimer’s and Dementia, utilise les données de 300 patients de la Pitié-Salpêtrière. Un communiqué de l’Inserm du 27 août 2026 établit une nette corrélation : « Plus l’amplitude des ondes lentes était élevée, plus les participants présentaient une quantité importante de dépôts amyloïdes et/ou une neurodégénérescence. »

sudouest.fr, 31/08/2026

Le Monde examine comment l’intelligence artificielle (IA) et les jumeaux numériques transforment les essais cliniques. Face à la difficulté de recruter suffisamment de participants, des chercheurs explorent l’utilisation de cohortes numériques et de bras synthétiques pour renforcer la validité statistique des résultats. « L’idée est de rechercher comment, avec de la simulation et de la modélisation, on va pouvoir augmenter l’évidence apportée par des résultats cliniques. », souligne, la biomathématicienne Sarah Zohar, directrice de recherche à l’Inserm et à la tête de HeKA, une unité de recherche commune entre l’Inserm, l’Inria et l’université Paris Cité. Ces innovations visent à surmonter les limitations des essais traditionnels, mais nécessitent encore une validation réglementaire.

Lemonde.fr, 31/08/2026