À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
La respiration, un vecteur de communication
The Conversation s’intéresse au rôle de la respiration, au-delà de sa fonction biologique, dans la communication avec nous-mêmes, avec les autres et même avec les robots. Unique parmi les fonctions vitales, la respiration peut être contrôlée consciemment grâce à son lien avec le système nerveux central, permettant ainsi l’expression vocale et émotionnelle. Elle traduit notre état physiologique et émotionnel, influençant la communication interpersonnelle. Des recherches menées par le laboratoire de physiopathologie respiratoire de l’unité de recherche UMRS 1158 Inserm-Sorbonne Université montrent aussi que la respiration peut rendre les robots plus engageants. Un robot humanoïde programmé pour imiter la respiration est perçu comme plus vivant et intelligent, favorisant une interaction plus profonde avec les humains. Cette découverte ouvre une piste pour humaniser davantage les robots et les intelligences artificielles.
theconversation.com, 08/07/2026
Cerveau : des différences d’expression génétique entre hommes et femmes
Challenges rapporte qu’une étude de l’Institut américain de la santé mentale (NIMH) met en lumière des différences significatives dans l’expression des gènes entre les cerveaux des hommes et des femmes. Cette recherche, publiée dans Science, révèle que des milliers de gènes ne s’expriment pas de manière identique selon le sexe, ce qui pourrait expliquer pourquoi certaines maladies neurologiques ou psychiatriques affectent différemment les hommes et les femmes. Les chercheurs ont analysé l’expression génétique dans diverses régions cérébrales à partir de tissus post-mortem, identifiant plus de 3000 gènes avec des variations d’activité selon le sexe. Ces différences concernent principalement des gènes autosomiques, influencés par les hormones sexuelles. Les résultats de cette étude ouvrent la voie à une meilleure compréhension des disparités de risque entre sexes et à l’adaptation des traitements en fonction des caractéristiques biologiques.
Challenges, 09/07/2026
En bref
Dr. Good! explique comment le respect de nos rythmes biologiques (la chronobiologie) est fondamental pour la santé et comment le dérèglement des horloges internes expose à des maladies. Hélène Duez, directrice de recherche à l’Inserm, indique que le décalage des rythmes de vie a de lourdes conséquences. Annabelle Ballesta, chargée de recherche à l’Inserm, précise l’intérêt en cancérologie : « Une vingtaine d’essais cliniques ont conclu à une moindre toxicité des chimiothérapies lorsqu’elles sont administrées le matin. »
Dr. Good!, 09/07/2026
Le Dauphiné Libéré met en lumière le nouveau Centre de recherche en santé intégrée (Cresi), inauguré à La Tronche le 3 juillet 2026. Ce projet réunit les compétences de l’UGA, du CNRS, de l’Inserm ou du CHU pour inventer les solutions de santé de demain. Face aux défis sanitaires lents, chroniques et multifactoriels que décrit Yassine Lakhnech, président de l’UGA, Guillaume Lissy, président de la Métropole de Grenoble, voit le Cresi comme une nouvelle pierre de la filière santé grenobloise.
Le Dauphiné Libéré, 09/07/2026
Le magazine Dr. Good! met en garde contre les deepfakes médicaux, des vidéos manipulées par l’intelligence artificielle où des personnes usurpent l’identité de médecins ou de scientifiques connus, comme Michel Cymes, pour promouvoir des produits douteux. L’Inserm a soutenu le nutritionniste Serge Hercberg, victime de telles vidéos, pour faire retirer ces contenus de YouTube. Le média souligne l’urgence d’une éducation à l’esprit critique et d’une régulation afin de lutter contre cette désinformation croissante.
Dr. Good!, 07-08/2026
Le Quotidien du Médecin traite de l’Arfid (Avoidant Restrictive Food Intake Disorder), un trouble alimentaire caractérisé par « la restriction ou évitement de l’ingestion d’aliments ». La Dr Valérie Bertrand, gastropédiatre (Inserm U1073), souligne qu’« il n’y a pas de dysmorphophobie dans l’Arfid et c’est souvent grâce à cet élément que l’on pose le diagnostic ». Ce trouble, souvent confondu avec la néophobie alimentaire, est sous-diagnostiqué malgré une prévalence de 3% chez les enfants. L’Arfid présente des comorbidités psychiatriques et pourrait avoir des origines génétiques et neurodéveloppementales.
Le Quotidien du Médecin, 10/07/2026